Marie Bernières-Henraux

            Elève de RODIN, Marie Natalie Charlotte Hélène Mouillesaux de Bernières devint une sculptrice réputée sous le nom de Marie BERNIERES-HENRAUX.

Rodin a-t-il rencontré les Sancholle-Henraux en Toscane lors de son voyage sur les pas de Michel Ange ? 

  Un dossier transmis par le Musée Rodin 25/04/2016 nous indique que Marie se lança dans la sculpture en 1905.  Une correspondance avec le musée permet de dire que le dossier « Bernières Henraux » comprend 111 documents qui concernent la correspondance de Rodin avec son mari probablement au sujet des commandes et livraisons.

  Ses  sculptures

Ventes  publiques

vente en 2019 de ‘L ‘enlèvement » surtout de table, argent à la cire perdue.

le 21 novembre 2019 Sophie Reyssat écrit un article sur cette vente dans la « Gazette Drouot.

en voici la teneur

Musée de Tours

Autoportrait Bronze doré don de l’artiste en 1932

                                                                               Musée de Toulouse

« Méduse »

                                                                                 Musée de Périgueux

La Comédienne   bronze        don de l’artiste en 1938

En 2017 le Musée d’Art et d’Archéologie du Périgord, le MAAP a présenté une exposition dédiée aux sculptrices en Périgord. On y trouva le buste « la Comédienne ».

Un article de Véronique Merlin Anglade ,Conservatrice en chef directrice du MAAP paru dans le n°21 de l’hebdomadaire « Famosa » nous donne une description du style de Marie Bernières-Henraux.

« Dans ce travail on trouve des oppositions de traitement de matière chères à Rodin, comme dans « La penséee », exécutée en 1895 (coll du Musée d’Orsay). Le visage lisse, penché, rêveur de Camille Claudel, son modèle, émerge du bloc de marbre non dégrossi.

Dans « la Comédienne », c’est le traitement du buste qui joue le rôle du bloc de marbre. Le traitement du visage, penché, rieur, d’une pensée intériorisée, donne alors tout son charme et toute sa séduction à l’actrice face au spectateur que nous sommes.

Trois autres sculptures sont présentes dans les collections publiques,…..une tête de « Méduse » travaillée dans le même esprit que « la Comédienne » et le portrait de son second mari, Monsieur Gaillard-Lacombe, daté de 1927. Son style s’est alors modernisé et se rapproche du travail épuré de l’époque. Pas de buste, juste le cou et la tête, l’homme est sérieux, recueilli, sans emphase.« 

Vous trouverez l’article qui lui est consacré, dans son intégralité, à la fin de ce travail.

Tête de jeune fille   marbre blanc  (don de  Mme Lachèze au MAAP le 20/01/2021)

Œuvre traitée dans le style du portrait de son mari.

Ses expositions

Articles de revues

L’Art et les artistes n° 152 1911

L’Art et les artistes n°39 juillet 1923

Sous certaines de ses œuvres vous pouvez lire : bronze à la cire perdue et on trouve même argent à la cire perdue pour « l’enlèvement »

Cette technique qui date de l’âge du bronze est utilisée pour créer des pièces uniques, ou de précision

explication simplifiée d’après Internet

1)  On fabrique la sculpture en cire. On y ajoute des petits cônes en cire, comme des entonnoirs qui permettront l’alimentation en bronze liquide et l’évacuation de la cire..

2)   On recouvre avec le plus grand soin,  le modèle et les cônes, de barbotine (argile liquide) dans leurs moindres détails car en séchant la barbotine conservera l’empreinte de la statue . De ce travail dépend la qualité de l’œuvre, il est donc particulièrement important.

      Quand la barbotine  est sèche, on applique une couche épaisse d’un mélange d’argile et de crottin, ou de bouses de vaches  ou de fibres végétales, pour éviter que la terre ne se fendille pendant le séchage et la cuisson. On perce quelques trous pour laisser évacuer l’air quand on coulera le métal. De nos jours on utilise  de l’élastomère pour fabriquer le moule et du plâtre ou de la résine pour la coque.

3) Une fois sec, le moule est placé près du feu, la cire fond et coule par un cône, elle n’est pas récupérable, on dit alors qu’ elle est « perdue ».

Le moule est ensuite cuit dans le feu pour éliminer complètement la cire et durcir.

4) Pendant ce temps on prépare le bronze (cuivre + étain).

5) On sort le moule du feu, on le cale  pour qu’il tienne droit et on y verse le bronze liquide par un cône.

6) On laisse refroidir, le temps dépend de la grosseur de la pièce. On casse le moule en terre, ce qui fait que l’œuvre est unique. Les matériaux modernes peuvent être réutilisables et on peut avoir plusieurs exemplaires.

7) On scie soigneusement les petits cônes sans abimer la pièce, on ébarbe, on ponce et  on polit.

Marie Bernières Henraux pendant la période 1914-1918

Pendant la guerre 14-18, Marie Bernières Henraux occupa un poste d’infirmière. On la voit ici, brassard au bras gauche, assise sur le rebord de la fenêtre. A droite de la photo on reconnait le Commandant Prieur dont elle exécutera le buste en Bronze qu’elle donnera au musée de Tours en 1932.

C’est à cette période qu’elle écrivit et publia un recueil de 5 nouvelles, « cinq rêves » écrit-elle dans une dédicace. Elle lui donna le titre de la dernière nouvelle du recueil « ‘Eridan « .

Deux nouvelles sont datées de 1918 et traitent de la guerre : « les canons et « la bombe ». Dans « le buste » elle traite de son travail de sculptrice et on peut, peut-être, y trouver une allusion à Camille Claudel …

Je possède l’exemplaire n°18 de la collection la plus simple -100 exemplaires de 24 cm X 18 cm tous numérotés.

Il existe un autre tirage avec une reliure plein maroquin cerise dont un exemplaire mis en vente en 2010 était estimé entre 70 et 100€.

Du 2 décembre 2016 au 27 février 2017 le Musée d’Art et d’Archéologie du Périgord, MAAP, organise une exposition intitulée « Sculptrices en Périgord 1876-2016/ 100 ans d’art au féminin.

Diaporama réalisé avec les photos des différentes revues et des photos personnelles.

Edouard Vuillard 1868-1940,  » Marie Bernières Henraux dans son salon »

http://www.pinterest.co.kr

Edouard Vuillard : peintre, dessinateur, graveur, illustrateur français, est un spécialiste des scènes d’intérieur intimistes. Ce tableau, une huile peinte en 1935 en est un magnifique exemple.

En 1920 il a peint un pastel intitulé « Madame Henraux », rien ne permet de reconnaitre Marie Bernières Henraux…..Il s’agit peut-être d’une épouse d’un des trois frères de son mari.

Une réflexion sur “Marie Bernières-Henraux

  1. Ping : Gaillard Lacombe – Saint-Geyrac en Périgord !

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