III Guillaume Delpy de Saint Geyrac

Image mise en avant : Fichier Bossu de la BNF : fiche d’appartenance maçonnique de Guillaume Delpy de Saint Geyrac

Officier du régiment de Beaujolais.

Il est né le 31 mai 1714 à Périgueux, Saint-Front.

        « son parrain : Jacques de Labrousse écuyer, vérificateur pour le diocèse de Sarlat, subdélégué de l’Intendant de Bordeaux a tenu à sa place Jacques Delpy seigneur de Saint Geyrac ,receveur des tailles de Périgueux.(son grand-père)
sa marraine : Magdeleine Lacoste épouse du Seigneur de Saint Geyrac ( sa grand-mère) et a tenu à sa place Anne de Salleton dame Delpy de la Roche. »

Il se marie avec Marguerite Hélène de MOSNIER, fille de Jean de MOSNIER et de Marie CHILHAUD DES FIEUX, le samedi 6 mars 1745 à Bordeaux (33000) – Sainte Croix.

Guillaume est noté dans la promesse de mariage enregistrée le 4 mars 1745 « seigneur de Saint Geyrac coseigneur de Rouffignac »

 Sur l’acte de mariage on peut remarquer la présence de « Jean de Chillaud des Fieux chevalier seigneur comte de Soumensac conseiller au Parlement de Bordeaux »

Marguerite est veuve d’Ardoin de Ségur Montal (assez difficile à déchiffrer). Elle est fille de Jean de Mosnier conseiller au parlement de Bordeaux  X en 1710 avec Marie de Chilhaud des Fieux .

Marie est la fille de Jean de Chilhaud des Fieux, chevalier (°1660), seigneur de Parenchères et de Marie-Esther Richard (ou Pichard).

La famille de Chilhaud des Fieux et le château de Gorce

C’est une famille ancienne du Périgord, anoblie en 1584, maintenue en 1666 et en 1698. Les membres portent les titres de comte, baron, seigneur de….et surtout habitent le château de Gorsse (Gorce) dans la paroisse de Sainte Eulalie de Puyguilhem aujourd’hui Sainte Eulalie d’Eymet. Le château n’existe plus.

En 1877 Léo Drouyn écrit   un  essai généalogique sur la famille de Puch, famille dans laquelle la fille de Guillaume et de Madeleine entrera par mariage le 13/11/1771 justement dans la chapelle du château de Gorce.  Il écrit même que Jacqueline Delpy de Saint Geyrac était «  la fille adoptive de  Jean Front (j’ai aussi trouvé Fronton) de Chilhaud  comte de Soumensac » ! Probablement celui présent au mariage de ses parents

Dans «  Périgord des nobles Bourgeois au XVIIIème » de Gontran du Mas des Bourboux,  on peut lire :

« Delpy de Saint Geyrac, renonciation à la bourgeoisie de Périgueux le 29 juillet 1735 ; SR 1775« 

 SR = service du roi. Il était militaire C’est peut-être une indication qui nous permet de  dire qu’il était dans le deuxième régiment de Beaujolais de 1768 à 1791.

Guillaume Delpy de Saint Geyrac et la Révolution

Le XVIIIème siècle que Guillaume traversa presque entièrement puisqu’il naquit en 1714 et mourut en 1792, est  appelé siècle des lumières.

Ce fut un siècle de grande curiosité scientifique. Sous l’influence des écrits des philosophes Montesquieu, Rousseau, Voltaire, des idées nouvelles se répandirent parmi la noblesse « éclairée » et la bourgeoisie. A  Périgueux se développèrent à partir de 1761 plusieurs loges maçonniques. De 1781 à 1789 on en comptait trois.

Guillaume Delpy de Saint Geyrac fit partie de ‘l’Anglaise de l’Amitié » et figure dans le tableau en 1774. On y apprend qu’il s’est retiré sur ses terres.

