Les Maires de la Commune depuis 1790

Pour plus de renseignements sur la famille des Maires cliquez sur le lien actif.

                                                    

janvier 1790  FRANCOIS REYNAUD, sieur de la Vidalie, sieur de Giverzat, avocat à la cour, bourgeois de Périgueux, habitant la paroisse de Saint Front   et domicilié à La Cotte   

 1792 Mr BRASSAT (la Grëlerie)

1793 Mr de BEAUPUY Claude (né à Sainte Anne Guadeloupe)

An ||| de la République(1795) Mr DESMAISON(LaTalleyrandie)

An V|| (1800)  Mr BRASSAT MEYNOT Pierre (la Grëlerie)

1807/1830 Mr DESMAISON François (La Talleyrandie)

1830 /1832 Mr GERARD François (greffier au tribunal)

1832/1834 Mr DESMAISON François (La Talleyrandie) décédé en 1834

1834 /1840 Mr FOULCON PEYLI Pierre (Lauzelie)

1840 /1842 Mr LAROCHE LACOUDOMIE (La Grëlerie) médecin

1842/1860 Mr BRACHET LAMENUZE Joseph (La Cotte)

1860/1869 Mr BRACHET DE LA MENUZE  Pierre (La Cotte) jusqu’à son décès en 1879

1879 Mr FOULCON PEYlY (Lauzelie) qui était l’adjoint

1881/1900 Mr de SALLENEUVE Marc (La Talleyrandie)

1900/1926 Mr FOURNET DE VAUX Marc (la Grëlerie)

1926(31 10) /1932 Mr THEODORE Jean Augustin décédé le 01 07 1932

1932 (18 12) /1945 Mr PLAZANET louis

1945(13 05)/1947 Mr RENAUDIE Théophile décédé le 29 02 1947

Le 28 juin 1947  Mr BORD passe d’adjoint à Maire suite à ce décès

1947 (31 10)/1953 Mr BORD Louis     (élections 19 et26 octobre1947)

1953 (08 05) /1959 Mr de LORGERIL Gaëtan

1959(18 03/1971 Mr BEAUPUY André

1971 (21 03)/1977 Mr THEODORE Robert

1977/1995 Mr BELLINET René

1995/2020 Mr MATHIEU Jean-François

2020 Nils Fouchier

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La Gélie

                Quand on se penche sur le dénombrement de la population de La Douze on constate que le hameau de La Gélie n’apparaît qu’en 1866. Pourtant nous avons l’habitude à Saint Geyrac de trouver le nom de La Gélie associé à notre Histoire.

                A l’origine, il s’agit d’un hameau  sur la commune de Saint Félix de Reilhac  berceau de la famille Lacoste Lagélie qui donna des épouses dans certaines familles de notables de Saint Geyrac, à commencer par le Seigneur Jacques Delpy de Saint Geyrac qui épousa Madeleine Lacoste Lagélie en 1686.

                Le dénombrement de St Felix de Reilhac de 1861 nous indique que la Chartreuse de la Gélie est occupée par Joseph Sarlandie de la Robertie et son épouse Victorine née Lacoste Lagélie.

                La Gélie, de La Douze est donc un nom récent attaché à la construction de la ligne de chemin de fer Périgueux Agen mise en service en 1863, dont les 150 ans  en 2013, furent célébrés en grandes pompes. Un ouvrage d’art souterrain  de plus de 300m a été construit  et a pris le nom de Tunnel de La Gélie  parce que sa sortie sud se trouve sur la Commune de Saint Felix  au niveau de la Chartreuse de La  Gélie. Le lieu de construction de la gare prit tout naturellement le nom de « gare de La Gélie ».

              Dans le dénombrements de la population de La Douze de 1866 se trouvent recensés un aubergiste, sa femme et leur fille, puis les employés  de la gare : le chef de station et sa famille (3 personnes) et le chef de gare.  Au dénombrement de 1936 il y a 30 personnes occupant 7 maisons.

Petit à petit le hameau s’étoffera, l’aubergiste ajoutera  un petit négoce de produit frais locaux et de volailles.

On y trouvera un maréchal ferrant (1901) et son épouse tailleuse, puis un boulanger.

Marc de Saleneuve comprend tout de suite l’intérêt des abords d’une gare, même, isolée comme celle-ci. Il trouve un associé et  installe une usine de conserves. Il  propose une gamme de produits supérieurs  fabriqués avec la production  sur place : fruits et légumes mais aussi volailles, ainsi que les cèpes et les truffes… Voici une publicité dans un « journal de l’association médicale mutuelle 10/11/1905 ».

Son entreprise sera reprise  Par Mr Laronze .

D’autres commerces s’installeront, un commerce de bois et un réparateur de cycles et motos. On y trouvera « l’Hôtel- restaurant de la gare »  qui se nommera un temps « Hôtel d’Angleterre ».

Bien que La Douze possède une gare aux Versannes, celle de La Gélie vit affluer des voyageurs des communes environnantes qui se rendaient aux différents marchés et foires.

Le Conseil Municipal de Saint Geyrac fait le constat suivant dès 1864.

Transcription :

« Considérant que les réparations des chemins vicinaux ordinaires sont urgentes et que le chemin de grande communication n°7 a besoin de peu d’entretien d’après les travaux dont il a été l’objet l’an dernier et d’après le nombre décroissant des voyageurs qui le parcourent depuis l’établissement de la station de La Gélie ; »

Même constat en 1865 et 1867.

