Transcription de l’autorisation du tribunal pour le second mariage de Marie Thérèse
Ouï les avoués des parties et leurs défenseurs respectifs et Monsieur le Procureur impérial dans ses conclusions
Considérant qu’il résulte de l’acte de divorce signifié par la partie d’Eyguière que son premier mariage est légalement dissous depuis plusieurs années
Considérant qu’il résulte de son acte de naissance sous la date du vingt avril mil sept cent soixante-quinze que la dite Dame Thérèse Dupuch est âgée de plus de trente ans
Considérant que l’article 153 du code Napoléon, porte qu’après l’âge de trente ans il pourra être à défaut de consentement sur un acte respectueux passé outre un mois après à la célébration du mariage.
Considérant que l’acte respectueux du cinq décembre dernier est revêtu de toutes les formalités exigées par la loi
Considérant que pour justifier son opposition la partie Monbet n’a fait valoir que des considérations de convenances que la loi n’indique pas comme motifs suffisants
Considérant que la demande en main levée aux oppositions est une de celles qui requièrent célérité
Que d’ailleurs l’article 177 du Code napoléon porte que le tribunal de première instance prononcera dans dix jours sur les demandes de cette espèce, ce qui conséquemment les dispense de la tentative de conciliation
Considérant enfin que la Dame Dupuch est majeure, que la mère vit encore et que conséquemment elle n’a pas besoin de recourir à la voie du Conseil de famille pour contracter mariage
Le Tribunal sans avoir égard à choses dites ou alléguées par la partie Montet, fait main levée à celle d’Eyguière de l’opposition dont il s’agit
En conséquence ordonne qu’il sera procédé par l’officier public de la Commune de Saint Geyrac à la célébration du mariage dont il s’agit, dépens compensés
Au nom du père et du Saint Esprit trois personnes de la Sainte trinité
Je Charles Delpy de Saint Geyrac conseiller au Parlement de Bordeaux est………..logé à l’hôtel du Saint Esprit rue Daboulois en assez bonne santé, mais étant persuadé de la certitude de la mort et de l’incertitude du moment quelle arrive, voulant mettre ordre à mes affaires et régler le bien que doit en avoir chacun de mes enfants après avoir demandé les lumières et le secours du saint Esprit de la bien heureuse vierge Marie de Saint Joseph ,de Saint Charles mon patron et de tous les saints et saintes du paradis.
Apres avoir demandé pardon à Dieu de tout mon cœur de toutes pensées que j’ay commis pendant ma vie, à lui avoir demande les grâces nécessaires pour faire une sainte mort que je désire de revenir aux permissions quand il lui plaira de me l’envoyer. J ‘ai écrit de ma propre main tout ce qui suit qui est ma dernière volonté que je veux être exécutée après ma mort comme si elle était reçue par un notaire….les formalités. Je commence par demander pardon à Dieu et à mon prochain de tous les scandales et mauvais exemple que je leur ay donné. Je demande pardon à notre honorée et chère mère de tous les manquements de respect que j’ai pu avoir pour elle ce que j’ai protesté qu’il ne m’es jamais arrivé de propos délibéré de rien faire qui pu lui déplaire ;J…. cela et respecte plus que je ne saurais l’exprimer et la prie de donner à mes enfants l’amitié quelle a toujours eu pour moi.
Je demande aussi pardon à ma chère femme de tous mes emportements et de tous les sujets de chagrin que je lui ai donnés par mauvaise humeur et que je proteste devant Dieu que depuis le vingt deux avril mil sept cent douze que je l’ai épousée elle ne m’ai jamais donné aucun fait de me plaindre, je l’aime de toute ma tendresse et n’ai jamais rien aimé quelle depuis que je la connais, je déclare avoir quatre enfants que j’aime tous également ,la première est une fille qui se nomme MARGUERITE, le second es un garçon nommé GUILLAUME ,la troisième est une fille nommée JEANNE, le quatrième un garçon nommé FRANCOIS.