En 1782, afin de rassembler les anciens militaires périgourdins et les officiers il fonda avec d’autres nobles officiers  la loge du « Point de Réunion ». Il figure dans le tableau accompagnant la demande de constitution de la loge : « Guillaume Delpy de Saint Geyrac, ancien officier du régiment de Beaujolais, affilié à la loge  «l’ Anglaise de l’Amitié » »

Cette loge aura beaucoup de mal à s’installer puis à fonctionner. Elle cessera toute activité en 1786.  Et notre Delpy aussi !

Malgré son caractère humaniste cette noblesse n’acceptait que du bout des lèvres l’idéal des philosophes et faire partie de la franc-maçonnerie ne signifiait pas qu’on acceptait  toutes ses valeurs à commencer par celles d’égalité et  de république.

Au cours de l’automne 1789 et jusqu’en 1790 les campagnes vécurent des états de révolte en témoigne ce qu’il se passa à Saint Geyrac le 2 février 1790 jour de la Chandeleur.

La Sénéchaussée et le présidial de Périgueux sont saisis de la requête suivante : «  partie publique contre des habitants accusés de transporter des armes  chez différents particuliers, les mettant à contribution avec attroupement et menace d’incendie. 

Voici le témoignage de  Paignon et  Martin, les deux brigadiers de la maréchaussée  effectuant une tournée dans les parages de Saint Pierre de Chignac : « ayant appris par la voye publique….qu’il y avait dans la paroisse de Saint Geyrac, un attroupement de gens armés…nous nous sommes  transportés dans la paroisse de Saint Geyrac et chemin faisant, nous avons rencontré 3 ou 4 particuliers  armés de bâtons »  qui s’y dirigeaient

Que s’est-il donc passé …

Le vendredi  précédant la Chandeleur, 400 habitants de Plazac et Fleurac, armés de fusils, sabres et épées  réunis à Rouffignac décidèrent pour le dimanche suivant de se rendre à Saint Geyrac, pour savoir si « tout était en règle et les girouettes à bas ».Le « commandant de la milice bourgeoise » prévint le curé et  donna des consignes : « n’insulter personne ,n’entrer dans aucune maison »

Le groupe « 500 à 600 personnes » et le commandant arrivant au bourg, se trouvèrent en présence de Monsieur Lavidalie et du juge de Saint Geyrac, qui les dirigèrent dans un pré  sans doute au-delà  notre lavoir qui n’était qu’une source marécageuse,  où les attendaient  « 2 barriques sur une charrette et plusieurs tourtes ».

Les consignes furent respectées d’autant que les girouettes du château étaient « à bas ».Les contestataires se retirèrent  après avoir constaté « devant la porte de l’église, un arbre ….baptisé mai de joy .La simme est faite en forme de potence, en y ayant attaché deux mesures de blé, la razoire, un sac, un  écriteau et une plume avec cette inscription ; « quittance finale des rentes », ainsi que la girouette de Monsieur de Saint Gérat ». On invita les habitants de Saint  Geyrac à venir à Milhac.

Paignon et Martin se dirigèrent  alors vers Montferrier pour rendre visite à Guillaume Delpy de Saint Geyrac. Il le trouvère abattu et inquiet. Il se détendit quand les deux hommes l’assurèrent qu’ils n’avaient vu personne et qu’ils avaient constaté seulement la présence d’un  mai de joy décoré. Monsieur de Saint Geyrac leur expliqua qu’il avait préféré «  descendre sa girouette et renvoyer ses mesures et une barrique de vin vieux  à la première demande qui lui avait été faite de tout  que de s’exposer  à voir son château au pillage. »

Sur le chemin du retour  Paignon et Martin entendirent le tocsin  sonner dans les paroisses voisines.

Le 25 ou le 26 février on revient à Saint Geyrac !!