La gare avait en plus des voyageurs, une activité de marchandises. Outre l’expédition de denrées alimentaires, celle de bois, de scieries  et de vanneries prirent une place considérable dans son activité.

Cette vannerie fabriquée à partir du châtaignier qui couvre nos forêts, occupait une place très importante dans l’artisanat  local, particulièrement à Lacropte. Les paniers sont expédiés au départ de la gare de La Gélie à destination de la capitale.

Les noms attribuée à la place de la gare et aux routes y accédant en cette année 2021 sont explicites.

On est accueilli par cette plaque à l’entrée de la place devant la gare. Le bâtiment  a été vendu et sert d’habitation privée tout comme beaucoup d’autres  petites gares.

On accède à cette place par la route des feuillardiers…

Les habitants de La Gélie et de  nos hameaux les plus proches, la Taleyrandie et Landrevie, organisèrent dès le début des années 1930 une fête annuelle au mois de juin. Elle disparaîtra avec le déclin du hameau dû au déclin du transport ferroviaire.

                 Ce coin isolé pourvu d’une voie ferré  sera repéré par les groupes de résistants de la guerre 39-45, particulièrement nombreux dans notre région.  Une fois  la voie sabotée il était très facile de se perdre rapidement dans la forêt.

Les « roulants » de Périgueux dont mon père François Galinat, redoutaient le passage du tunnel de La Gélie, surtout quand ils  « faisaient le détail »  c’est-à-dire un train de marchandises.

Une nuit le « passage du trou »  fut dramatique, il «sauta avec sa machine » !

Sa locomotive  qu’il conduisait avec pour chauffeur  Robert Lesné, était en double traction. Celle de tête  était conduite par un autre mécanicien et son chauffeur Mr Faurel. Nous connaissions bien Robert Lesné et Mr Faurel qui venaient souvent à la maison.

La bombe posée par les maquisards  dans le tunnel, éclata  sous le « tender » de la première locomotive. Le mécanicien et son chauffeur furent  grièvement blessés. Mr Faurel  eut une jambe prise entre le tablier et la plateforme, de la locomotive.

 Son fils vint à la maison  donner des nouvelles dès le matin. Mon père était rentré sans bruit et se reposait. C’était un taiseux…il n’avait pas jugé bon d’en informer sa femme, pour ne pas l’inquiéter. Le fils Faurel expliqua donc les évènements de la nuit à ma mère, devant nous les 3 enfants. Il me semble me souvenir qu’il disait « qu’on avait coupé le pied ou la jambe de son père ».

Ce dont je me souviens c’est  qu’il  ne « remonta plus sur les machines ».

Les occupants de la seconde locomotive, mon père et Robert Lesné  furent très choqués et eurent de graves séquelles auditives.

1962

François Galinat portant sa petite fille Véronique et Robert Lesné  …ils sont à la retraite. Ils avaient repris du service pour  conduire ce vieux modèle de locomotive à vapeur lors d’une manifestation à Périgueux.

1955

François Galinat debout devant « sa locomotive »  avec son chauffeur  Albert  Tarche.

C’est  avec une locomotive semblable à celle-ci que François Galinat et Robert Lesné  « sautèrent dans le trou »  de La Gélie pendant la guerre.

Sources

Archives départementales de la Dordogne

Bibliothèque Nationale

Archives privées.

Desmaison de la Taleyrandie

Du plus loin que je puisse remonter, l’Histoire de la taleyrandie se confond avec celle de 4 familles descendants les unes des autres : de Malbec, Desmaison, Laroche, de Saleneuve

De Malbec; de Pech-Alvet, de Fleurac, de la Grange, de Lapeyrière

Armes : d’azur à trois têtes de griffon à langue de vipère, arrachées d’argent

Le nom de cette famille est accompagné dès le XVème siècle de la qualification de noble et d’écuyer.

A Fleurac, les de Malbec possédaient Puycharbey et au sud de notre paroisse la Taleyrandie.

Dans le recueil des actes d’état-civil de la Commune on trouve : le 23/09/1682 mariage de Pierre Martin et Françoise de Malbet de la Taleyrandie.

.Dans un document de décembre 1700 ( AD 33,C4186) sur un dénombrement fourni par Jacques Delpy seigneur de Saint Geyrac,il est dit que ses tennements touchent « le tennement de la Taleyrandie appartenant au Sieur de Péchalbèges ».

I – Antoine DESMAISON SIEUR de FAYARD.

Il est décédé le 2 juin 1753 à Saint-Pierre-De-Chignac (Dordogne).

Il se marie avec Julie FAYOLLES.

Les enfants

        1) François DESMAISON Il est né le 9 avril 1680 à Saint-Pierre-De-Chignac (Dordogne).

        2) Madeleine DESMAISON Elle est née le 1er juin 1682 à Saint-Pierre-De-Chignac (Dordogne).

        3) Jean DESMAISON. Il est né le 6 avril 1684 à Saint-Pierre-De-Chignac (Dordogne).

        4) Pierre DESMAISON Il est né le 21 décembre 1686 à Saint-Pierre-De-Chignac (Dordogne).

        5) Alexis DESMAISON.  Il est né le 10 janvier 1693 à Saint-Pierre-De-Chignac (Dordogne).

