LACOSTE LAGELIE

Image mise en avant : extrait de la carte de Belleyme n° 23 secteur de La Gélie à Saint-Félix-de-Reilhac.

A la lecture de cet article, pour plus de renseignements, cliquez sur les liens en bleu.

Cette famille très ancienne était  installée à La Gélie sur la paroisse de Saint-Félix-de-Reilhac Pour la situer  aujourd’hui, c’est la chartreuse de La Gélie sur la commune de Saint-Félix-de Reilhac.

Pour Saint Félix, Ladouze et Saint Geyrac nous n’avons que des bribes d’actes paroissiaux qui commencent vers les années 1650.

Avant nous n’avons rien !

Nous ne pouvons donner que des renseignements approximatifs déduits des recherches.

Cette famille est intéressante parce que certains garçons de nos familles de notables iront y chercher leurs épouses. 

 Au début du XVII -ème siècle Pierre et Gabriel Lacoste Lagélie sont notaires à la Gélie paroisse de Saint-Félix-de-Reilhac.

« Au milieu du XVIIème siècle, un terrier 29 fait mention de La Gélie dans la paroisse de Mortemart avec seulement deux tenanciers : les Sieurs Juge et de Sallegourde, il est signalé que ce dernier est noble. Le 11 février 1695 30, dans un contrat de mariage entre Mondy Rode et Françoise Dessalles originaire de La Gélie, déposé chez Courteys notaire royal à Saint Pierre de Chignac, un des témoins est Charles de Lacoste sieur de Sallegourde.

29 : Archives départementales de la Dordogne : 2E 1834 60 terrier de la seigneurie de La Douze

30   Archives départementales de la Dordogne : 3 E 968  Courteys notaire royal »

Extrait du bulletin communal de La Douze.

 Pierre LACOSTE LAGELIE.

Il est né en 1634 à Saint-Félix-De-Reilhac-Et-Mortemart (Dordogne). Il est décédé en 1675, à l’âge de 41 ans.

Louise LACOSTE LAGELIE.

Elle se marie avec Gabriel DESMAISON, de Ladouze, qui possède La Côte à Saint Geyrac.

Madeleine LACOSTE LAGELIE

Elle est la fille d’Elie souvent nommé Anthoine ou Charles, † 1728 épouse Jacques DELPY de SAINT GEYRAC

I Hellies Antoine Lacoste Lagélie Sieur de La Brande

Il est juge de Ladouze.

Il est né en 1630 à Saint-Félix-De-Reilhac-Et-Mortemart (Dordogne).

Il se marie avec Galliotte ANDRIEU fille d’un marchand du Bugue.

D’où

1) Guilhomme LACOSTE LAGELIE

   2) Helies LACOSTE LAGELIE qui suit en II

3) Pierre LACOSTE LAGELIEIl est né le 20 décembre 1676 à Saint-Félix-De-Reilhac-Et-Mortemart (Dordogne).

Il est le fils légitime d’Hellies Antoine, âgé de 46 ans, et de Galliotte, qui précèdent.

  4) Isabelle LACOSTE LAGELIE

Elle est née en 1679 à Saint-Félix-De-Reilhac-Et-Mortemart (Dordogne).

Elle est la fille légitime d’Hellies Antoine, âgé de 49 ans, et de Galliotte, qui précèdent.

5) Jeanne LACOSTE LAGELIE

Elle est née le 21 octobre 1680 à Saint-Félix-De-Reilhac-Et-Mortemart (Dordogne), à la Gélie.

Elle est la fille légitime d’Hellies Antoine, âgé de 50 ans, et de Galliotte, qui précèdent.

6) Pierre LACOSTE LAGELIE

Il est né le 5 juin 1683 à Saint-Félix-De-Reilhac-Et-Mortemart (Dordogne), à la Gélie.

« Il a été baptisé le 14 juin

  • Parrain : Pierre Andrieu Sieur de… du village de Vialars paroisse de Saint …
  • Marraine : Marie Lacoste du village des Bouygeas paroisse de Rouffignac»

  7) Marie LACOSTE LAGELIE

Elle est née le 8 octobre 1686 à Saint-Félix-De-Reilhac-Et-Mortemart (Dordogne), à la Gélie.

Elle est la fille légitime d’Hellies Antoine, âgé de 56 ans, et de Galliotte, qui précèdent.

8) Pierre LACOSTE LAGELIE

Il est né le 2 novembre 1689 à Saint-Félix-De-Reilhac-Et-Mortemart (Dordogne), à la Gélie.

Il est le fils légitime d’Hellies Antoine, âgé de 59 ans, et de Galliotte, qui précèdent.

9) Pierre LACOSTE LAGELIE

Il est né le 2 novembre 1689 à Saint-Félix-De-Reilhac-Et-Mortemart (Dordogne), à la Gélie.     

  « Baptême le 08 février de l’année suivante

  • parrain : Pierre Castain du bourg de Saint Cernin
  • marraine : Françoise Lacoste »

II Helies Lacoste Lagélie

Il est juge du marquisat de La Douze

Il est né le 3 octobre 1673 à Saint-Geyrac (Dordogne).

Petite histoire à propos du baptême d’Helies.

Les parents habitant la paroisse de Saint Félix de Reilhac, on trouve ceci

« Le 24 septembre 1673 naquit Hellies Lacoste fils naturel et légitime de Messire   Anthoine Lacoste juge du marquisat de La Douze et de Galliotte Andrieu et a été baptisé le 3 octobre an susdit(1673) dans l’église de Saint Geyrac par Monsieur Redon Curé dudit lieu sous signé et a été parrain Hellies Andrieu du bourg du Bugue et marraine Louize Lacoste habitante du village de La Cotte paroisse du-dit St Geyrat  Le dit Andrieux a signé et non Ladite Lacoste pour ne savoir  de ce en quoi par moy Redon curé de St Geyrat»

Pourquoi Hélies a-t-il été baptisé à Saint Geyrac ?