Je les reconnais tous quatre comme enfants naturels et légitimes nés de Jacqueline de la Brousse ma très honorée très chère et légitime épouse Je prie ma chère mère et ma chère femme de vivre bien ensemble, d’avoir grand soin de l’éducation de mes enfants et d’administrer leur bien de concert Cependant je donne tutelle et curatelle de mes enfants à machère mère la priant ….de n’accepter auprès ………..je la donne à ma chère femme que je prie aussi d’accepter ving livres cet autre en viduite car si celle qui sera tutrice se remarie je veux que le jour de son mariage elle ne se mèle plus de l’administration du bien de mes enfants et qu’il leur soit nommé tuteur ou curateur auquel elle rendra compte de tous les revenus de mes enfants depuis le jour de mon décès sans aucune grâce …………..pour le seconder ….supposé que ma chère mère se remarie et que ma femme fut en viduité Je veux que la tutelle ou curatelle lui soit remise. Je veux qu’il soit fondé une messe de mort qui se dira chaque jour en la chapelle paroissiale de Saint « From « de Périgueux pour le repos de mon âme et celle de feu notre honoré et très cher père ,et le fond pour faire dire cette messe sera mis sur celui du clergé pour le plus tard dans trois ans mais d’ici là mes héritiers la feront dire pour moi tous les jours. Je donne quatre centièmes aux Récollets de Périgueux à la charge qu’ils feront annuellement……pour moi une messe le jour de mon décès…………cela une messe de mort le vingt-deux de chaque mois .Je donne quatre centièmes de fonds aux prieurs de la Miséricorde de Périgueux ou si mes héritiers aiment ( un mot rayé) ils paieront vingt livres par année à cet hôpital et supposé que cet hôpital ne subsista plus ce leg sera partagé entre l’hôpital général et l’asile sainte Marthe de la ville de Périgueux. Je veux qu’il soit donné des fonds de deux centièmes qui produiront dix livres par année qui seront employés au soulagement des pauvres de la paroisse de Saint Geyrat Je prie ma chère mère et ma chère femme de faire dire autant de messes qu’elles le pourront pour le repos de mon âme. Je donne à Monsieur Defarginel (note : le curé de Saint Geyrac) ,une montre et une tabatière de vingt pistoles et j’accepte s’il aime mieux choisir lui même lui donner les vingt pistoles que je le prie de vouloir prendre et de prier Dieu pour moi, Je ne veux rien faire de substitution ni renoncer mais au cas où mes successeurs viendraient à mourir je prie ma chère mère et ma chère femme en un mot qui héritera de mon bien de vouloir après leur mort seulement faire une fondation et de mettre des aumônes ainsi qu’elles le jugeront à propos « vingt mil livres », je les prie aussi de vouloir donner à un ou plusieurs des enfants de mon cousin monsieur Delpy de la Roche à leur choix la somme de « dix mil livres » et de donner encore » dix mil livres « à mes parents tant paternels que maternels à leur choix ,observant pourtant de secourir les plus pauvres préférablement à ceux qui sont riches et qui peuvent s’en passer . Si j’omets de régler quelques chose qui engage mes enfants ou autres je veux que ma chère mère et ma chère femme les règlent de concert leur donnant tous les pouvoirs nécessaires et les priant humblement de faire exécuter le contenu et désir de mes dernières volontés fait après le dix décembre mil sept cent dix-sept ainsi j’ai signé Delpy de Saint Geyrat approuvant une rature qui est dans la seizième ligne deuxième page .Je meurs dans la religion catholique et apostolique romaine rempli de soumission ……..pour le saint siège ainsi que j’ai signé à l’original Delpy de Saingeyrat, Demontozon lieutenant original a controlé cy …à Périgueux …..Montaigne le 14 février 1719 pour le 7 ………………du dit testament annexé ce qui suit..