        6) François DESMAISON, qui suit en II.

II – François DESMAISON.

Armes des Desmaison

d’azur à la maison flanquée de 2 tours d’argent, sommée d’un arbre de sinople, au chef d’or chargé de 3 étoiles de gueule.

Ces deux armoiries ont été crées par les enfants de la classe unique de la Commune, dans les années 1970, suivant les détails de Monsieur de Froidefond.

François Desmaison est né le 12 septembre 1696 à Saint-Pierre-De-Chignac (Dordogne).

Il se marie avec Marguerite de MALBEC (17081758), fille de Gabriel de MALBEC et de Marie de SAUNIER, en 1737.

La première naissance d’enfant a lieu en 1738 on peut penser que le mariage a eu lieu en 1737, elle a alors 17 ans environ…elle a dû se marier à Fleurac or de 1720 à 1736 les registres manquent et pas de mariage en1737.

Peu après son mariage, il offira à l’église de Saint Geyrac un tableau représentant son Saint patron, Saint François de Salles au bas duquel il fera inscrire « A Saint Fançois de Salles mon patron, Desmaison de la Taleyrandie 1739 ».

Ce tableau est accroché actuellement dans le chœur de l’église sur le mur gauche.

François Desmaison est décédé le 1er mars 1787 à Saint-Geyrac (Dordogne), à l’âge de 90 ans.

Son acte de décès porte la mention suivante  « François Desmaison Sieur de Fayard Seigneur de laTaleyrandie. »

Les enfants

        1) Anne DESMAISON de LA TALEYRANDIE.

      Elle est née le 24 décembre 1738 à Saint-Geyrac (Dordogne).

    Elle se marie avec Joseph Etienne ROUVERON SIEUR de MASAUPREN (17331792), écuyer, fils de Jean ROUVERON et d’Antoinette LATREILHE le 15 février 1757 à Saint-Geyrac (Dordogne). Joseph Etienne a 24 ans et Anne a 18 ans.

        2) Pierre DESMAISON de LA TALEYRANDIE, qui suit en III.

        3) Marie DESMAISON de LA TALEYRANDIE.

   Elle est née le 9 novembre 1744 à Saint-Geyrac (Dordogne). Elle est décédée le 9 juillet 1750 dans la même localité, à l’âge de 5 ans.

      4) Antoine DESMAISON de LA TALEYRANDIE.

        5) Léonard DESMAISON de LA TALEYRANDIE.

III – Pierre DESMAISON de LA TALEYRANDIE.

Il est né en 1741.

Il se marie avec Marguerite FOULCON LABORIE (17261815), fille de Jean François (Jean Baptiste) FOULCON LABORIE (1701‑1779) et de Jeanne REYNAUD de LA VIDALIE (1700‑1778) le 10 juin 1760 à Périgueux (Dordogne), Saint Front. Il a 19 ans.

Il épouse une descendante de Joseph Reynaud qui possède la Cotte.

témoins à ce mariage :

Jean Faucon de Laborie père de Marguerite

François Reynaud , Sieur de la Vidalie avocat à la cour,cousin germain de Marguerite

Jean Faucon ,son frère

Antoine Fayolle, (de la belle famille d’Antoine Desmaison le grand-père.)

Ils sont tous Bourgeois de la Ville de Périgueux.

En 1773, le marquis de Hautefort comte de Montignac baron de Thenon poursuit Pierre en justice pour ne pas avoir payé depuis 1754 « des rentes annuelles et foncières » comme jouissant et possédant des biens de son beau-père (Foulcon). Pierre se défend et déclare ne posséder ni n’avoir possédé aucun bien dans le tennement cité et demande le remboursement des dépenses occasionnées par cette affaire. N’étant marié que depuis 1760 , la dette ne pouvait au plus , partir que de cette date…

Il est décédé le 6 juillet 1776 à Saint-Geyrac (Dordogne), à l’âge de 35 ans.

Il est mentionné sur son acte de décès « Pierre Desmaison  Seigneur de la Taleyrandie, juge du marquisat de La Douze » et qu’il a été enterré dans ses tombeaux,  dansl’église,  témoin le Sieur Pierre Sengense maître Chirurgien.

Les enfants

        1) Jeanne DESMAISON de LA TALEYRANDIE.

        Elle est née le 2 mai 1761 à Saint-Geyrac (Dordogne).

Parrain : Pierre Foulcon Sieur de Peyly

Marraine Jeanne Reynaud demoiselle Delaborie.

Le parrain a signé ,pas la marraine.

Elle se marie avec Etienne MONRIBOT de Mauzens (1758), négociant, fils de Jean MONRIBOT et d’Élisabeth BOISEL

le 20 novembre 1793 à Saint-Geyrac (Dordogne). Etienne a 35 ans et Jeanne a 32 ans.

        2) Élisabeth DESMAISON de LA TALEYRANDIE.

        Elle est née le 29 avril 1764 à Saint-Geyrac (Dordogne).

        3) François DESMAISON de LA TALEYRANDIE, qui suit en IV.

4) Jean DESMAISON de LA TALEYRANDIE.

        Il est né le 17 novembre 1769 à La Douze (Dordogne).

        L’acte est du 22, son père est juge à La Douze.