On cherche alors à Saint Geyrac et on trouve ceci :

Saint Geyrac, il est  bien enregistré entre les actes de naissance du  05 septembre et du 15 octobre 1673.

«Le 3 octobre (1673) je soussigné ay baptisé Hélies Lacoste fils à Mr Antoine Lacoste juge de La Douze et à Galliotte Andrieux mariés habitant de la Gélie paroisse de Saint Félix nay le 24 septembre  ont été faits parrain et marraine  Hélies Andrieux  du bourg du Bugue et Louyse Lacoste du village de La Cotte paroisse de St Geyrat où  je fis ce baptême à  la place du Curé de Saint Félix qui est … M… … … à se  loger, dans ces lieux s’étant accouchée la dite Galliotte Andrieu à Saint Geyrac  y étant venue faire  baptiser, en foy de quoi.»

On a la clé du mystère , sa mère est venue accoucher à la Côte dans sa famille.

Voici les règles en vigueur à cette époque, les baptêmes mariages et inhumations étant enregistrés par le curé de la paroisse.

 Le curé ne doit administrer le baptême que dans l’église de sa paroisse et à ceux qui y sont nés. Il ne doit point baptiser les paroissiens d’une autre paroisse sans la permission de leur curé. Si on présente à un curé des enfants qui ne soient pas de la paroisse, il doit les renvoyer à la leur, à moins d’une nécessité pressante. S’il est dans l’obligation de baptiser, alors il doit le faire (Concile de Narbone 1609). Mais l’inscription se fait aussi sur le registre de la paroisse de naissance. Les exceptions sont justifiées par des conditions de vie particulièrement dures.

Choix des parrains et marraines

Bonnes mœurs et piété exigés

Préséance familiale

  • Le 1er enfant : parrain son grand-père paternel  et marraine sa grand-mère maternelle
  • Le 2ème enfant : parrain grand-père maternel et marraine grand-mère paternelle
  •  Puis oncles et tantes par le sang ou par alliance suivant le même droit d’aînesse
  • Puis on continue par les frères et sœurs par ordre de naissance, si la famille est très grande
  • Les cousins et les cousines.

Il se marie avec Jeanne Labrousse(…-1738)

Il est décédé le 8 janvier 1749 à Saint-Félix-De-Reilhac-Et-Mortemart (Dordogne), à la Gélie à l’âge de 75 ans.

D’où : Pierre LACOSTE LAGELIE, qui suit en III.

III- Pierre Lacoste Lagélie.

Il se marie avec Marguerite Dumas (née vers 1716) fille de François Dumas (1682-1710) et de Marguerite Rafaillac (…-1736)

D’où : Martial Elie Lacoste Lagélie qui suit en IV

IV Martial Elie Lacoste Lagélie

Il est né vers vers 1735. Il est décédé le 8 octobre 1800 à Saint-Félix-de-Reilhac à l’âge de 65 ans environ.

Il se marie avec Marie Raynaud (née vers 1733 et décédée vers 1799) le 19 août 1755 à Saint Geyrac.  Elle est la fille de Joseph Raynaud Sieur de Giverzat et de la Vidalie et de Jeanne Lapouge habitant la Côte. 

D’où : Joseph LACOSTE LAGELIE qui suit en VI

V Joseph Lacoste Lagélie

Il est né le 14 avril 1759 à Saint-Félix-de-Reilhac. Il y est décédé le 3 septembre 1821 à l’âge de 62 ans.

Il se marie avec Françoise de CHAMILLAC (17651850) le 15 avril 1790 à Bergerac (Dordogne). Elle est décédée le 15 mars 1850 à Mauzens-Miremont (Dordogne)

Elle est la fille de Louis Estienne de CHAMILLAC né le 9 mars 1720 à Bergerac (Dordogne) et décédée le 30 mai 1800 à Montauban (Tarn et Garonne) Avocat en la cour, conseiller du Roi, assesseur civil et criminel, et de Marie Anne Antoinette DUMOULIN. Ils s’étaient mariés à Bordeaux (Gironde) le 31 mars 1761.

Tout comme nos Delpy de Saint Geyrac Joseph Lacoste Lagélie vit la période troublée de la Révolution française.

Il fut dénoncé, arrêté et emprisonné. Il passa devant le tribunal et fut acquitté.

Voici ce que publie la « Gazette des nouveaux tribunaux » du mois de janvier au mois de mai 1795.

«  Lacoste-Lagélie acquitté.

Un cultivateur de Saint Félix de Reilhac, district de Montignac, Lacoste-Lagélie, dénoncé et arrêté comme auteur de propos contre-révolutionnaires, paraît le 15 vendémiaire, à l’audience publique. Suspension de son procès. Il reparaît à l’audience du premier ventôse.

Le débat constate que la dénonciation est l’ouvrage d’individus, qui avaient avec Lacoste-Lagélie des démêlés d’intérêt. Plusieurs témoins rendent  un hommage éclatant à l’honnêteté, à l’humanité  et à la probité de ce citoyen.

Les jurés déclarent qu’il n’est pas constant qu’il ait été tenu à Saint-Félix-de- Reilhac, des propos tendant à l’avilissement de la représentation nationale, des autorités constituées, et au rétablissement de la royauté.

Le TRIBUNAL acquitte Lacoste-Lagélie, et lui rend sa liberté.

Jugement du 1er ventôse l’an 3. »19 février 1795

Convertisseur du calendrier républicain vers le calendrier grégorien et inversement.

 Saint-Félix de Reilhac, Chronique du chanoine Brugière

Le  27 prairial an IV (16 septembre 1796),  «l’ancien presbytère fut vendu  nationalement» à Joseph Lacoste-Lagélie.

   De son mariage naîtront :

1) Henriette LACOSTE LAGELIE

Elle est née le 9 décembre 1794 à Bergerac où son père est agriculteur. C’est lui qui déclare la naissance de sa fille en compagnie de la sage-femme Marie Arnauld.