Je déclare que depuis le présent testament fait, ma femme a accouché d’une fille le vingt neuf décembre mil sept cent dix huit laquelle je veux être légitimée tout comme les autres suivant le présent pouvoir que je donne à la mère et la grand mère d’icelle à Périgueux ce seize janvier mil sept cent dix neuf (note il meurt le lendemain) signé Delpy de Saint Geyrac et Demontozon Lieutenant aussi signé Lauané notaire Royal pour avoir la minute originale devers moi en qualité de détenteur de papier de feu maitre Maurice Rouffeau notaire Royal ………………
le 13 novembre 1771 Sainte Eulalie de Puyguilhem (d’Eymet)
« L’an 1771 le 13 novembre après l’obtention d’un ban dans l’église de Massugas du diocèse de Bazas ,de St Front de Périgueux et de Sainte Eulalie du diocèse de Sarlat, messire Pierre Henry Dupuch chevalier et coseigneur de la noble maison de Cambes, chevalier de l’ordre royal militaire de St Louis de la paroisse de Massugas diocèse de Bazas et ancien capitaine au régiment royal de cavalerie, fils naturel et légitime de messire Jacques Dupüs vivant chevalier seigneur de la maison noble de Pailhas et autres lieux, chevalier de l’ordre royal et militaire de St Louis et lieutenant colonel d’infanterie, et de Dame Anne Rabar habitant de la maison noble de Pailhas paroisse de Massugas du diocèse de Bazas d’une part
Demoiselle Jacqueline Delpy de St Geyrac fille naturelle et légitime de Messire GuillaumeDelpy, chevalier, Seigneur de St Geyrac ….Lagelie et autres lieux et dame Marie Hélène de Monier, habitant de la noble maison de Gorce (Gorsse) paroisse de Sainte Eulalie ( d’Eymet), juridiction de Gorsse d’autre part,
Vus les dispenses des deux bans accordées par Monseigneur l’évêque de Bazas en date du 25 septembre de la même année et celle accordée par l’évêque de Périgueux en date du 4 de ce mois dispense et permissions de célébrer le présent mariage dans la chapelle du château de Gorsse, accordée par Monseigneur l’évêque de Sarlat en date du 5 du présent mois et autre cérémonie suivant l’usage du diocèse ,Messire François Delpy de St Geyrac, prêtre, docteur de Sorbonne chanoine Archidiacre de l’église cathédrale de Périgueux, vicaire général et officiel du diocèse de Périgueux et abbé commendataire de l’abbaye royale de St Cibar diocèse d’Angoulème , a imposé la bénédiction nuptiale aux parties cy dessus énoncées-en présence de Alexandre Jaques Dupuch chevalier frère ainé dudit Seigneur époux et Seigneur des maisons nobles de Paillas et de ….. habitant ladite maison noble de Paillas, paroisse de Massugas en Bazadais
de messire César Victor Dupuch chevalier de l’ordre royal militaire de St Louis ancien capitaine du régiment de ……
de messire Joseph Victor Dupuch chevalier major d’infanterie chevalier de l’ordre Royal et militaire de St Louis, frère dudit seigneur époux
de messire Guillaume Delpy seigneur de Saint Geyrac…… et Lagelie père de ladite épouse Dame Dupuch
de messire Jean de Chillaud chevalier seigneur comte de Soumensac et de Gorce y habitant
de messire François Delpy de St Geyrac chevalier lieutenant au régiment de Béarn infanterie, frère de la dame épouse
les quels dits seigneurs et dame ont signe avec nous l’abbé de St Geyrac .
suivent les signatures : L’abbé de Saint Geyrac pour avoir fait le mariage, Delpy de Saint Geyrac épouse, De Puch, De Puch, Chillaud de Soumensac »
Image mise en avant : opposition de Jacqueline au mariage de sa fille AD 5 U61
Elle est née le 21 avril 1775 à Sainte-Eulalie-d’Eymet (Dordogne). Elle est décédée le 25 novembre 1843 à Lacropte (Dordogne), à l’âge de 68 ans.
Elle est la fille légitime de Pierre Henry, âgé de 47 ans, et de Jacqueline, âgée de 29 ans.
Voici la transcription de son acte de naissance : « Le 21 avril 1775 est née à Gorse présente paroisse Marie Hélène Françoise Elisabet Marthe De Puch de Pailhas fille naturelle et légitime de messire Pierre Henry De Puch chevalier de l’ordre royal et militaire de Saint Louis et de Dame Jacqueline Delpy de Saint Geyrac habitant le château de Gorse.