            « 600 personnes, une avant-garde d’environ 8 hommes dont 4 menuisiers leur hache sur l’épaule, tous de Rouffignac se présentèrent devant l’église pour voir si tout était dans l’ordre indiqué. Tout était en règle, il n’y avait pas de girouette sur les châteaux et maisons nobles. Le may était conforme à leur ordonnance .Comme Monsieur de Lavidalie1 et Monsieur de Saint Geyrac  qui était descendu de Montferrier  avaient fait mener sur la prairie 2 pièces de vin, que le curé avait fait apporter du pain » la troupe mangea. Le chef rendit visite au curé, et dîna avec lui, pour le rassurer.

1 François Reynaud Sieur de La Vidalie, Sieur de Giverzat

            Guillaume Delpy de Saint-Geyrac  avait raison de s’inquiéter de ce mouvement égalitaire car il  dura bien jusqu’au cours de l’été 1793. Il cessa  quand la Convention décréta l’abolition totale, sans indemnité, des droits féodaux.

Guillaume Delpy mourut le 13 novembre 1792 à Saint-Geyrac, à l’âge de 78 ans.

   • « « Le 13 novembre 1792 a été enterré le Citoyen Guillaume Delpy de Saint Geyrac par Terme curé de Milhac » »peut-on lire sur le registre d’état civil.

les enfants de Guillaume

  1. Jacqueline DELPY de SAINT GEYRAC, qui suit en IV

2) Marie DELPY de SAINT GEYRAC.

Elle est née en 1747 à Saint-Geyrac (Dordogne). Elle est décédée le même jour dans la même localité, à l’âge de moins d’un an.

    3) François DELPY de SAINT GEYRAC, militaire au régiment d’Agenois.

Il est né le 26 septembre 1749 à Périgueux, Saint-Front. Il est décédé le 3 novembre 1779 à Saint Domingue, à l’âge de 30 ans.

Dans l’acte de mariage de Jacqueline Delpy de Saint Geyrac sa sœur, en 1771, il est témoin et inscrit « chevalier, lieutenant au régiment de Béarn, infanterie ».

En 1779 lors de son décès il est « lieutenant au régiment d’Agenois ».

Ce régiment d’infanterie  d’Agenois fut créé en 1776  à partir de deux bataillons du Régiment de Béarn.

Voici l’acte de décès de François dans la ville du Cap sur l’île  de Saint Domingue.

ANOM, état civil de Saint Domingue, le Cap 1779

« Le trois novembre mil sept cent soixante et dix-neuf a été inhumé au cimetière de cette paroisse le corps de Messire François Delpy de Saint Geyrac lieutenant au Régiment d’Agenois décédé aujourd’huy, âgé d’environ trente ans né à Périgueux muni des sacrements de l’église ont été témoins…. » suivent plusieurs signatures.

Saint Domingue fut  une colonie française de 1626 à 1804, date à laquelle elle devint indépendante sous le nom d’Haïti.

 En 1779 (nous sommes sous Louis XVI)  c’était  une colonie où stationnaient d’importants régiments dont celui de François Delpy de Saint Geyrac. Le but de cette concentration était de soutenir la guerre de l’Indépendance de l’Amérique.

 L’année 1779 fut particulièrement active. Le 15 août un contingent part du Cap sous les ordres du Comte Charles Henri Théodat d’Estaing (sa signature est en haut à gauche de l’acte de décès).

Le 12 septembre débarquement en Géorgie  aux environs de Savannah.

Du 24 septembre au 9 octobre 1779, le contingent fait le siège de Savannah qui se solde par une défaite.

François Delpy y a-t-il participé, est-il décédé des suites de ses blessures à son retour au Cap ?

Parmi les signatures on peut aussi distinguer  « De Püs », orthographe de De Puch que j’ai souvent trouvée, notamment dans l’acte de mariage de Jacqueline la sœur de François avec Pierre Henry de Puch. Est-ce un membre de cette grande et vieille famille De Puch ?

       

        4) Jacques DELPY de SAINT GEYRAC, Chanoine en la Cathédrale Saint Front de Périgueux.

