transcription du remariage en 1811

Image mise en avant signatures de Léonard et Marie-Thérèse sur l’acte de mariage

Transcription du remariage de Marie Thérèse Dupuch le 21 février 1811 à Saint Geyrac

« L’an 1811 et le 21 février à trois heures du soir, par devant nous François Desmaison maire de la Commune de Saint Gérac, canton de Saint Pierre de Chignac département de la Dordogne, sont comparus :

Léonard Brachet âgé de 35 ans, né à Rouffignac, propriétaire agriculteur domicilié à Rouffignac, habitant Montferrier présente commune, fils de Pierre et de Marie Bouyssou décédée à Rouffignac le 8 février 1793 ainsi que le constate l’acte de décès délivré à Rouffignac le 18 courant par Monsieur le Maire, ledit Brachet ici présent et consentant d’une part

Et Marie Thérèse Marthe Dupuch de Pailhas âgée de 36 ans, née à Sainte Eulalie canton d’Eymet arrondissement de Bergerac, sans profession, domiciliée au susdit lieu Montferrier présente commune, fille majeure de feu Pierre Henry Dupuch chevalier de l’ordre royal et militaire de Saint louis, décédé à Sainte Eulalie le 8 floréal an 11 ou 9 ? ainsi que le constate l’acte de décès délivré par ….. maire  et de dame Jacqueline Delpy de Saint Geyrac habitant dudit lieu de Montferrier et vu l’opposition à nous signifiée le 12 janvier dernier par le ministère de….huissier près le tribunal de Périgueux au nom de ladite Dame Delpy-Dupuch, sans profession, domiciliée à Montferrier  par laquelle elle nous dit son opposition à la célébration du mariage  de Marie Thérèse Dupuch, sa fille  divorcée d’avec le sieur Stéphane L’Antolphe , sans profession, natif de Bavière ainsi qu’il découle de l’acte de divorce  rédigé à la Mairie de saint Geyrac le 12 du mois de mars  1807, en exécution du jugement  rendu par le tribunal civil de Périgueux le 5 septembre 1806. Ledit divorce expédié par nous le 5 janvier dernier .Laquelle opposition a été …..par Jugement du tribunal civil de Périgueux en date du 5  janvier  dernier à nous signifié le 5 du courant par le ministère d’huissier après avoir donné lecture aux parties et aux témoins lesquels nous ont requis de procéder à la célébration du mariage projeté entre eux et dont les publications ont été faites devant la principale porte de notre maison commune  savoir : la première le 10 février, la  seconde le 17 et à Rouffignac les mêmes jours, du mois courant. Après avoir donné la lecture aux parties et aux témoins de toutes les pièces ci-dessus mentionnées et du chapitre 6 du livre 6 du Code civil du mariage, avons demandé au futur époux et à la future épouse s’ils voulaient se prendre pour mari et pour femme.

Chacun d’eux ayant répondu séparément et affirmativement, au nom de la loi Léonard Brachet et Marie Thérèse Dupuch sont unis par le mariage.

De tout nous avons dressé l’acte en présence de

Pierre Boudy âgé de 50 ans, Jean Libersac âgé de 48 ans, François Andraud âgé de 45 ans  et Pierre Michel âgé de 29 ans, tous propriétaires cultivateurs habitants de la présente Commune.

Lesquels ont signé avec nous, les parties contractantes, excepté Libersac témoin qui a déclaré ne savoir, ni Pierre Brachet père…« 

Transcription de l’autorisation du tribunal

Transcription de l’autorisation du tribunal pour le second mariage de Marie Thérèse

Ouï les avoués des parties et leurs défenseurs respectifs et Monsieur le Procureur impérial dans ses conclusions

Considérant qu’il résulte de l’acte de divorce signifié par la partie d’Eyguière que son premier mariage est légalement dissous depuis plusieurs années

Considérant qu’il résulte de son acte de naissance sous la date du vingt avril mil sept cent soixante-quinze que la dite Dame Thérèse Dupuch est âgée de plus de trente ans

Considérant que l’article 153 du code Napoléon, porte qu’après l’âge de trente ans il pourra  être à défaut de consentement sur un acte respectueux passé outre un mois après à la célébration du mariage.