Son parrain a été Jean Gentilh domestique à Gorse
Sa marraine Marthe Laperche fille de chambre de madame de Puch habitant au château
Le parrain et la marraine n’ont signé pour ne savoir«
Voici les parrains et marraines des autres enfants
Guilhaume né en 1772
Parrain : Guilhaume Delpy chevalier seigneur de Saint Geyrac représenté par Messire Jean Chillaud comte de Soumensac ancien conseiller au parlement de Bordeaux
marraine : Dame Anne de Rabar représentée par Jeanne Talbot De Puch
Jacques Alexandre né en 1773
Parrain : Messire Jacques Alexandre De Puch de Pailhas ancien capitaine au régiment royal de cavalerie, chevalier de l’ordre royal et militaire de Saint Louis
Marraine : Madame de Mosnier de Saint Geyrac
Victor César né en 1776
Parrain Messire Victor César De Puch, de Bergerac
Marraine : Jeanne Meyssès de Labrousse
Elle se marie avec Stéphane (Michel ) LANTOLPHE le 29 mai 1798 à Sainte-Eulalie-d’Eymet (Dordogne).
Le futur âgé de 29 ans est fils de Georges et de Marie Amelin, natif du bourg de Ransdel en Bavière, résidant dans la commune de Sainte Eulalie, canton d’Eymet depuis environ 18 mois.
Seul le père de Marie -Thérèse sera présent et les témoins des gens presque tous âgés, sans titres, « de la Commune de Soumensac département du Lot et Garonne«
Marie Thérèse a 23 ans. Cette union prend fin au bout de 8 ans et 3 mois avec un divorce, le 5 septembre 1806 à Périgueux. Ce divorce sera signifié à la mairie de Saint Geyrac et enregistré
le 12 mars 1807par Pierre Brassat Meynot, le Maire de l’époque.
Marie Thérèse vient de bénéficier de la loi sur le divorce, instaurée le 20 septembre 1792, modifiée en 1804 par le code civil.
Elle souhaite se remarier avec Léonard Brachet agriculteur à Rouffignac et ancien menuisier employé au château de Montferrier.
Léonard Brachet est né le 27 juin 1776 à Rouffignac et s’est marié en premières noces, en 1806, avec Jeanne Teyssandier (1783/1809). De cette union naît Jeanne le 15 mars 1807 à Saint Geyrac. L’acte de naissance nous précise que son père est menuisier à Montferrier. Sa femme décède le 27 septembre 1809 « à Montferrier dans la maison de madame Depuch ». Elle était sans doute la domestique des De Puch
Jacqueline De Puch s’oppose de toutes les façons possibles au remariage de sa fille….
Sous l’ancien régime les enfants de moins de 25 ans étaient obligés d’obtenir le consentement de leurs parents pour se marier. Les majeurs devaient demander leur conseil mais en cas de refus ils pouvaient passer outre.
Avec le code civil (1804), la majorité matrimoniale était fixée à 25 ans pour les garçons et 21 pour les filles. Au-delà on pouvait se marier sans autorisation parentale mais on était tenu de demander le conseil par un acte établi devant notaire pour adresser à leurs parents une « sommation respectueuse ».
Marie Thérèse a plus de 30 ans, elle s’est soumise à la sommation respectueuse le 5 décembre 1810 et l’acte est recevable. Jacqueline insiste et ne justifie son opposition que par « des considérations de convenances que le tribunal réfutera et précisera « que la loi n’indique pas comme motifs suffisants. »
Le tribunal tranche et donne l’autorisation au mariage.
pas de succès pour Jacqueline !
Marie Thérèse peut donc se marier avec Léonard BRACHET (1776‑1856), fils de Pierre (Antoine) BRACHET et de Marie BUISSON (BOUYSSOU) le 21 février 1811 à Saint-Geyrac (Dordogne). Léonard a 34 ans, il est veuf depuis 2 ans et 1 mois, et Marie -Thérèse a 35 ans.
Il est né le 12 septembre 1811 à Saint-Geyrac (Dordogne). Il est décédé le 14 novembre 1891 au Bugue (Dordogne), à l’âge de 80 ans.