        Jacques DELPY de SAINT GEYRAC voit le jour le mardi 15 décembre 1750 à Périgueux – Saint-Front.  Il quitte le diocèse de Périgueux et devient, dans l’Hérault, vicaire général du diocèse de Saint Pons  et abbé commendataire de Saint Chinian .  La Révolution le dépossède de ses revenus.  Réfractaire on le retrouve exilé en 1794 en Espagne. C’est lui qui perdra l’hôtel particulier de Périgueux.  En 1811, un document des Archives de la Dordogne nous apprend qu’il est aumônier de son altesse la princesse Borghèse et qu’il habite à Paris 53 rue du Bac. Jacques DELPY de SAINT GEYRAC est décédé le jeudi 4 mai 1826, à l’âge de 75 ans, à Paris (75000) – 53 rue du Bac.  Ses obsèques furent célébrées le surlendemain en l’église paroissiale de Saint Thomas d’Aquin.

     5) François DELPY de SAINT GEYRAC.

Il est né en 1755 à Périgueux, Saint-Front.

Que sont devenues ces deux écoles?

Photo mise en avant: fenêtre à meneaux (Mme Galinat)

Ecole n°1

La partie Dougnac

Pour la partie Dougnac, voici son histoire rapidement : Marie Montauriol veuve Dougnac meurt à Saint Geyrac le 10 septembre 1898 et c’est son fils Léonard né le 22 juillet 1852 à Saint-Geyrac qui hérite. Cette partie de la belle et grande maison  sera vendue par un descendant Paul Dougnac dans les années 1935-36 à André Auzy notre dernier Maréchal ferrant. Elle appartiendra ensuite à un couple d’anglais, les Steddon. Mr Steddon décèdera subitement et la maison sera vendue à un membre de la famille d’un habitant de notre commune.     

André Auzy (1902-1979) en 1975

 Ci-dessus  : La maison actuelle, la partie qui appartenait à Marie est en travaux. Sur la façade le partage est apparent : c’est la gouttière.

La fenêtre à meneaux

 Profitons-en pour parler de l’architecture des maisons de notre bourg, celle que nous avons actuellement s’est constituée entre la 2ème moitié du XVIIIème et le début du XXème (1750-1930). Les constructions dans le bourg, murs et toits ne peuvent pas avoir beaucoup plus de deux siècles.

Une fenêtre à meneaux date du XVIème siècle ; c’était souvent un remploi provenant de la démolition d’un château et posée après la révolution.

En revanche cette maison serait plus vieille, elle aurait probablement été la résidence du représentant du seigneur de La Douze dans la paroisse. Les fenêtres à meneaux, la mention de la porte cochère, l’épaisseur des murs dans la cour de Madame Monzie, tendraient à nous faire pencher pour cette idée. Il nous faut trouver la confirmation dans des documents !

Voici l’intérieur en 2015. On remarque à gauche le siège permettant d’observer tranquillement ce qui se passe dehors il conforte l’idée d’une maison très ancienne. Il devait y en avoir une autre sur la façade « Monribot ». Elle a été brisée et bouchée. Aujourd’hui les nouveaux propriétaires ont rendu la vie à celle de Marie Dougnac.

La voici avec ses vitraux.

Voici rapidement l’histoire de la partie Monribot.

Bertrand (dit Jean) Monribot décèdera le 12 mars 1897 à Saint Geyrac. C’est son fils Pierre °1849 époux de Marie Dupuy qui garde la propriété. Ils auront plusieurs enfants dont Justin °1886 et Marthe  °1889.

Marthe épousera Jean Narci dit Narcisse  Queyroy en 1911 et partira vivre à Milhac. Elle sera veuve de Guerre en 1915 et rentrera début 1916 à Saint Geyrac chez son père avec deux enfants. Au décès de son père elle héritera  et laissera à son tour la propriété à son décès en 1933 à sa seule fille vivante Blanche. Blanche célibataire décèdera en 1991 sans héritiers directs. La propriété reviendra à une descendante de Justin.