Il signe Lagélie

  2) Marie Victorine LACOSTE LAGELIE.

Elle est née en 1797 à Bergerac (Dordogne). Elle est décédée en 1874 à Saint-Félix-De-Reilhac-Et-Mortemart (Dordogne), à l’âge de 77 ans.

Elle se marie avec Guillaume Prosper SARLANDIE de LA ROBERTIE (17801846) en 1830 à Saint-Félix-De-Reilhac-Et-Mortemart (Dordogne). Guillaume Prosper a 44 ans et Marie Victorine a 33 ans.

Guillaume Prosper est chirurgien, né à Dussac (Dordogne) et domicilié à Périgueux. Sa mère n’est pas présente mais donne son consentement par une procuration rédigée chez Me Bernard Condaminas notaire à Lanouaille, procuration donnée à Guillaume Larobertie en date du 7 janvier dernier.

3) Madeleine LACOSTE LAGELIE

Elle est née le 13 juillet 1798 à Bergerac et décédée le 26 octobre 1799 au même endroit.

4) Marie Isoline LACOSTE LAGELIE

Elle est née le 24 janvier 1802 à Bergerac. Elle épousera le 6 janvier 1831 à Saint-Félix-de-Reilhac, Jean DENIS (1810-1844). Devenue veuve elle se remarie le 2 septembre 1846 avec Naillac Raymond Perrot.

  5) Claire LACOSTE LAGELIE.

Elle est née en 1805 à Bergerac (Dordogne). Elle est décédée en 1884 à Saint-Crépin-D’Auberoche (Dordogne), à l’âge de 79 ans.

Elle est la fille légitime de Joseph et de Françoise CHAMILLAC.

Elle se marie avec Pierre MARCHIER DUMAINE (‑1885) en 1834. Claire a 29 ans. Pour Pierre c’est une troisième union.

Un premier mariage donnera à Pierre une descendante Geneviève de Cézac qui épousera Pierre Brachet de Lamenuze propriétaire de La Côte.

Elections municipales de 1945

Photo mise en avant: AFP photo tirée de l’article de l’Humanité du 24 avril 2014

Après la défaite militaire de la France en juin 1940, Pétain obtient les pleins pouvoirs et suspend la IIIe république. Dès novembre 1940, il prend des mesures pour contrôler les municipalités. « Les communes de moins de 2000 habitants, si nombreuses en Dordogne, conservent leurs maires et leurs conseils, mais ceux-ci deviennent révocables au moindre écart d’obéissance » 1 . Le régime de Vichy s’écroule le 18 août 1944. Le GPRF (Gouvernement Provisoire de la République Française) s’installe à Paris dès le 26 août et prépare de nouvelles institutions. C’est ainsi que des élections municipales provisoires sont organisées pour cette période de transition. Il s’agit aussi de remplacer tous les élus qui se sont compromis dans la collaboration.

note 1 : information tirée de l’ouvrage collectif La Dordogne dans la seconde guerre mondiale sous la direction d’Anne-Marie Cocula et de Bernard Lachaise, Editions Fanlac

Les élus municipaux pendant la guerre ont été élus en 1935 et maintenus en 1940 avec les réserves évoquées plus haut. Voici le tableau de ces élus:

Extrait d’un compte-rendu de Conseil Municipal de Saint-Geyrac (J.Galinat)

Elections municipales des 29 avril et 13 mai 1945

D’après la loi du 5 avril 1884, les conseils municipaux comprennent 10 membres lorsque la population de la commune est inférieure à 500 habitants ; c’est le cas de Saint-Geyrac en 1945 (432 habitants recensés en 1942, 375 en 1946).

Le GPRF (Gouvernement Provisoire de la République Française), installé à Paris à la Libération, instaure le droit de vote et d’éligibilité des femmes.

Les femmes votent pour la première fois

A Saint-Geyrac, 269 électrices et électeurs sont appelés aux urnes; cependant, les prisonniers de guerre et les déportés ne sont pas tous rentrés à cette date.

Dès le premier tour, 10 conseillers municipaux sont élus (il n’y a donc pas de deuxième tour) :

BONNET Albert45 anscultivateurla Coquellerie
BORD Louis45 ansentrepreneur de maçonneriele bourg
CALEY Henri46 anscultivateurLeyssioutet
DUVALEIX Henri51 anscultivateurLeyssioutet
LAMEGIE Auguste51 anscultivateurla Basse-Fosse
PAGES Ferdinand50 anscultivateurLauzelie
PLAZANET Louis72 anssans professionla Haute-Fosse
REYNET Gaston37 anscultivateurLarue
RENAUDIE Théophile57 anscultivateur † 29 février 1947Sardin
SARRETTE Henri28 ansboucherla Badoulie

Lors du conseil municipal du 13 mai 1945, les conseillers élisent le maire : M. Renaudie Théophile et son adjoint :  M. Bord Louis

compte-rendu du 13 mai 1945 : élections du maire et de l’adjoint

M. Plazanet, maire de Saint-Geyrac depuis 1932 , n’a pas été réélu maire en 1945; en conséquence, il démissionne en juin de la même année.

Compte rendu du 3 juin 1945

Théophile Renaudie, élu maire en 1945, décède le 29 février 1947. A sa place, Louis Bord est élu maire de Saint-Geyrac par le conseil municipal.

compte rendu du 28 juin 1947

L’après-guerre

Photo mise en avant: tirée du site « Fondation Charles de Gaulle »

En 1944, l’action militaire des Alliés à l’ouest, comme celle de l’URSS à l’est, amorce le reflux de l’armée allemande. La Résistance intérieure y contribue fortement: Périgueux et ses environs sont libérés le 19 août 1944.

Le régime de Vichy, L’Etat Français, s’écroule le 18 août 1944; ses dirigeants fuient, Pétain le premier. Paris est libérée le 24 août 1944. Ce n’est pas la fin des restrictions, de la pénurie alimentaire, du marché noir, des difficultés matérielles de la population. L’épuration sauvage sévit et des personnes accusées de collaboration avec l’ennemi sont exécutées sans procès. La guerre n’est pas terminée et les prisonniers de guerre ne sont pas tous rentrés au pays. Qui dirige alors le pays? Est-ce le retour à la IIIe république?