Il est le fils légitime de Léonard, âgé de 35 ans, et de Marie Thérèse, âgée de 36 ans.
Marié sur le tard avec Marie ROUGIER, il meurt sans descendance.
b) Jeanne BRACHET.
Elle est née le 29 avril 1813 à Saint-Geyrac (Dordogne). Elle est décédée le 22 décembre suivant à Lauzelie ( Saint Geyrac ) où elle devait être en nourrice, à l’âge de 7 mois.
On n’entendra plus parler de Marie-Thérèse !
Sur les arbres généalogiques de Jacqueline trouvés sur Internet elle a complètement disparu, seuls figurent les trois fils.
Y a-t-il un lien avec ce divorce et ce remariage?
Devant son entêtement à persister dans son projet et la célébration du mariage en 1811, sa mère a très bien pu essayer de la déshériter, supprimer dot ou tout soutien éventuel. Les lois sur l’héritage ayant aussi changé avec le code civil elle a dû chercher toutes les possibilités pour faire disparaître toutes traces du couple Brachet-De Puch et de son petit-fils Georges.
Déshérité et bannir ses enfants la famille De Puch sait faire. Joseph Victor dernier frère de Pierre Henry né après la mort de son père en fit l’expérience. Il fit un mariage qui déplut à sa mère ; elle le déshérita autant qu’elle put et lui interdit sa résidence. S’il ne finit pas dans la misère c’est qu’il put se retirer chez son beau- père au château de Montbreton !
Pas étonnant que Jacqueline fit subir le même sort à sa fille !
Pendant des années aucune trace de Marie Thérèse et de ses descendants ni à La Douze, ni à Rouffignac !….jusqu’en 2020 !
Je localise George à l’aide de Généanet !
Voici son ace de décès.
Acte de décès de Georges
…Il correspond à celui de George, aucun autre Brachet n’étant né dans notre Commune à cette époque…On remarque que les parents ne sont pas renseignés…
D’autres recherches sur Généanet précise le lieu où je peux enfin trouver Marie Thérèse. Elle était tout simplement à Lacropte…
Nous y trouvons son acte de décès en date du 25 novembre 1843. Comme pour son fils les parents n’apparaissent pas
Léonard décède le 23 septembre 1856 à Lacropte et on a laissé un blanc pour le nom de sa femme… tout est fait pour fuir.
Voici les actes de décès de Marie Thérèse et de Léonard
Acte de décès de Marie Thérèse
Acte de décès de Léonard
Comme partout, les dénombrements de la population ne commencent qu’en 1836. A Lacropte, en 1836, nous les trouvons au village de Ronlet. George a perdu son prénom au profit de Charles, plus tard on trouvera Pierre, mais c’est lui car il n’y a eu que lui et sa sœur décédée très jeune à Saint Geyrac. Léonard y exerce son métier de menuisier.
En 1846, bien sûr Marie Thérèse décédée en 1843 n’est pas mentionnée, mais le père et le fils inscrit George sont toujours là. Léonard est noté agriculteur puis en 1851 cultivateur propriétaire et George scieur de long. On les trouve jusqu’au dénombrement de 1856, puis Léonard décède.
Georges apparaît dans des dénombrements différents :
Le Bugue en 1872
Au village de Lagarde il réside avec sa femme Marie « Rosier » âgée de 50 ans . Il a 66 ans et exerce toujours son métier de scieur de long.
Le 23 septembre 1874 Jean Perrier, 26 ans, cultivateur fils de Marie, épouse Noémie Verdon, 24 ans, servante, enfant de l’assistance. Jean est domicilié avec sa mère.
Le 8 août 1876 un fils leur naît au Bugue. Ils sont cultivateurs à la Bessade. C’est après la naissance de cet enfant qu’on les retrouve à Sarlat.
Sarlat en 1876
Georges a 72 ans, il y exerce sa profession de scieur de long et vit avec sa femme Marie Rougier. Il y a également Jean, et sa femme Noémie Verdun et son fils Jean âgé de 4 mois ..