       Il se marie avec Suzanne (Suzanne) GOURSAT (1837), fille de Marc GOURSAT et de Marie FOULCON PEYLY le 30 avril 1811 à Eyliac (Dordogne).

       Pour Suzanne  c’est un deuxième mariage : elle avait épousé le 21 octobre 1798 à Eyliac,François Mathurin  RUAULT qui mourut le 11 avril 1809 à La Bachellerie (24). Elle connait bien notre commune : Etienne Foulcon de Peyly qui épousa Isabeau Gaillard le 17 mars 1728 à Périgueux et entre ainsi à Lauzelie est son grand père.

   Une précision sur la famille GOURSAT :

   Le frère, de Suzanne , Pierre Goursat né le 26 mai 1766 à Eyliac, épousa en premières noces Anne GAUTIER du DEFAIX.

   Par ce mariage il entre dans la famille Gaillard Lacombe , Léonard Gaillard Lacombe ayant épousé la sœur de Anne.

     Après le décès d’Anne en  1823, il épousa sa nièce par alliance Jeanne (Chloé) GAILLARD LACOMBE (fille de Léonard Gaillard Lacombe) le 3 juillet 1827 à Saint Geyrac.

    Jean Desmaison de la Taleyrandie est décédé le 7 avril 1819 à Eyliac (Dordogne), Beauséjour, à l’âge de 49 ans.

    Il était  maire d’Eyliac à son décès.

Sa femme Suzanne meurt le 13 avril 1837 à Eyliac et on remarque que le nom Desmaison est suivi de Saint Martin , pour se distinguer des autres Desmaison. pratique courante…

IV – François DESMAISON de LA TALEYRANDIE

Il est né le 30 mai 1765 à Saint-Geyrac (Dordogne).

Il se marie avec Marie Élisabeth de MARQUEYSSAC (17791856), fille de Pierre de MARQUEYSSAC chevalier DELAVEILLE et de Jeanne GEOFRE DEES RIVIERES le 19 août 1796 à Saint-Pierre-De-Chignac (Dordogne). François a 31 ans et Marie Élisabeth a 16 ans.

François Desmaison s’impliquera beaucoup dans la conduite de la Commune.

En 1789 le 6 mars a lieu au presbytère une réunion du tiers-état (de notre Commune) pour la nomination de deux députés à qui on remettra un cahier de doléances  qui sera porté à l’assemblée préliminaire. Cette assemblée présidée par le Grand Sénéchal du Périgord se tiendra à Périgueux,  le 11 mars 1789.

Le 6 mars 1789, on choisira : Pierre Brassat sieur du Meynor et François Desmaison  le fils de Pierre et Marguerite Foulcon  pour porter notre cahier de Doléances .

Après la Révolution , notre Paroisse devient une Commune.

La Constitution de l’an III (1795) fait des Communes la division unique des départements. Les Maires sont alors nommés et choisis parmi les notables.

Le Préfet nomme comme Maire François DESMAISON jusqu’en 1800. Il est à nouveau nommé Maire en 1807 jusqu’en 1830, puis en 1832 jusqu’à son décès le 17 mai 1834 à l’âge de 68 ans. Il est enterré dans le cimetière de  Saint Geyrac. On peut lire sur sa tombe « Ici reposent les cendres de Mr François Desmaison de la Taleyrandie, né le 30 mai 1765- décédé le 17 mai 1834-fut bon époux et bon ami» puis « Donnez une larme à sa mémoire ».

Photo ; J Galinat

Premier Registre du Conseil Municipal de Saint Geyrac ouvert en 1822 par son Maire François Desmaison (Archives de la Dordogne)

Délibération prise la 27/12/1822 : souscription pour offrir le domaine de Chambord au duc de Bordeaux

transcription                                                                                                                                                       

« Aujourd’hui 27 décembre 1822 le Conseil municipal réuni au lieu ordinaire de ses séances d’après l’autorisation de monsieur de Cintré préfet de la Dordogne Monsieur le Maire a mis sous les yeux une circulaire de Monsieur le Préfet sous la date du 19 novembre dernier portant souscription pour parvenir au paiement du domaine de Chambord dont la France se dispose à faire un don à Monseigneur le Duc de Bordeaux*.Les membres soussignés d’après le dévouement qu’ils ont pour l’auguste famille des Bourbon ont à l’unanimité arrêté que la somme de 24F serait offerte pour aider au paiement dudit Domaine de Chambord. Laquelle somme sera prise sur l’excédent du budget de 1823. Ledit Conseil est très peiné que la position de la Commune ne lui permette de lui offrir qu’une si modique somme. »                                                                                                                                   

*Henri de Bourbon, Duc de Bordeaux, Comte de Chambord  .1820-1883 Fils posthume de Charles Duc de Berry.   

Il reçut peu, après sa naissance, grâce à une souscription nationale le Domaine de Chambord dont il devait prendre le nom. Les évènements politiques le conduiront en exil et il ne rentrera sur son domaine qu’en 1871.

Prétendant légitimiste au trône de France sous le nom de « Henri V » après la mort de son grand-père Charles X, il refusa le drapeau tricolore en 1878, empêchant ainsi une restauration monarchique. Il garda le domaine jusqu’à sa mort. Le château passa par testament aux Bourbon-Parme. L’ Etat l’acheta en 1930 .  