Le CFLN (Comité français de la libération nationale), instance politique provisoire installée à Alger et chargée de préparer le retour à la République sort une ordonnance fondatrice le 21 avril 1944 ; article 17: « les femmes sont électrices et éligibles dans les mêmes conditions que les hommes« .

Remplacer les responsables politiques compromis dans la collaboration avec l’ennemi et le retour à une vie démocratique rendent nécessaire l’organisation rapide d’élections municipales. Elles ont lieu, le 1e tour le 29 avril 1945, le 2e tour le 13 mai 1945 ( rappel : l’Allemagne nazie capitule le 8 mai 1945). Qui a été élu maire de Saint-Geyrac ? Pour le savoir, cliquer ici.

Non sans difficultés, non sans querelles politiques, une nouvelle constitution est approuvée par référendum le 13 octobre 1946 : c’est le début de la IVe république. Dans ce cadre, de nouvelles élections municipales sont nécessaires: elles se déroulent les 19 et 26 septembre 1947. Y a t-il des changements à Saint-Geyrac. Pour le savoir, cliquer ici.

Elections municipales de 1947

Image mise en avant : Conseil municipal 1971 Photo J Galinat. A gauche de la photo : Gaston Reynet A droite de la photo : Robert Théodore

La constitution de la IVe république a été adoptée le 13 octobre 1946. Dans ce cadre, de nouvelles élections municipales sont prévues les 19 et 26 octobre 1947. Au 31 mars 1947, 245 électrices et électeurs sont inscrits sur les listes électorales:

11 conseillers municipaux sont à élire. 2 listes se présentent à Saint-Geyrac au suffrage des électeurs.

Les deux listes en présence le 19 octobre 1947

Un profond renouvellement marque ces élections. Les femmes ont obtenu le droit d’éligibilité en 1944, mais ne sont pas très nombreuses sur les 2 listes. L’égalité hommes-femmes n’est pas encore entrée dans les mœurs à Saint-Geyrac. Cela a beaucoup changé depuis, n’est-ce pas? Voici les résultats :

Monsieur Louis Bord a été élu maire de la commune de Saint-Geyrac avec comme adjoint Monsieur Robert Théodore.

Photos J Galinat 1971

Références et BIBLIOGRAPHIE :

  Histoire du Périgord  d’Anne-Marie Cocula-Vaillières   Editions Jean-Paul Gisserot 2019

2   La Dordogne dans la Second Guerre mondiale  sous la direction d’Anne-Marie Cocula et de Bernard Lachaise   Editions Fanlac 2020

Foulcon de Peyly

Image mise en avant: les bâtiments de Lauzelie tirée de Google Map 2022

A la lecture de cet article, pour plus de renseignements, cliquez sur les liens en bleu.

Lauzelie appartenait à une ou deux familles Tibal, puis passa par mariage à la famille Gaillard et enfin par mariage aussi, à la famille Foulcon de Peyly en 1728.

Armoiries dessinées par les élèves de la classe unique de Saint Geyrac dans les années 1970

I – Etienne FOULCON de PEYLY.

Il se marie avec Jeanne (Isabeau) GAILLARD (1705‑1752), fille de Pierre GAILLARD et de Jeanne TIBAL le 17 mars 1728 à Périgueux (Dordogne). Jeanne (Isabeau) a 22 ans.

L’acte de mariage enregistré dans la paroisse de Saint-Front stipule que « Messire Foulcon sieur de Peyly » est de la paroisse de Saint Pierre-es-Liens.

Saint Pierre-es-Liens est une paroisse de la banlieue de Périgueux qui sera réunie à la paroisse de Sanilhac qui deviendra Notre Dame de Sanilhac.

Les deux jeunes gens ont obtenu deux dispenses auprès de Monseigneur l’Evêque de Périgueux : dispense de deux bans de publication dans les deux paroisses, et dispense « du temps prohibé ». Pour se marier dans la paroisse de Saint Front ils ont obtenu également l’autorisation des curés de St Pierre es liens et de Saint Geyrac.

L’état-civil étant tenu par le clergé jusqu’à la Révolution c’est lui qui dictait les lois.

Le temps prohibé est le temps pendant lequel certains actes sont interdits par la loi par exemple se marier pendant la période de l’avent (décembre) et durant le carême (mars avril). C’est le cas pour les deux futurs époux qui se sont mariés en mars. Ils ont alors demandé une dispense du temps prohibé à l’Evêque de Périgueux

Cette demande de dispense a été transmise à l’Evêché par le curé de saint Front, Jean Bertin.

Elle était demandée en principe quand un bébé était en route ! Est-ce le cas ? Les registres manquent à Saint Geyrac de 1706 à 1735. Impossible de vérifier mais pas de naissance à Saint Front.

On remarque qu’Isabeau signe « Gailhard » et que seule sa mère a signé avec la même orthographe suivi de veuve.

On remarque également : témoin, Mourrier docteur en médecine.

On trouvera plusieurs orthographes pour le nom de cette famille : Gailhard, Gaillard, Gailard etc..

Isabeau Gaillard demoiselle de Peyly décède à Lauzelie le 16 mars 1752 et est inhumée dans le tombeau de la Fabrique. Son époux la suit de près puisqu’il meurt le 5 décembre 1753 à Saint-Geyrac .

Voici la transcription de son acte de décès

« Le cinquième décembre 1753 est décédé à mon grand regret Etienne Foulcon Sieur de Peyly et a été enterré dans les tombeaux des ancêtres de son épouse a été confessé et a reçu l’extrème onction ont assisté à son enterrement quatre prêtres voisins et plusieurs parents qui n’ont signé Lafeuillade curé »

Pourquoi le curé a-t-il écrit à « mon grand regret » ?