On en déduit que Georges s’est marié entre 1856 et 1872, mais on ne sait pas où, rien à Sarlat, rien à Lacropte, rien à Saint Pierre, rien au Bugue …
Le Bugue en 1891
Il est avec sa femme. Il y décède la même année.
Qui est Marie Rougier la femme de George ?
Elle est née à Saint Pierre de Chignac le 17/02/1820 de Eymard « Rozier » et de Jeanne Decout. On trouve toute la famille sur le dénombrement de 1836, Eymard est propriétaire, et a 5 enfants : Elisabeth 24 ans, Jean 19 ans, Marie 16 ans, Jean 6 ans et Jean 3 ans.
Marie épouse en premières noces le 08/09/1844 à Saint Pierre, Jean Périer né le 26 avril 1814 à Badefols sur Dordogne, canton de Cadouin domicilié à Lacropte. Il y vit avec son père (veuf depuis 1838) et ils exercent tous les deux le métier de feuillardier.
De ce mariage naîtront trois enfants Jean (1845/1870), Jean (1847/1922), Etienne (1854/ ?).
Jean Perier (Perrier) décède à 42 ans aux Taupinies, commune de Saint Pierre de Chignac le 26 juin 1856.
Image mise en avant : signatures au bas de l’acte de naissance de Jacqueline, archives paroissiales de Saint Front.
Pour plus de détails cliquez sur les liens en bleu.
Jacqueline DELPY de SAINT GEYRAC est née le mercredi 2 mars 1746 à Périgueux – Saint-Front.
En 1877 Léo Drouyn écrit un essai généalogique sur la famille de Puch où il signale que Jacqueline Delpy de Saint Geyrac est » la fille adoptive de Jean Front de Chilhaudcomte deSoumensac« .
JeanChilhaud des Fieux a épousé Marie Benoite de Mosnier, la sœur de la mère de Jacqueline Delpy de Saint Geyrac. Il est l’héritier d’une tante, une des trois sœurs Bacalan, sous condition d’une descendance. Pour conserver l’héritage Bacalan Jean Chilhaud des Fieux, sans descendance, adopte sa nièce.
Elle se marie avec Pierre Henry DE PUCH SEIGNEUR de LA MOTTE de CAMBES (1727‑1803), écuyer, fils de Jacques FORT de PUCH de PAILHAS, CHEVALIER, SEIGNEUR de PAILHAS, LA MOTTE de CAMBES, de GENSAC (1692‑) et d’Anne de RABAR.
Le mariage a lieu le le mercredi 13 novembre 1771 à Sainte-Eulalie-d’Eymet (24500). C’est l’oncle de Jacqueline, François abbé de Saint Cybar qui les unit dans la chapelle du château de Gorse paroisse de Sainte Eulalie de Puyguilhem devenue Commune de Sainte Eulalie d’Eymet. Il y a un contrat de mariage passé le 12 novembre 1771 devant Maitre Boissière.
En mars 1789 Pierre Henry De Puch comte de Soumensac figura à l’Assemblée de la noblesse de la sénéchaussée de l’Agenais, puis il ne siégea plus et fut remplacé par François de Cours seigneur de Malromé.
La famille De Puch
(Du Püs, de Püs, du Puch, Depuch, Dupuch)
Par commodité on gardera De Puch
C’est une des plus anciennes familles de la Province de Guyenne. De nombreuses maisons nobles lui ont appartenu depuis le XIIIème et elle a participé à de nombreux évènements .Elle a tissé des alliances par ses mariages, avec une bonne partie de la noblesse.
Jacqueline épouse Pierre Henry De Puch qui est un des derniers membres de la famille historique. Il serait le chef de la branche De Puch de Gorse. Son mariage avec Jacqueline lui permettra d’ajouter de Gorse et comte de Soumensac grâce à l’adoption de sa femme.
Pierre Henry De Puch, comte de Soumensac, écuyer seigneur de Pailhas, co-seigneur de la maison noble de Barrau, la Motte de Cambes, la Tour de Fargues, la Loubenne, chevalier de l’ordre royal et militaire de Saint Louis, fut capitaine au régiment royal de cavalerie.