Ecole n°2

La fête nationale

14 juillet Fête nationale …depuis quand ?

Le 14 juillet 1789 fut commémoré le 14 juillet 1790 par une immense Fête que l’on nomma Fête de la Fédération……puis plus rien!

La République ne s’installa définitivement qu’après Napoléon III. Le 4 septembre 1870 on proclama la IIIème République, mais les républicains ne contrôlèrent toutes les institutions qu’à partir de 1879.

Comment enraciner complètement les institutions républicaines auprès du peuple ? On chercha alors à mettre en place des symboles et des pratiques collectives, une Fête nationale était tout indiquée. Des discussions s’engagèrent à la Chambre et les républicains se tournant vers la Grande Révolution, proposèrent le 14 juillet.

Le 21 mai 1880 le député Benjamin Raspail suivi par 63 de ses confrères déposa une brève proposition de loi : « La République adopte comme jour de Fête nationale la date du 14 juillet ».

Des discussions acharnées agitèrent les députés et les sénateurs…

Quel 14 juillet ?

Celui de 1789 « qui avait mis fin au monde ancien et inauguré un monde nouveau »?

Celui de 1790 qui avait donné « la France moderne « ?

Un amendement proposa le « 4 août » date à laquelle tous les Français étaient « devenus égaux devant la loi et les impôts ». …refusé!

La loi ne précisant pas quel 14 juillet est commémoré chacun y trouva son compte et elle fut promulguée le 6 juillet 1880.

Les discussions agitèrent alors la population et les Conseils Municipaux…certains voulaient un 14 juillet mobile, d’autres le déplacer au dimanche le plus proche, car cette date nuisait aux travaux des champs….bref on voulait un 14 juillet à la carte.

Et chez nous ?

De 1881 à 1900 le Maire de la Commune est Marc de Saleneuve qualifié de « réactionnaire » par les journaux de l’époque.

Voici les extraits des trois délibérations prises en 1881, 1882, 1883 alors que Mr de Saleneuve est maire.

Transcription : « Lettre de Monsieur le Préfet insérée au Recueil des actes administratifs N° 14 dans lequel ce magistrat après avoir rappelé que la loi du 6 juillet 1881 adopte la 14 juillet comme fête nationale engage le Conseil à voter des fonds pour pavoiser et illuminer les édifices communaux.

Le Conseil après avoir délibéré

Considérant que la caisse de la Commune est complètement dépourvue de ressources décide qu’il n’y a pas lieu de donner suite à la communication de Monsieur le Préfet« 

9 juillet 1882

Transcription : «  Mr le Président a ouvert la séance et exposé ce qui suit.

Le Maire donne lecture de la lettre de Mr le Préfet inscrite au recueil des actes de la Préfecture.

Le Conseil après avoir délibéré

Considérant que les ressources de la commune ne peuvent permettre de voter des fonds pour la fête du 14 juillet a le regret de ne pouvoir se conformer aux désirs de Mr le Préfet et compte sur la population pour donner à cette journée le plus de solennité possible« 

24 juin 1883

Transcription : « Mr le Président a ouvert la séance donne lecture de la circulaire de Mr le Préfet à voter des fonds pour la célébration de la fête nationale du 14 juillet.

Le Conseil après en avoir délibéré considérant le manque absolu de ressources a le regret de ne pouvoir voter les fonds demandés par Mr le Préfet « 

On ne saura plus rien sur le 14 juillet à Saint Geyrac……peut-être en a-t-on parlé mais plus de trace dans le registre des délibérations.

De mémoire d’écoliers et d’enseignante, nous assistions chaque année à deux cérémonies : le 11 novembre et le 8 Mai ….

Un article du journal « Le Temps » du 21 août 1889 sur l’ouverture de la session du Conseil général de la Dordogne

A la lecture de cet article on comprend les décisions de Mr de Saleneuve et de son Conseil Municipal à propos du 1 4 Juillet.