Le 15 août 1753 a lieu à Saint Geyrac le baptême de Julie Martin fille de Marc Martin Sieur de la Chosedie et de Marie Mespoulède habitants de la paroisse de Limeyrat. Le parrain de cette petite fille est tout simplement louis Martin Sieur de Lafeuillade curé de Saint Geyrac, parent du père de l’enfant. C’est Etienne Foulcon Sieur de Peyly qui tiendra à sa place ce qui indique qu’il y avait des liens très forts entre ces deux personnes. Les liens entre ces deux familles seront consolidés par le mariage de Pierre le fils d’Etienne, en 1754 à Saint Crépin avec Julie Mespoulède tante de l’épouse de Marc Martin de la Chosedie.

En 1735 le curé de la paroisse dresse la liste des familles ayant droit de tombeau dans l’église, on y trouve ceci : « ….Plus bas les tombeaux de Pierre de Loubiat siné (ou) de monsieur Peyly par succession »

On trouve également ceci « plus bas sont les tombeaux des deux familles de Tibal de Lauseille ab indivis ».

« ab indivis » signifie en indivision, c’est-à-dire que le tombeau  doit rester commun à toute la famille .

Ils auront 5 enfants

1) Léonarde Foulcon de Peyly

Pas d’acte de naissance dans notre commune , seulement son acte de décès en date du 26 mai 1749 qui nous indique qu’elle a 17 ans.

2) Pierre Foulcon de Peyly qui suit en II

3) Marie Foulcon de Peyly

Elle est née le 16 juillet 1738 à Saint-Geyrac , Lauzelie. Elle est décédée le 5 novembre 1787, à l’âge de 49 ans.

Elle se marie avec Marc GOURSAT le 17 mai 1756 à Saint-Geyrac. Marie a 17 ans.

       D’où : 2 enfants

       a) Pierre GOURSAT.

Il est né le 26 mai 1766 à Eyliac (Dordogne). Il se marie avec Anne Gautier du Defaix sœur de l’épouse de Léonard Gaillard-Lacombe ( Monferrier). Il possède la Boudinie à Eyliac. 

Il est « Juge de Paix-Maire d’Eyliac »

Veuf en 1823, il  se remarie avec Jeanne (Chloé) GAILLARD LACOMBE (1803‑1883)  sa nièce par alliance, le 3 juillet 1827 à Saint Geyrac. Pierre a 61 ans et Jeanne (Chloé) a 23 ans.

Il est décédé le 31 juillet 1840 à Eyliac à l’âge de 74 ans.

      b) Suzanne (Françoise) GOURSAT.

Elle est née en 1770.

Elle se marie avec François Mathurin RUAULT (‑1809) le 21 octobre 1798 à Eyliac. Suzanne (Françoise) a 28 ans.

Elle se remarie avec Jean Desmaison (17691819) le 30 avril 1811 à Eyliac. Ils ont tous deux 41 ans, Suzanne (Françoise) est veuve depuis 2 ans.

       c) Marguerite GOURSAT.

4) Léonard FOULCON de PEYLY.

Il est né le 28 janvier 1740 à Saint-Geyrac, Lauzelie.

  • Parrain Léonard Gaillard
  • Marraine Marguerite Faucon 

5) Catherine FOULCON de PEYLY.

Elle est née en 1743. Elle se marie avec Bernard MAIGNE (1725‑), fils de Jean MAIGNE et d’Anne DOUGNAC le 31 janvier 1761 à Saint-Geyrac. Bernard a 36 ans et Catherine a 18 ans.

II – Pierre FOULCON de PEYLY, bourgeois de Périgueux.

Il est né en 1738.

Il se marie une première fois avec Julie MESPOULÈDE de LAMOTHE (‑1767), fille de Pierre MESPOULÈDE de LAMOTHE et de Jeanne DELPY (1674‑1729) le 19 juin 1754 à Saint-Crépin-D’Auberoche (Dordogne).

« le 19 juin 1754 après avoir obtenu dispense de 2 bans de Monseigneur Delpy de Saint Geyrac  vicaire général et la permission de Mr Moulinier curé de Saint Crépin, j’ai imparti selon les règles de l’église la bénédiction nuptiale à Pierre Foulcon sieur de Peyly bourgeois de Périgueux et Julie Mespoulèdes Demoiselle de Lamothe ». Il est écrit plus loin « j’ai signé avec les parents soussignés ».

Julie décèdera le 10 novembre 1767 (l’âge mentionné ne correspond à rien) à Lauzelie après avoir donné naissance à cinq enfants 

1) Julie FOULCON de PEYLY.

Elle est née le 26 mars 1755 à Saint-Geyrac.

  • Parrain : Foulcon Jean
  • Marraine : Demaison Julie

2) Philippe FOULCON de PEYLY.

Il est né le 5 janvier 1759 à Saint-Geyrac. Il est décédé le 21 février suivant dans la même localité, à l’âge de 1 mois.

  • Parrain: Philippe Mespoulède Sieur Desmothes Bourgeois de Périgueux
  • Marraine : Marie Foulcon demoiselle de Goursat (épouse de Marc Goursat)

3) Catherine FOULCON de PEYLY.

Elle est née le 20 décembre 1759 à Saint-Geyrac.

  • Parrain : Jaques Mespolède de lamothe Sieur de Laborie Bourgeois de Périgueux
  • Marraine : Catherine Foulcon de Peyly

Elle se marie avec Jean ALBERT de LASCAUD le 18 avril 1792 à Saint-Geyrac. Catherine a 32 ans.

4) Marie FOULCON de PEYLY.

Elle est née le 16 octobre 1763 à Saint Geyrac.

  • Parrain : Mespolède Jaques
  • Marraine : Foulcon Catherine

5) Jacques FOULCON de PEYLY, qui suit en III.

Second mariage de Pierre Foulcon de Peyly

Après le décès de Julie Pierre se marie avec Marguerite de BRASSAT (des Bouyges) le 27 juin 1768 à Milhac-D’Auberoche (Dordogne). Pierre a 30 ans, il est veuf depuis 7 mois.

