La drôle de guerre

Le conseil municipal intervient …

Pendant l’hiver 39-40, les armes se sont tues : c’est la « drôle de guerre ». Et pourtant, le maréchal ferrant du village  est à nouveau mobilisé.

Le 7 février 1940, le conseil municipal de St Geyrac se  réunit sous la présidence du maire, M. Louis Plazanet. On peut consulter le compte-rendu manuscrit (l’original) après sa transcription.

Transcription  de la délibération:

M. le président a ouvert la séance et exposé ce qui suit :

M. Auzy Jean, maréchal ferrant, est appelé pour la deuxième fois depuis la mobilisation pour les besoins militaires. Le départ de ce dernier du 4 septembre 1939 ayant donné lieu de la part de la population agricole à de nombreuses réclamations concernant sa profession pour les besoins agricoles, le retour du mobilisé dans ses foyers du 30 septembre nous ayant évité de faire appel en faveur de l’agriculture.

Je crois qu’à l’heure actuelle il serait de notre devoir d’adresser aux autorités compétentes une réclamation tendant et demandant pour ce dernier une affectation spéciale.

Le conseil, considérant que le départ renouvelé de M. Auzy Jean, maréchal ferrant, est l’objet, pour la Commune de St Geyrac et ses immédiats, de sérieuses difficultés ; population essentiellement agricole, privée d’un ouvrier indispensable aux travaux agricoles tant du point de vue des travaux de forge et réparation de machines agricoles que des travaux de ferrure.

En outre, M. Auzy Jean remplit effectivement en dehors des travaux de maréchalerie les fonctions de secrétaire de mairie, charges de plus en plus lourdes par suite du repliement des réfugiés et des travaux  administratifs en temps de guerre.

Par ces motifs, le conseil, au nom de la commune de St Geyrac, demande à Monsieur le Préfet, à Monsieur le Directeur des Services Agricoles et à Monsieur le Commandant du Bureau des Recrutements de bien vouloir accorder à M. Auzy Jean une affectation spéciale en faveur de l’Agriculture et faire en sorte que son départ soit différé.

Nous croyons devoir ajouter que M. Auzy Jean a déjà fait une partie de la guerre 14-18 ; réformé par suite de guerre et reclassé service auxiliaire avec pension de guerre , il a droit s’il y a lieu à quelques considérations.

Ainsi fait et délibéré par les membres présents.

Compte-rendu manuscrit de ce conseil municipal du 7 février 1940 

Précisions sur Jean Auzy et résultat de l‘intervention du Conseil Municipal

M. Jean Auzy, né en 1898, de la classe 18, a été incorporé dans l’armée le 3 mai 1917. Réformé temporaire le 6 février 1920, il a été rappelé lors de la mobilisation générale le 1er septembre 1939. Renvoyé dans ses foyers le 29 septembre, il a été rappelé le 13 février 1940. La délibération du conseil municipal est du 7 février 1940.

A la suite de l’intervention de la municipalité, M. Auzy est classé affecté spécial au titre des services agricoles. Il est rayé de l’affectation spéciale par suite de la démobilisation le 6 juillet 1940.

M. Auzy a été secrétaire de mairie de la commune de St Geyrac  du 1er janvier 1926  au 12 juin 1966.

Nous conservons aujourd’hui sur la place de la salle des fêtes le « travail » dont se servait à l’époque André Auzy, frère de Jean Auzy.

Un travail à ferrer — ou simplement travail (au pluriel « travails ») — est un dispositif plus ou moins sophistiqué (autrefois fixé dans le sol, et de nos jours mobile) conçu pour maintenir et immobiliser de grands animaux (chevaux et bœufs), en particulier lors du ferrage.

1975, André Auzy et Sylvie, la fille de Josette Galinat

Généalogie

 » Je ne peux comprendre où je vais si je ne comprends pas où j’étais avant »

« Jeu blanc » de Richard Wagamese

Généalogie, kézako ?