Des Boniface aux D’Abzac

Image mise en avant :armoiries de la maison d’Abzac en 1400- La Douze, Photo J Galinat

Pour plus de renseignements cliquez sur les liens en bleu ci-dessous.

Guillemette de Boniface est la fille et héritière universelle de Lambert de Boniface seigneur de Beauregard et de Fine La Roche. Elle naquit vers 1350. Une note dit qu’elle est encore vivante en 1431. Elle épousa Pierre Vals dit de Périgueux, chevalier, fils d’Hélie de Vals et neveu et héritier de Lambert de Vals surnommé de Périgueux.

De ce premier mariage elle eut un fils Boson, qui mourut jeune, peu de temps après son père.

Guillemette hérita de Boson.

Elle épousa en 1373 Adhémar d’Abzac et lui apporta les trois héritages ; Vals, Périgueux, Boniface dont la Douze et des terres chez nous.

Par acte du 31 mai 1387 (Archives de Pau, registre des hommages rendus au Comte du Périgord) Guillemette indique qu’elle reconnait tenir d’Archambaud Comte du Périgord, la place forte de La Douze et ce qu’elle possède  dans les paroisses de La Douze, La Cropte, Sengeyrac, Trélissac, Marsanneix, Champcevinel, Saint Paul de Serre, Razac, Beauronne, sous hommage franc et noble.

Le 28 mai 1394, elle fait une donation universelle à son mari.

Adhémar mourut vers 1414 et elle vers 1431. Elle fut inhumée dans l’église des Cordeliers à Périgueux (actuellement la Visitation).

Ainsi la terre de La Douze appartenant à la famille d’Abzac,  le nom deviendra d’Abzac de La Douze. Adhémar et elle,  eurent 6 enfants. Olivier, leur fils aîné 1375-1428, écuyer du duc d’Orléans épousa le 28 mars 1400 Jeanne Barrière dame de Reilhac 1380-1477.

Des Barrière aux d’Abzac de La Douze

Image mise en avant :armoiries de la maison d’Abzac en 1400- La Douze, Photo J Galinat

La maison des Barrière est une des plus anciennes et des plus illustres du Périgord. Elle possédait au XIV e siècle la châtellenie de Reillac composée des communes de Saint Cernin de Reillac et de Saint Félix de Reillac, ainsi qu’un grand nombre de fiefs dans les paroisses de Limeyrat, de Montagnac d’Auberoche, de Lacropte, de Mayac, dans toute la châtellenie d’Auberoche. Ils avaient leur résidence dans un château bâti sur les murs de la Cité de Périgueux.

C’est par la famille d’Abzac de La Douze qu’on sait que les Barrière possédaient des biens sur Saint Geyrac. Les archives de la Dordogne conservent certains de leurs registres fiscaux qui sont la description foncière de tout ce que possède le seigneur. Le « terrier » est un inventaire de chacune des terres concédées avec le nom, l’étendue de chaque parcelle, le nom de la culture et les sommes à recevoir. Il indique également l’historique des titres et des transactions.

Un document en occitan médiéval  23 J 50   de 1265 recense les propriétés des Reilhac , Bertran, Gui, Guillaume ou plus généralement « al senhor de relhac« . On trouve les « mas« , hameaux (ou aussi de grosses fermes ) de « la bordaria , la durantia, lauzelia, monferir » . Par ce document on peut sans doute dire que Montferrier  appartenait aux Reilhac.

Au fil des mariages bien organisés les seigneuries s’ajoutent les droits seigneuriaux aussi et les documents deviennent de plus en plus bavards.

Guillaume Il de Barrière, chevalier , épouse Pétronille de Sanilhac 1245-1287. Leur fils Pierre de Barrière 1265-1340 épouse Brunissande de Mazerolle née vers 1285. Le fils du couple épouse Bertrande de Périgueux née vers 1315?