Il est né le 17 septembre 1727 à Massugas (diocèse de Bazas) et a eu pour parrain Pierre Rabar écuyer et pour marraine Henriette Judith De Puch. Il est décédé le 8 floréal an XI ( 28 avril 1803) au château de Gorce. Son acte de décès nous indique qu’il est militaire âgé de 77 ans.
Jacqueline et la Révolutionou le vent de la guillotine…
A la Révolution l’hôtel particulier de Périgueux sera confisqué et vendu par la nation le 9 messidor an II (27 juin 1794) à Antoine Germillac, officier de santé (comme Léonard Gaillard Lacombe qui acheta le château en 1813)
La prison à Bordeaux
Est-ce pour cette raison que Jacqueline, son mari et leur fille furent accusés de « fanatisme » et arrêtés sur ordre du Comité de Sainte Foy ? Le régime de la terreur instauré par Robespierre est bien installé depuis 1793.
Avaient ils manifesté leur réprobation à cet acte de vente avec trop de force et sans se méfier des conséquences ? Furent ils dénoncés par des « Sans-culotte » au Comité de Bergerac qui transmit à Sainte Foy la Grande ?
Ils furent transférés à Bordeaux et écroués aux Orphelines le 10 thermidor an II (25 juillet 1794)
La fin de la Terreur leur sera profitable et ils seront remis en liberté le 26 frimaire an III (16 décembre 1794) par ordre du conventionnel Pardoux Bordas.
le 28 juillet 1794 chute de Robespierre. Nous sommes sous la législature de la Convention. Pardoux Bordas est député et il en est le secrétaire depuis le 29 juin, particulièrement actif sur les questions des finances et des biens des émigrés. Un décret du 19 novembre de la même année l’envoya en mission en Charente en Gironde et en Dordogne. Il quitta Paris le 21 novembre 1794 et rentra le 26 mars 1795. En Gironde et en Dordogne il réorganisa les tribunaux.
Il n’y a pas eu de procès comme pour Joseph Lacoste-Lagélie qui comparut pour avoir tenu des propos contre-révolutionnaires le 15 vendémiaire an III .Accusé à tort le Tribunal l’acquitte et lui rend sa liberté . Jugement du premier ventôse an II découvert dans « la gazette des nouveaux tribunaux de janvier à mai 1795, tome XII, section tribunal révolutionnaire ». Joseph Lacoste-Lagélie sera le Maire de Saint Félix de Reilhac.
Pas de trace d’un procès pour Jacqueline et sa famille.
On imagine leur détention, leurs craintes …..quand on sait que 6 députés sur 12 de la Gironde seront exécutés : 5 le 31 octobre 1793, 1 le 21 décembre de la même année (les députés guillotinés n’ont pas été remplacés).
Pardoux Bordas Franc-Maçon actif est peut-être intervenu en mémoire du père de Jacqueline ?
Le 18 ventôse an X (9 mars 1802) désignation de Jean Elie Albucher Laguerie habitant de La Douze pour estimer les biens. Le 21 ventôse an X (12 mars 1802) estimation des biens.
Après de sérieux démêlés avec sa fille elle vendra le château en 1813. Jacqueline Delpy de Saint Geyrac veuve Dupuch est décédée en 1827, à l’âge de 80 ans.
Leurs enfants sont tous née au Château de Gorce
1) Guillaume Jean Anne Jeanne (Antoine) DE PUCH
Il est né le 27 août 1772 à Sainte-Eulalie-d’Eymet (Dordogne).
Le père est noté : ancien capitaine au régiment royal de cavalerie, chevalier de l’ordre royal et militaire de Saint Louis.
parrain : messire Guillaume Delpy, chevalier, seigneur de Saint Geyrac représenté par Jean de Chilhaud comte de Soumensac, ancien Conseiller au parlement de Bordeaux marraine : Dame Anne de Rabar représentée par Jeanne Talbot de Puch
Il se marie avec une demoiselle de MAGARDAN.
2) Jacques Alexandre DE PUCH de GENSAC, auteur de la BRANCHE AINÉE