           

Le 28/01/1826 c’est le renouvellement quinquennal de la nomination du Maire et de l’adjoint.

Le comte de Cintré Préfet reconduit François Desmaison et son adjoint François Gérard.

Le 05/03/1826 c’est la prestation de serment : « Je jure fidélité au Roi obéissance à la Charte constitutionnelle et aux lois du Royaume. »

Révolution –Consulat-Empire –Restauration avec louis XVIII (1816/1824) Charles X (1824/1830).

Ce sont les ordonnances de Charles X du 25 juillet 1830 qui emporteront la restauration des Bourbon .Elles suspendent le régime constitutionnel, la liberté de la presse, la chambre des députés est dissoute, la loi électorale est modifiée  etc……Paris répond par l’insurrection des 27,28,29 juillet, « les trois glorieuses ».Charles X, retiré à Rambouillet,  abdique le 2 août 1830 en faveur de son petit-fils le duc de Bordeaux  Comte de Chambord(cf plus haut  délibération  du 27/12/1822) qui devient Henri V. Refusant le drapeau tricolore, une partie des « révolutionnaires » de ces journées lui préfèrera Louis Philippe qui  deviendra le « Roi des Français ».

Le 19/09/1830 à nouveau prestation de serment François Desmaison et son adjoint sont reconduits.

Mais le 24 changement :  Desmaison est suspendu et c’est Gérard qui est nommé maire et Mr de Lamenuze adjoint. On prête encore serment !

Le 22/12/1831 François Desmaison reprend sa place et Mr de Lamenuze reste son adjoint et on prête encore une fois serment !! Cette fois il y a une modification « Je jure fidélité au Roi des Français, obéissance à la Charte constitutionnelle, et aux lois du Royaume ».

Le mandat de François Desmaison sera interrompu par son décès le 17/05/1834.

            

 On a oublié le nom de famille de son gendre : il faut lire Jean Baptiste Camille Laroche.

Jean Baptiste Camille  suit les traces de son père il est devenu avocat et domicilié à Thenon.

François Gérard est toujours conseiller et assure les fonctions de la justice de Paix du canton de Saint Pierre de Chignac.

Le décès est constaté par Mr de Lamenuze son adjoint qui rédige l’acte.

François Desmaison sera inhumé dans le cimetière qu’il a lui-même décidé avec son conseil dès 1822.

On trouve la première délibération relative à ce projet le 01/01/1822.On y parle de l’achat du terrain, de la construction de la clôture et surtout du financement du projet. Il faudra attendre la fin de l’année pour que  le projet cimetière soit autorisé par une ordonnance royale en date du 11/12/1822. François Desmaison signera l’acte le 14/04/1823 devant Maître Sarlandie de la Robertie notaire à La Douze.

Le 30 mai 1836 le Maire Mr Brachet de Lamenuze  rappelle aux conseillers qu’il faut utiliser la somme 100F donnée par la veuve de François Desmaisons pour les remercier de lui avoir permis d’élever « un mausolée » sur la tombe de son mari. Cette somme doit être employée avant le 13 avril 1837, dans l’église pour la chapelle Notre Dame ; passé ce délai les 100Fseront à la disposition du Conseil.

Le bâtiment de la Taleyrandie fut qualifié de « repaire noble, » puis de « château ».

Voici ce qu’il restait du « château » avant qu’il ne disparaisse complètement dans un incendie dans les années 1970.

photos : collection privée

Les enfants

        1) Marguerite Justine DESMAISON de LA TALEYRANDIE, qui suit en V.

        2) François DESMAISON de LA TALEYRANDIE.

        Il est né le 10 décembre 1800 à Saint-Geyrac (Dordogne). Il est décédé le 22 décembre suivant dans la même localité, à l’âge de 12 jours.

         3) Jeanne Marie DESMAISON de LA TALEYRANDIE.

        Elle est née le 30 octobre 1804 à Saint-Geyrac (Dordogne). Elle est décédée le 16 septembre 1807 dans la même localité, à l’âge de 2 ans.

V – Marguerite Justine DESMAISON de LA TALEYRANDIE.

Elle est née le 19 février 1799 à Saint-Geyrac (Dordogne). Elle est décédée le 25 janvier 1880 à Milhac-D’Auberoche (Dordogne), à l’âge de 80 ans.

Elle se marie avec Jean Baptiste Camille LAROCHE (17971875), avocat, fils de Jean Michel LAROCHE (1756‑1836) et d’Elisabeth Louise Marguerite DUBREUILH de LA BRUYERE (1771‑1805) le 9 août 1819 à Saint-Geyrac (Dordogne). Jean Baptiste Camille a 22 ans et Marguerite Justine a 20 ans. Ils sont cousins . Voici leur acte de mariage.

Tous les deux descendent des époux Foulcon de Laborie -Reynaud ( de la Côte) par deux filles : Marguerite épousa Pierre Desmaison (grand-père de Marguerite Justine Desmaison ) et Marguerite Elisabeth épousa Jean Baptiste Dubreuilh de la Bruyère (grand- père de Jean Baptiste Camille LAROCHE).

A partir de 1836 et sur 100 ans on dispose du dénombrement de la population des communes. Ce recensement se fait le plus souvent par lieu-dit, puis par maison et on peut y trouver des pistes importantes. En comparant les dénombrements de Saint Geyrac et de Milhac on peut retracer une bonne partie des évènements familiaux des descendants de la famille Desmaison.