Leur fils Amalric de Barrière, chevalier, seigneur de Reilhac et de Périgueux 1340-1402 épouse en 1359 Huguette de Guerre. Ils auront trois enfants dont Jeanne de Barrière, de Reilhac en Périgord.

Olivier d’Abzac de la Douze et Jeanne de Barrière

Le 28 mai 1400, elle épouse Olivier d’Abzac de La Douze . A cette occasion père d’Olivier « Aymar de Bellegarde seigneur de La Douze » donne à son fils le lieu de La Douze en toute justice, et tout ce qui lui appartient à Périgueux provenant de la succession de Lambert de Boniface et de celle des Lambert de Vals. Il reçoit également avec leurs revenus les terres de Bellegarde, de Crotz et de Las dans les paroisses de Saint-Peylanès et d’Atur, les biens droits et rentes de Saint Léon, et de Sergeac provenant des Lambert de Vals. Jeanne de Barrière reçoit de son père le lieu de Reillac en toute justice.

C’est donc ce mariage qui apporta aux d’Abzac les biens des Reilhac dans la paroisse de Saint Geyrac dont Montferrier et le bourg.

Les possessions des deux familles sont réunies entre les mains des descendants d’Olivier d’Abzac jusqu’en 1685.

De baron au XVIème les d’Abzac de La Douze deviendront Marquis au XVIIème.

Voici les tires auxquels pouvait prétendre leur fils :

Gui d’Abzac de La Douze né vers 1400-1402, seigneur de La Douze, La Cropte, Reilhac, Sanilhac, Saint-Géraud, Saint-Félix, Saint-Cernin, Mortemar, du château de Mayac (par transaction du 27 mars 1476) , de maison noble de Périgueux (ancien hôtel des Boniface), fut Consul et Maire de Périgueux en 1445. Il épousa vers 1425 Agnès de Montlouis, fille du Seigneur de Montpaon, Malayoles, Bonnes et Vergnoles, de Belleguette de Limeuil  de Sainte Alvaire.

Il mourut le 10 janvier 1479 et sa femme en 1472.

C’est leur fils qui assure la descendance  et ainsi de suite… on augmentait ses titres.

Puis arriva en 1634 Pierre

Pierre II d’Abzac de La Douze 1634-1669 reprend les titres, 3ème marquis de La Douze, baron ou marquis de Lastour, seigneur de Vergt , Barrière et Sanilhac, maintenu en noblesse et dans son titre de 1er baron du limousin le 15 janvier 1667, épouse en 1655 Madeleine de Clermont Labattut qui mourut l’année suivante.

Il épouse en 1667 Finette Pichon fille d’un Président à mortier du parlement de Bordeaux.

Il est accusé du meurtre de sa première  femme par empoisonnement, il est condamné à mort et décapité (les nobles n’étaient pas pendus) en 1667 à Toulouse, ses terres seront confisquées au profit de sa sœur Demoiselle de Clermont et le château sera rasé. Il ne reste que la chapelle qui est aujourd’hui l’église de La Douze, et les armoiries !

D’autres personnes relatent l’histoire de Pierre d’une autre façon : Il fut accusé par son beau-frère d’avoir empoisonné sa première femme. Il y eut un procès et le Marquis fut acquitté. Il provoqua son beau-frère en duel et le tua. Le duel étant interdit, deuxième procès et condamnation à mort, destruction du château, confiscation des biens….

On dit également qu’il n’est pas sûr que le château ait été rasé…

Suit

Jean François d’Abzac de la Douze, †1698 à qui sa tante remettra toutes les terres confisquées. Il épouse en 1688 sa cousine germaine Marie Thérèse de Taillefer.

Jean François vendra la seigneurie de Saint Geyrac en 1685 à Jacques Delpy un jeune habitant de Périgueux qui récupère les droits….

Il meurt sans postérité, et avec lui s’éteint la branche aînée. Les biens et titres passent à une seconde branche.

Frise : Boniface, Barrière et d’Abzac dans le temps