Pourquoi une section « généalogie » au sein de l’association le CIS (Comité des internautes saintgeyracois) branchée sur le numérique et internet ?

Les archives de l’état civil d’avant 1900 sont dorénavant numérisées et accessibles par internet.

En outre, nous avons la chance, à Saint-Geyrac, d’avoir une historienne passionnée d’histoire et  d’informatique : Josette Galinat. Elle est membre du CIS et depuis très longtemps, elle met au clair la vie, l’histoire des  personnages qui ont marqué la commune, la vie quotidienne des saintgeyracois au fil du temps, l’itinéraire et la courte existence des jeunes du coin, morts au combat pendant la guerre de 14-18.

Pour les curieux, ses travaux sont progressivement consultables sur le site du CIS (saintgeyrac.com), à la rubrique  » Histoire et Culture : Paroisse et seigneurie« 

Liens actifs dès à présent sur les notables de Saint-Geyrac:

Delpy de Saint-Geyrac, Gaillard Lacombe, Brachet de lamenuze, Desmaison de la Taleyrandie

La recherche généalogique concerne aussi le citoyen désireux de mieux connaître ses ancêtres. Josette propose de l’y aider.

A cette fin, elle reprendra ses permanences à la Maison des Associations, le samedi de 15 à 17h dès le 2 octobre 2021.

Le Cercle d’Histoire et de Généalogie du Périgord (CHGP) a édité des recueils de l’état civil de plusieurs communes. Nous tenons à votre disposition ceux que nous possédons ( surlignés en jaune, rose ou bleu) cliquez ici.

Vous pouvez les consulter sur place à la Maison des Associations le lundi et le samedi de 15h à 17h. Auparavant, merci de les demander à l’adresse du site: cis24.association@gmail.com

Merci à Annick pour l’aide au perfectionnement  de l’équipe de l’association ; l’informatique, ça ne s’improvise pas !

Le lavoir

Article de Josette Galinat: merci de ne pas utiliser ces documents sans l’autorisation de Mme Galinat. Pour plus de détails, cliquez sur les liens en bleu.

Le culte des fontaines est très ancien. Les Druides les vénéraient particulièrement. Le christianisme les a placées sous la protection tutélaire des Saints ou des anges. La nôtre, signalée comme fontaine de dévotion (Fontaines sacrées en Périgord Bernadette Darchen) est placée sous la protection de Saint-Cirq , le patron de la Commune. Lorsque la fontaine est près de l’église, cette dernière est généralement construite au-dessus, l’eau coulant en contre bas. C’est le cas ici.

  • La fontaine est référencée dans les archives du Château de Montferrier en 1753, ainsi que le presbytère et le cimetière autour de l’église.
  • Dès le premier registre du  Conseil Municipal, il est question d’une fontaine dont on estime les réparations à 80f.
  • La chronique de l’abbé Brugière, de 1890 (archives de l’Evêché) signale « il y a au bas du bourg une fontaine de dévotion ».
  • C’est en 1884 que le conseil Municipal décide de construire un lavoir, mais il ne le fera qu’en 1885.
  • En 1906, l’éditeur de cartes postales Mr Domège effectuera le déplacement de Périgueux pour immortaliser les lavandières de Saint Geyrac.
  • En 1912 les abords de la fontaine, le lavoir et le mur sont en mauvais état, le Conseil Municipal décide d’y faire des travaux.
  • Mais en 1926, la fontaine s’assèche et on fait appel à un hydrologue des Eyzies pour régler le problème.

En 2010, dans le cadre d’une action d’insertion sociale, le Maire confie la rénovation du lavoir et de ses accès à l’association Mosaïque. Le trop plein du lavoir donne naissance au ruisseau dit « le Saint Geyrac ».

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l’école: que sont-ils devenus?

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Mme Galinat (institutrice à St Geyrac de 1963 à 1986) met à disposition des internautes sa collection de photos de classe. Si vous souhaitez donner de vos nouvelles, connaître l’identité de vos camarades, prenez contact avec elle (cis24.association@gmail.com)

Les promotions: photos de classe

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