Autrefois…

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Josette Galinat (05.53.35.09.81) josette.galinat@orange.fr

ORIGINE DU NOM DE LA COMMUNE

Sengeyrac en 1263, Sengeyracum en 1273, Sengayrac en 1323, Sengeyraco en 1380, «parroche de Sengeyrac »en 1450 (doc occitan), Sengeirat en 1555, sainct Geyrac en 1576, mais Sanctum Geyracum en 1365 (doc en latin). On a pensé au début que la première syllabe « sen » était le mot « saint » en occitan (sen/t) et on a coupé le nom en deux. Cette idée s’impose et à partir du XVIIe, acte de vente de la seigneurie aux Delpy.
En 1753, sur les cahiers de rentes du château de Montferrier on trouvera Saint geyrac…l’orthographe se fixera.

D’où vient ce nom ?

Il y a deux possibilités :
I ) Le patron de la Commune est Saint Cyr.
En 304, à Tarse en Cilicie (Turquie actuelle) Cyr et sa mère Julitte, tous deux chrétiens sont fait prisonniers lors des persécutions de Dioclétien. Au cours d’une séance au tribunal l’enfant de trois ou quatre ans courut dans la salle en criant « moi aussi je suis chrétien ». Quand on mit la main sur lui, le juge Alexandre le prit par les pieds et lui fracassa le crâne contre les marches du tribunal. C’est le plus jeune martyr de la chrétienté. On le fête le 16 juin. Sa mère fut également martyrisée. Le nom de St Cyr est souvent déformé, on trouve :St Cirice, St Cirq, St Cricq, Ciers, Ciergues. En 1890 l’abbé Brugière, dans ses chroniques nous dit :
A 100m de l’église en allant vers Rouffignac (au niveau du transformateur), il y avait une chapelle dédiée à St Cirice. Le lieu est resté longtemps dit de la chapelle Saint Cirice. Cette chapelle est déjà mentionnée en 1692 comme « petite chapelle en fort mauvais
état laquelle ne tire aucun revenu, on n’y fait pas office ». L’abbé Brugière mentionne les statues de la mère et de l’enfant dans l’église. En 1962, Jean Secret recensera dans l’église parmi les Monuments Historiques: « Ange en bois polychrome H 90 XVIIe s/Vierge bois doré h80 XIXe s/Vierge bois doré et polychromé XVIIIe s h80 dans la sacristie » Ces statues sont-elles celles de St Cyr et de sa mère répertoriées en 1890 ? Elles sont actuellement au Musée d’Art Religieux de Chancelade.


II ) Chantal Taret et Tristan Hordé dans leur livre « dictionnaire des noms de lieux du Périgord » édité en 1994 n’acceptent pas cette possibilité, ils pensent que : Les finales en ac ou at viennent du suffixe acos ; dès le IIe s, il entre dans la formation des noms de lieux et s’ajoute à des noms de personnes. Son usage se développe à partir du IIIe et IV es, au moment où le latin remplace le gaulois. Acos devenu acum est joint aux noms latinisés de notables gaulois, propriétaires ou occupants de domaine agricoles en expansion à l’époque gallo-romaine. Les gaulois ont rapidement adopté la langue et les noms romains. Les notables, les classes moyennes et populaires latiniseront leurs noms. L’évolution du gaulois vers le gallo-romain sera longue.
Chaque domaine devait être délimité, inscrit dans un cadastre et recevoir un nom. On a pris celui du propriétaire suivi de acum qui dans notre langue d’occ a abouti à ac ou at. Le nom de notre Commune serait à l’origine un nom de personne gallo-romain , propriétaire du domaine agricole, nom qui fut suivi de acum :probablement Singillarus , variante de Singularius qui vient de l’adjectif latin signifiant « unique, particulier » Cette transformation de Sen en Saint est courante.

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