Marguerite est née le 2 mars 1743 à Les Bouyges paroisse de Rouffignac mais enregistrée à Saint Geyrac car les Bouyges étant très près de notre église les Brassat avaient l’autorisation d’ y enregistrer les actes paroissiaux.

Ses parents Pierre Brassat et Anne Trarieu lui ont choisi comme parrain Antoine Brassat et marraine Marguerite Trarieu

Voici la transcription de son acte de mariage : « Le 27 juin 1768 ont reçu canoniquement la bénédiction nuptiale Pierre Foulcon Sieur de Peyly du lieu de Lauzelie paroisse de Saint Geyrat et demoiselle Marguerite Brassat des Bouyges paroisse de Rouffignac après avoir obtenu les dispenses des divers bans et aussi le conjet de messieurs leurs curés en présence des soussignés, de Guillaume Gailard qui n’a signé pour ne savoir »

  • Peyly époux
  • Brassat
  • Fortis ( de Loubiat)

de son mariage avec Marguerite il a :

Marie née le 09 août 1769, parrain Le sieur de Brassat de la paroisse de Rouffignac et marraine Marie Foulcon demoiselle de la Boudinie ( il s’agit de l’épouse de Marc Goursat )

une autre fille Anne ou Jeanne.

Pierre meurt à Saint Geyrac le 03 mai 1774.

III – Jacques FOULCON de PEYLY.

Il est décédé le 21 novembre 1816 à Saint-Geyrac, à l’âge de 50 ans. Il serait donc né en 1766 pas de trace à Saint Geyrac.

Il se marie avec Marie MESPOULÈDE (1773‑1854), fille d’Etienne MESPOULÈDE (1744‑) et d’Anne de LA SALLE (1748‑) le 23 février 1797 à Saint-Geyrac. C’est François Desmaison qui les marie et on remarque l’expression « Les citoyens, Jacques Foulcon Peyly ….et Marie Mespoulède ». Seuls le marié et Pierre Brassat Lapeyrière témoin ont signé avec le Maire.

Témoins:

  • Pierre Brassat Lapeyrière des Bouyges  28 ans
  • Jean Delage domicilié à Lauzelie 54 ans
  • Jean Dujarrie de La Badoulie 31 ans
  • Simon Brassat Lapeyrière habitant le Maine commune d’Ajat 46 ans  

Jacques a 31 ans et Marie a 24 ans.

Marie Mespoulède est veuve et habite le village du Maine dans la commune d’Ajat.

Elle est née à Blis et Born  au lieu-dit la Margoutie, le 27 janvier 1773 d’ Etienne Mespoulède Sieur du Claud Bourgeois de Périgueux et d’Anne La Salle. Elle a pour parrain Jacques Mespoulède Sieur de Laborie de la Mothe bourgeois de Périgueux, de la paroisse de Saint Crépin. Les Mespoulède ont la qualité de Bourgeois de Périgueux depuis 1711 (Le Périgord des  nobles  bourgeois du XVIIIe siècle , de Gontran du Mas de  Bourboux).

Elle se marie une première fois le 2 mai 1793 à Blis et Born (pas d’acte à Blis et Born ni à Ajat)  avec Jean François Lafarge  habitant du lieu-dit le Maine sur la Paroisse d’Ajat.   Elle a une fille Jeanne  née vers 1794 puisqu’elle a 18 ans quand elle épouse le 22 janvier 1812 à Saint Geyrac Pierre Lafaysse un agriculteur de 40 ans .

D’où :

1) Pierre FOULCON de PEYLY, qu’on retrouvera en IV

2) Jeanne FOULCON de PEYLY,

Jeanne née le 16 décembre 1802 épousera en 1827 à Milhac d’Auberoche Antoine ANDRES  frère du curé de la commune de Milhac et dont la mère veuve, est domiciliée à Valence au Royaume d’Espagne.

Témoins :

  • François DESMAISON maire de St Geyrac âgé de 61 ans
  • Pierre Folcon Peyly frère de la future domicilié à Lauzelie 27 ans
  • Simon Brassat Lapeyrière  sans profession âgé de 30 ans domicilié aux Bouyges   commune de Rouffignac.
  • Bernard Chabanne Beauregard adjoint au maire de Milhac.

Regardons les signatures

François Desmaison et sa femme Marie de Marqueyssac

Pierre Foulcon Peyly et sa femme Pétronille Brassat Lapeyrière (X 07 avril 1826 SG)

Gérard est sans doute l’adjoint de Saint Geyrac.

Jeanne et Antoine ANDRES auront :

Pétronille née le 15 janvier 1828 à Milhac. Elle meurt à St Geyrac le 13 juillet 1864 à l’âge de 36 ans. Elle était domiciliée à Périgueux et épouse de Pierre DORVAL BRASSAT LAPEYRIERE. Le prénom de sa mère Jeanne est suivi de Estelle.

Le mariage de Pétronille et Pierre inscrit BRASSAT LAPEYRIERE DORVAL avait eu lieu à Fossemagne le 28 janvier 1849.

Une autre fille Marie née à Fossemagne le 28 avril 1829.

3) Françoise FOULCON de PEYLY.

Elle est née le 25 janvier 1809 à Saint-Geyrac . Elle est décédée le 12 janvier 1822 dans la même localité, à l’âge de 12 ans.

4) Marie FOULCON de PEYLY.

Elle est née le 3 septembre 1812 à Saint-Geyrac . Elle est décédée le 20 avril 1834 à Eyliac (Dordogne), à l’âge de 21 ans.

Marie est décédée chez Suzanne Goursat veuve de Jean Desmaison et fille de Marc Goursat et Marie Foulcon Peyly sœur de son grand père Pierre. Suzanne est une cousine germaine de son père et non sa tante comme il est écrit dans l’acte de décès .
Sa mère est marquée Mespoulède Sableaux.