Les Laroche apparaissent sur le dénombrement de 1841 ; ils ont soit hérité soit acheté le château de Labesse entre 1836 et 1841.

Cet ancien repaire noble devient la propriété du Seigneur de la Besse en 1533 après avoir été celle d’anciens chevaliers de la châtellenie d’Auberoche entre le XIIème et le XVIème. Il possède une tour à mâchicoulis du XVème surmontée d’un toit circulaire pointu. Le corps de logis de plan rectangulaire est élevé sur deux niveaux. Son toit à quatre pans est très élevé et percé de plusieurs fenêtres dites en chien assis.

documents : périgord.centerblog.net

Les enfants

  • 1) Marie Méloë Léontine LAROCHE:
  • Elle nait le 29 juin 1820 à Thenon.
  • Elle épouse le 6 juin 1841 Joseph Ferdinand BROU de LAURIERE. (1782/1841) dont le frère Pierre Paulin donnera la Branche des bâtisseurs de l’Hôtel particulier  » Brou de Laurière » au bas de l’avenue Georges Pompidou à Périgueux.
  • Ils auront 7 enfants

        2) Marie Hélène Sophie Léa (Ida) LAROCHE, qui suit en VI.

        3) Suzanne Marie Marguerite LAROCHE.

        Elle est née le 11 novembre 1824 à Thenon (Dordogne). Elle est décédée le 7 octobre 1847 à Milhac-D’Auberoche (Dordogne), à l’âge de 22 ans.

        4) Léo LAROCHE.

        Il est né le 30 octobre 1832 à Périgueux (Dordogne).

        Il est le fils légitime de Jean Baptiste Camille, âgé de 35 ans, et de Marguerite Justine, âgée de 33 ans, qui précèdent.

Il fut Maire de la Commune de Milhac d’Auberoche de 1871à 1881 et de 1884 à 1900.

Il resta célibataire. Il meurt 16 mars 1900 au château de Labesse . La déclaration de décès est faite par Marc de Saleneuve 47 ans, sans profession ,propriétaire à la Taleyrandie et Maire de Saint Geyrac et Fernand de laurière,43 ans sans profession domicilié à Saint Céré dans le Lot, tous deux neveux du défunt.

VI – Marie Hélène Sophie Léa (Ida) LAROCHE.

Elle est née le 22 septembre 1822 à Thenon (Dordogne).

Elle se marie avec Charles François Sobienski de SALENEUVE (18161906), fils de Pierre Romain de SALENEUVE (1784‑1822) le 27 novembre 1848 à Milhac-D’Auberoche (Dordogne). Charles François Sobienski a 32 ans et Marie Hélène Sophie Léa (Ida) a 26 ans.

Charles François Sobienski est né à Montcaret le 07/07/1816 de Pierre Romain ,38 ans, propriétaire, Juge de paix dans le canton de Véline et de Marie Eugénie David.

Pierre Romain est né à Bordeaux en 1784 ( ?) et †25/01/1822 à Montcaret dont il fut le Maire.

D’où vient ce prénom curieux de Sobienski ? le désir d’un parrain?

On ne le voit dans aucun des dénombrements. Dans celui de 1856 soit 8 ans après son mariage sa femme Ida apparaît avec deux enfants aux identités fantaisistes.

Sa famille est noble, et serait originaire de Genève ou de Neuchatel.

extrait de l’Annuaire héraldique contenant la nomenclarture de toutes les familles françaises et étrangères/1894


On remarque la transformation du nom de Laroche en Laroche de Labaisse.

Charles et Marc sont les deux enfants de Sobienski de Saleneuve et de Ida Laroche.

Le couple vivra le plus souvent au château de Lardit à Cambes en Gironde.

L’a-t-il acheté ou a-t-il hérité?

En Gironde il s’adonne à la culture de la vigne comme à la Taleyrandie.

Charles François Sobienski de Saleneuve décède le 19/09/1906 à Montcarret.

Photo ; http://www.chateau-fort-manoir-chateau-eu

« Des documents d’archives permettent d’affirmer l’existence de ce château dans la commune de Cambes depuis 1624. Il est sans doute plus ancien. Le noyau central est peut-être la partie la plus vieille. C’est un grand pavillon carré de 2 niveaux sous étages de combles, flanqué d’une tour d’escalier circulaire. Il est encadré de 2 ailes basses sans étage. L’une d’elle voit sa toiture transformée au XIXème   en une élégante terrasse à balustres surmontée à son extrémité par 2 fines tourelles décoratives. La seconde aile est complétée de communs en retour d’équerre. Un pigeonnier coiffé d’un dôme de pierre marque le croisement des deux ailes. Des peintures murales du XVIIème étaient autrefois visibles à l’intérieur mais elles ont disparu complètement aujourd’hui. »

Au dos d’une carte postale reçue par Elise Gaillard demeurant à Landrevie et employée dans la famille de Saleneuve, on remarque la date du 24/11/1908 et l’adresse : château de Lardy. A cette date Charles François Sobienski de Saleneuve est décédé. Elise est donc l’employée de Marc de Saleneuve. Une enveloppe de 15/03/1908 est adressée à Elise (Maria) chez les de Saleneuve à la Taleyrandie. Leur domicile porte le nom de château. On l’entend encore dénommé ainsi  par les personnes âgées.