IV – Pierre FOULCON de PEYLY.

Il est né le 14 mars 1799 à Saint-Geyrac . Il est décédé le 3 juin 1876 dans la même localité, à l’âge de 77 ans. C’est lui qui reste à Lauzelie.

Il se marie avec Pétronille Rose BRASSAT LAPEYRIERE (‑1880), fille de Pierre BRASSAT LAPEYRIERE (‑1804) et d’Antoinette ANDRIEUX (1775 Ajat ‑) le 17 avril 1826 à Saint-Geyrac . Pétronille habite aux Bouyges commune de Rouffignac.

C’est François Desmaison de la Taleyrandie qui les marie en présence des témoins suivants :

  • François Gérard adjoint au maire François Desmaison , 38 ans
  • Front Gaillard Lacombe sans profession parent de la future 24 ans habitant Le Château de Montferrier.
  • Jean Carbonnière sans profession 21 ans de Rouffignac
  • Jean Coyral sans profession 29 ans de Fossemagne

Suivent les signatures

En 1836 le dénombrement de la Commune recense la « maison » de Mr Foulcon Peyly, maire Saint Geyrac. Il y a neuf personnes : 4 membres de la famille dont ; Marie Mespoulède la veuve de Jacques et  Simon  Achille le fils de Pierre et Pétronille âgé de 9 ans (né le 28 février 1827 à Saint Geyrac) Marie Lafaysse, 11 ans semble aussi en faire partie. Suivent 3 domestiques et un instituteur privé Joseph LABATTU âgé de 28 ans.

Pierre s’investira dans la marche de la Commune. Dès le premier registre du Conseil Municipal de 1822, on remarque sa signature à côté de celle du Maire François Desmaison. François Gérard est alors adjoint. Au décès de François Desmaison  en 1834, Pierre est « nommé Maire par le Préfet » avec pour adjoint Monsieur Brachet de Lamenuze.

Procès verbal de son installation  le 29 juin 1834

Le 15 août 1840 Pierre lit au Conseil Municipal un arrêté du Préfet nommant pour lui succéder Pierre Laroche Lacoudomie, de la Grêlerie pour lui succéder.

Il restera adjoint jusqu’en 1876 date de son décès.

Les époux meurent tous les deux à Saint Geyrac, Pierre  le 03 juin 1876 et Pétronille 4 ans plus tard le 16 février 1880 ils auront un fils.

       1) Simon Achille FOULCON de PEYLY, qui suit en V

V – Simon Achille FOULCON de PEYLY, notaire

Il est né le 27 février 1827 à Saint-Geyrac. Il est décédé le 21 mars 1901 à Périgueux (Dordogne), à l’âge de 74 ans à son domicile de Périgueux, à la Croix du Duc.

La propriété passe à Simon Achille,  il succède à son père au conseil municipal et devient adjoint de Monsieur Brachet de Lamenuze. Au décès de celui-ci en 1879 il le remplacera  jusqu’en 1881.

Le 23 juin 1881 la séance est ouverte par M. Beaupuy faisant fonction de Maire. Il installe le nouveau conseil municipal mais Achille n’en fait pas partie. Marc de Saleneuve  qui lui succède restera Maire jusqu’en 1900.

Le dénombrement de 1856 nous dit que Pierre et Pétronille sont toujours là mais Simon Achille plus connu sous le prénom d’Achille est marié. Il a épousé à Saint Germain de Belvès Marie Evelina LESCURE le 23 avril 1854 (Marie Evelina y est née le 23 juin 1827).

Sur l’acte de mariage on apprend qu’Achille est porté sans profession, que  les deux parents de la mariée sont décédés, la mère en 1831 et le père en 1851. Ils ont un contrat de mariage   passé à Belvès le 24 avril 1854 chez maître  Vigié.

Les témoins sont au nombre de quatre :

  • Pierre Vigié notaire à Belvès 40 ans
  • Antoine Sengense notaire à Milhac d’Auberoche 54 ans
  • Antoine Graffeille domestique 58 ans  demeurant à St Germain de Belvès
  • Pierre Pélégry domestique demeurant à St Germain de Belvès

Les deux domestiques n’ont pas signé pour ne savoir.

Simon Achille a de son union avec Marie Evelyne :

1) Elisabeth FOULCON de PEYLY.

Elle est née le 4 janvier 1855 à Saint-Geyrac. Elle est décédée le lendemain dans la même localité, à l’âge de 1 jour.

2) Pétronille FOULCON de PEYLY.

Elle est née le 4 janvier 1855 à Saint-Geyrac, jumelle d’Elisabeth elle est décédée le 17 mai 1856 dans la même localité, à l’âge de 16 mois.

3) Pierre Dominique Joseph FOULCON de PEYLY qu’on retrouvera en VI

Le  mois d’avril exactement le 4 avril  1856 avait apporté un garçon Pierre Dominique Joseph. Malheureusement pour Achille et son fils l’année se termina par le décès de Marie Evelina (†14 novembre 1856). Sur l’acte de naissance de Pierre Dominique Joseph on note la profession d’Achille « aspirant notaire »

Achille reprit une nouvelle épouse (entre 1856 et 1859) mais on ne trouve pas la date ni le  lieu de ce mariage.

Sa deuxième épouse Claire Antoinette Laure MARTIN naquit à Bergerac le 09 octobre 1830. Son père Jean André Martin âgé de 42 ans  juge d’instruction au tribunal, et sa mère Jeanne Exupérine RIVASSON âgée de 36 ans habitent Bergerac.

Le dénombrement de 1861 nous indique que Pierre Dominique Joseph a eu un petit frère Jacques François Alfred 03 septembre 1859 et une petite sœur Jeanne Marie Gabrielle le 21 septembre 1860, tous les deux nés à Saint Geyrac.

Sur les actes de naissance Achille est présenté comme notaire.

Aux dénombrements de 1861 et 1866 Achille n’apparaît pas.

En 1871  par contre on nous signale à nouveau Achille et il est noté juge de paix. Ce qui est compatible avec sa profession de notaire.  Celui de 1876 nous signale qu’Achille est notaire et que son fils du premier lit est étudiant en droit.

A 68 ans Achille vendra la propriété de Lauzelie le 24 novembre 1895; notaire de Milhac  Beau.

Il décèdera à Périgueux le 21 mars 1901 alors que sa femme est déjà morte elle aussi à Périgueux  le 14 septembre 1896. Ils étaient domiciliés à la Croix du Duc. C’est un quartier de Périgueux situé au Toulon, entre les rues de l’Aqueduc et du Petit-Réservoir. Il commence rue Ludovic Trarieux et se termine boulevard du Puyrousseau.

De sa seconde union sont nés

1) Jacques François Alfred FOULCON de PEYLY.

Il est né le 3 septembre 1859 à Saint-Geyrac.

Il est le fils légitime de Simon Achille, âgé de 32 ans, et de Claire Antoinette Laure, âgée de 28 ans, qui précèdent.

2) Jeanne Marie Gabrielle FOULCON de PEYLY.

Elle est née le 21 septembre 1860 à Saint-Geyrac.

Elle est la fille légitime de Simon Achille, âgé de 33 ans, et de Claire Antoinette Laure, âgée de 29 ans, qui précèdent.

VI Pierre Dominique Joseph FOULCON de PEYLY

Un jugement d’acte rectificatif d’état civil  du tribunal de Périgueux rendu le 16 décembre 1921 et transcrit sur nos registres le 21 octobre 1922 nous permet de retrouver la trace du fils d’Achille issu de son premier mariage.

Pierre Dominique Joseph, licencié en droit, chef de bureau au chemin de fer d’Orléans travaille à la direction   1 place Valhubert à Paris. Il est domicilié à Choisy le Roi. Il entame une procédure pour faire rectifier son nom de famille mal orthographié. Ce jugement  constate que depuis 1792 le nom de famille a été modifié et que preuves à l’appui fournies par le requérant il doit devenir FOULCON de PEYLY comme au temps de son ancêtre Etienne.

Il se mariera deux fois.

De son premier mariage avec marie Marguerite Antoinette de Vassal  il n’aura pas d’enfant.

Elle est née au château de Lacoste à Fongalop (Dordogne) le 23 mai 1857 et † 07 février 1900 à Paris 13ème.

Il se remarie le 29 avril 1905 à Mareuil sur Belle, Dordogne, avec Marie Bazinet.

On a plus de précision sur son travail, il est employé principal aux litiges à la Compagnie d’Orléans, domicilié à Choisy le Roi.

Les témoins sont les suivants :

  • Paul Bazinet officier d’administration d’artillerie  38 ans demeurant à La Rochelle frère de Marie
  • Edouard Leclerc  employé de commerce 31 ans  domicilié à Paris  beau-frère de Marie
  • Louis Motard chef de bureau des réclamations à la Compagne d’Orléans domicilié à Paris, 50 ans.
  • Victor d’Aranquy sans profession domicilié à Paris 38 ans cousin du marié.

De ce mariage naîtra une fille  à Mareuil sur Belle, Marie Josèphe Elisabeth Simone le 21 mars 1906. Elle épousera à Choisy le Roi  le 02 décembre 1929 Pierre Alexis Gaston Figuié (né le 12 mars 1909 à Choisy Le Roi).

Elle décèdera dans le 9ème  arrondissement de Paris le 07 août 1969. Elle était domiciliée 20 avenue du Raincy à Saint Maur des Fossés. Son mari décèdera le 27 décembre 1997 à Eaubonne (95) on ne peut savoir si elle a eu des descendants.

Quant à Pierre Dominique Joseph c’est à Choisy le Roi qu’on trouve son acte de décès en date du 07 avril 1928. Sa femme décèdera après lui mais on ne sait pas où.

Grâce aux extraits de l’acte de propriété d’Alain Farges on peut établir la liste des propriétaires de Lauzelie après la famille Foulcon de Peyly.

Simon Achille FOULCON de PEYLY (notaire à Milhac de 1854 à 1892) vend Lauzelie le 24 novembre 1895 (notaire Beau à Milhac) à Clément Gilbert CHARTROULE marié à Marguerite Adélaïde Rosa  HODEMOND. (contrat de mariage notaire  Foulcon Laborie St Cyprien 13 janvier 1894).

Clément Gilbert CHARTROULE vend Lauzelie le 01 juin 1902 (notaire Beau à Milhac) à Elie Albert BOUYSSAVY né le 06 janvier 1864 St Pierre de Chignac et décédé le 12 avril 1921, marié à Baptistine Marie PICAPER.

Monsieur BOUYSSAVIE et Monsieur BUHLER s’engagent dans des tractations de vente début  septembre 1920 jusque début avril 1921. Un accord est trouvé et M. BULHER rentre en possession de la propriété de Lauzelie .

M. Bouyssavie décède le 12 avril 1921 après avoir institué Mme BOUYSSAVIE son épouse pour sa légataire universelle aux termes d’un testament du 1er juillet 1920 (notaire Beau à Milhac).

Il a laissé pour seul héritier de droit son fils mineur Robert sous la tutelle légale de Mme BOUYSSAVIE. Après le décès de M. BOUYSSAVIE, M. BUHLER a assigné Mme BOUYSSAVIE en justice devant le Tribunal civil de première instance de Périgueux en réalisation  de la vente qui lui avait été consentie par son défunt mari. Le 23 juin 1921 Le Tribunal décida que Mme BOUYSSAVIE serait tenue de passer l’acte de vente à M BUHLER  au prix fixé.

François Joseph BULHER marié avec madame Euphrasie Anne Marie DESNOS (contrat de mariage à Alger 18 janvier 1898 notaire Me Mathis) échange Lauzelie le 21 juillet 1922 avec M. et Madame Louis FARGES contre leur propriété de Corrèze.

Généalogie de la famille Foulcon de Peyly