Les enfants

        1) Jean Baptiste Marie Charles Camille de SALENEUVE.

        Il est né le 21 mai 1850 à Périgueux (Dordogne). Il est décédé le 19 novembre 1917 dans la même localité, à l’âge de 67 ans.

        Il se marie avec Marie Germaine JOURDANET le 6 janvier 1880 à Sarniguet (Hautes-Pyrénées). Jean Baptiste Marie Charles Camille a 29 ans.

        D’où :

                a) Marie Louise de SALENEUVE.

                Elle est née en 1865. Elle est décédée en 1950, à l’âge de 85 ans. 

                b) Alain de SALENEUVE.

                Il est né en 1880. Il est décédé en 1918, à l’âge de 38 ans.

                c) Jean de SALENEUVE.

                Il est né en 1881. Il est décédé en 1931, à l’âge de 50 ans.

                  d) Pierre de SALENEUVE.

                Il est né en 1881. Il est décédé en 1887, à l’âge de 6 ans.

                e) Anne Marie de SALENEUVE.

                Elle est née en 1883. Elle est décédée en 1980, à l’âge de 97 ans.

        2) Jean Baptiste Charles Romain Marc de SALENEUVE, qui suit en VII.

VII – Jean Baptiste Charles Romain Marc de SALENEUVE.

Il est né le 2 juin 1853 à Montcarret. Il est décédé le 12 mars 1916 à Saint-Geyrac (Dordogne), à l’âge de 62 ans.

Il se marie avec Marie Marthe Geneviève MARAVAL le 11 octobre 1881 à Sarlat-La-Canéda (Dordogne). Jean Baptiste Charles Romain Marc a 28 ans.

A partir de 1881  peut-être même à partir de son mariage avec Geneviève Maraval, Marc revient à la Talayrandie  où il vit avec sa mère Ida. Après la mort de Camille Laroche le 31/03/1875 à Milhac le Château de La Besse est habité par Léo et sa Mère Marguerite Justine Desmaison .Elle † 25/01/1880 : Léo reste seul.

Marc de Saleneuve sera maire de Saint Geyrac de 1881 à 1900. Il ne se contentera pas de cette fonction et sera le « candidat réactionnaire » en 1889 au Conseil général pour le canton de St Pierre de Chignac, contre Monsieur Secrestat sortant. Son élection sera annulée par le Conseil d’Etat : il a 1 voix d’avance. On revotera et Mr Secrestat Républicain l’emportera.

En 1901 le dénombrement nous signale que le même Marc de Saleneuve est recensé dans les Communes  de Saint Geyrac et de Milhac! Chez nous on le trouve avec sa femme, sa fille Renée et une institutrice privée.

A Milhac il est également recensé avec sa fille Renée au château de La Besse !! Ce qui lui permettra de devenir Maire de Milhac de 1900 à 1916 ! Il succède à son oncle Léo Laroche.

Profitant de la construction de la ligne de chemin de fer Périgueux Agen en 1863 et de la création ▶▶▶ de la gare de La Gélie, un hameau important et très actif va se créer.

Marc de Saleneuve y implantera une usine de conserves de produits locaux. Le journal de l’association médicale Mutuelle en assurera la publicité dans son numéro du 10/11/ 1905.

Un extrait de « L’Annuaire du Tout Sud Ouest »du 01/01/1911 nous donne une idée de la position de la famille au sein de la société de son époque.

Le comte Alain de Saleneuve et le vicomte Jean de Saleneuve , enfants de Charles ont épousé les deux sœurs de Cornulier.

Alain de Saleneuve perdra la vie au cours de la guerre 14-18.

extrait : »Tableau d’Honneur-morts pour la France guerre 14-18″ publié en 1921

les enfants au nombre de 3

        1) Renée Marie de SALENEUVE.

        Elle est née le 7 février 1883 à Saint-Geyrac .

A Saint Geyrac, le 29/09/1902 « dans la salle d’école de garçons, publiquement portes et fenêtres ouvertes » Renée Marie épouse Louis Marie Henri Dupuy de la Grand’Rive né et  domicilié à Libourne.

Le journal parisien « Gil Blas » annonce la nouvelle le 06/10/1902. A la lecture de l’article on en conclut que le mariage religieux n’a pas eu lieu à Saint Geyrac mais à Milhac.

Ce sont eux que nous retrouverons au château de Labesse dès le dénombrement de 1911 jusquà celui de 1936.

Le mari sera propriétaire exploitant. La famille vit avec ses 3 enfants : Anne °1903,Marie °1906 et Marie Louise ° en 1911 ,toutes sont nées à Milhac.

La famille est aidée par des domestiques dont un cocher en 1911.

La recensement de 1936 nous indique des changements dans la famille.

La dernière fille s’est mariée .Elle a épousé le 20 mars 1933 à Milhac Henri Joseph Yvan de Roffignac. Il est né en 1903 à Sainte Adresse, en Seine Maritime.

Ce sont eux que nous trouvons installés en 1936 avec leur fils Maxime Joseph Gaëtan Christian Le Château est suffisamment grand pour héberger la mère de Marie Louise et Geneviève de Saleneuve la grand mère.

Des domestiques sont attachés à la famille une dame de maison engagée par les de Roffignac et une cuisinière par Madame de la Grand Rive.

Pour l’extérieur 3 ouvriers : en plus du Français Antoine Valada, un italien et tchèque ,engagés par les de Roffignac.

En tout 10 personnes sont recensées pour le château.

        2) Roger Marie de SALENEUVE.

        Il est né le 26 juillet 1885 à Saint-Geyrac (Dordogne).

  Il se marie avec Marthe BARON le 29 avril 1918 à Sarlat-La-Canéda (Dordogne). Roger Marie a 32 ans.

                le Figaro du 30/05/1918 annoncera le mariage du Vicomte Roger de Saleneuve .

« Il y a quelques jours a été célébré, à Sarlat, le mariage du vicomte Roger de Saleneuve avec Melle Marthe Baron. Les témoins du marié étaient, la comtesse de Carbonnières de Saint-Brice, sa tante et le comte de Valon son cousin ; ceux de la mariée étaient : Mr Raymond Serville ancien bâtonnier de l’Ordre des avocats de Toulouse, et Mr Raoul de Pydemart, inspecteur général des postes et télégraphes, ses oncles. »

Roger de Saleneuve s’intéressa lui aussi à la marche de la Commune.

Aux élections de 1912 il est élu conseiller et le restera jusqu’en 1929. A cette date il devient l’adjoint de Mr Théodore. Quand le maire décède le 01/07/1932 Roger de Saleneuve refuse d’endosser les habits de Maire. On doit donc élire un conseiller pour avoir le Conseil au complet afin d’ élire un nouveau Maire. C’est Mr Plazanet qui sera élu conseiller  le 11/12/1932.L’élection du Maire aura lieu le 18/12/1932 sous la présidence de Mr de Saleneuve adjoint qui installe Monsieur Plazanet dans ses fonctions de Conseiller Municipal. Puis, on procède à l’élection du maire : un  seul candidat, Monsieur Plazanet est élu en faisant le plein de voix. Roger  de Saleneuve restera adjoint jusqu’en 1935. En 1935 il sera élu conseiller mais ne briguera pas le poste d’adjoint. Il ne participera pas aux élections d’après-guerre en 1945. Il décède à Saint Geyrac le 09/04/1953 et est enterré dans le cimetière, tombe des Desmaison.

Il aura un fils Raoul Marie Gérard. Il est né le 17 février 1919 à Montauban (Tarn-Et-Garonne). Il nait chez la sœur de sa mère épouse de Paul Marie Henri Laurent Méric de Bellefon et ce jour-là son père est absent.

Il épousera Marguerite Alice Recht.

Son acte de décès en date du 09/08/1973 établi à Bordeaux à l’Hôpital Pellegrin nous donne les indications suivantes : son domicile –rue des violettes prolongée à Trélissac et son métier- chauffeur poids lourd.

     3) Marie Yvonne de SALENEUVE. Elle est née le 7 septembre 1889 à Saint-Geyrac (Dordogne).

Paroisse – Seigneurie

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            Jusqu’à la Révolution la paroisse était le territoire  de base du royaume. Son origine et sa nature religieuse faisaient que les élites et les administrations la considéraient comme circonscription de base. Le curé était estimé comme le personnage et l’interlocuteur essentiel, le clergé et de rares notables étant parfois les seuls à être instruits.

            On vit apparaître un autre mot pour désigner la   paroisse ou souvent plusieurs réunies ou même une partie de paroisse : La seigneurie

Cette seigneurie comprend 2 parties :  

Le château où résident le seigneur et sa famille

Les parcelles de terrain concédées à des fermiers qui paient une redevance au Seigneur.

Le Seigneur a en plus le monopole sur le moulin, le four, le pressoir et dispose à son gré du droit de pêche et de chasse.Il dispose du droit de haute, moyenne et basse justice.

Au début nous appartenions à deux familles, les Reilhac et les Vals. Mais bien peu de documents sont à notre disposition.

            Le Moyen-âge tardif sera plus bavard et ce n’est qu’à partir de Guillemette de Boniface que nous saurons comment les possessions se sont réunies pour appartenir à la famille d’Abzac.

Guillemette de Boniface veuve de Pierre Vals épouse en 1373 Adhémar d’Abzac. Elle apporte 3 héritages venant des Vals, des Périgueux et des Boniface. Elle en fait donation à son mari en 1394, il y a dans cette donation, des biens à « Sengeyrac ». Ils auront 6 enfants  dont Olivier qui épouse le 28/03/1402 Jeanne Barrière dame de Reilhac. Ce mariage apportera encore des biens de la paroisse de Saint Geyrac dont Monferrier et le bourg. Olivier en profitera pour rénover l’église qui perdra son caractère roman. Il y ajoutera ses nouvelles armoiries.

La carte de la Paroisse dite carte de Belleyme

Les notables de Saint Geyrac

1 A Monferrier : Le seigneur Delpy de Saint Geyrac 1685/1813 – Gaillard Lacombe 1813/1964

2 A La Côte : Raynaud / Brachet de Lamenuze

3 A Lauzelie : Foulcon de Peyly

4 A La Grëlerie : Brassat/Laroche-Lacoudomie/Fournet de Vaux

5 A la Taleyrandie : Desmaison de La Taleyrandie

6 Les Bouyges : Brassat-Lapeyrière

familles parentes : Lacoste Lagélie/Sarlandie de la Robertie ….