Considérant que l’acte respectueux du cinq décembre dernier est revêtu de toutes les formalités exigées par la loi

Considérant que pour justifier son opposition la partie Monbet n’a fait valoir que des considérations de convenances que la loi n’indique pas comme motifs suffisants

Considérant que la demande en main levée aux oppositions est une de celles qui requièrent célérité

Que d’ailleurs l’article 177 du Code napoléon porte que le tribunal de première instance prononcera dans dix jours sur les demandes de cette espèce, ce qui conséquemment les dispense de la tentative de conciliation

Considérant enfin que la Dame Dupuch est majeure, que la mère vit encore et que conséquemment elle n’a pas besoin de recourir à la voie du Conseil de famille pour contracter mariage

Le Tribunal sans avoir égard à choses dites ou alléguées par la partie  Montet, fait main levée à celle d’Eyguière de l’opposition dont il s’agit

En conséquence ordonne qu’il sera procédé par l’officier public de la Commune de Saint Geyrac à la célébration du mariage dont il s’agit, dépens compensés

Signatures

Dufraisse Procureur

Dujarric Greffier« 

Transcription du testament de Charles

Au nom du père et du Saint Esprit trois personnes de la Sainte trinité

Je Charles Delpy de Saint Geyrac  conseiller au Parlement de Bordeaux est………..logé à l’hôtel du Saint Esprit rue Daboulois en assez bonne santé, mais étant persuadé de la certitude de la mort et de l’incertitude du moment quelle arrive, voulant mettre ordre à mes affaires et régler le bien que doit en avoir chacun de mes enfants après avoir demandé les lumières et le secours du saint Esprit de la bien heureuse vierge Marie de Saint Joseph ,de Saint Charles mon patron et de tous les saints et saintes du paradis.

Apres avoir demandé pardon à Dieu  de tout mon cœur de toutes pensées que j’ay commis pendant ma vie, à lui avoir demande les grâces nécessaires pour faire une sainte mort que je désire de revenir aux permissions quand il lui plaira de me l’envoyer. J ‘ai écrit de ma propre main tout ce qui suit qui est ma dernière volonté que je veux être exécutée après ma mort comme si elle était reçue par un notaire….les formalités. Je commence par demander pardon à Dieu et à mon prochain de tous les scandales et mauvais exemple que je leur ay donné. Je demande pardon à notre honorée  et chère mère de tous les manquements de respect que j’ai pu avoir pour elle ce que j’ai protesté qu’il ne m’es jamais arrivé de propos délibéré de rien faire qui pu lui déplaire ;J…. cela et respecte plus que je ne saurais l’exprimer et la prie de donner à mes enfants l’amitié quelle a toujours eu pour moi.

Je demande aussi pardon à ma chère femme de tous mes emportements et de tous les sujets de chagrin que je lui ai donnés par mauvaise humeur et que je proteste devant Dieu que depuis le vingt deux avril mil sept cent douze que je l’ai épousée elle ne m’ai jamais donné aucun fait de me plaindre, je l’aime de toute ma tendresse et n’ai jamais rien aimé quelle depuis que je la connais, je déclare avoir quatre enfants que j’aime tous également ,la première est une fille qui se nomme MARGUERITE, le second es un garçon nommé GUILLAUME ,la troisième est une fille nommée JEANNE, le quatrième un garçon nommé FRANCOIS.

Je les reconnais tous quatre comme enfants naturels et légitimes nés de Jacqueline de la Brousse ma très honorée très chère et légitime épouse Je prie ma chère mère et ma chère femme de vivre bien ensemble, d’avoir grand soin de l’éducation de mes enfants et d’administrer leur bien de concert Cependant je donne tutelle et curatelle de mes enfants à ma chère mère la priant ….de n’accepter auprès ………..je la donne à ma chère femme que je prie aussi d’accepter ving livres cet autre en viduite car si celle qui sera tutrice se remarie je veux que le jour de son mariage elle ne se mèle plus de l’administration du bien de mes enfants et qu’il leur soit nommé tuteur ou curateur auquel elle rendra compte de tous les revenus de mes enfants depuis le jour de mon décès sans aucune grâce …………..pour le seconder ….supposé que ma chère mère se remarie et que ma femme fut en viduité Je veux que la tutelle ou curatelle lui soit remise. Je veux  qu’il soit fondé une messe de mort qui se dira chaque jour en la chapelle paroissiale de Saint « From « de Périgueux pour le repos de mon âme et celle de feu  notre honoré et très cher père ,et le fond pour faire dire cette messe sera mis sur celui du clergé pour le plus tard dans trois ans mais d’ici là mes héritiers la feront dire pour moi tous les  jours. Je donne quatre centièmes aux Récollets de Périgueux à la charge qu’ils feront annuellement……pour moi une messe le jour de mon décès…………cela une messe de mort le vingt-deux de chaque mois .Je donne quatre centièmes de fonds aux prieurs de la Miséricorde de Périgueux ou si mes héritiers aiment ( un mot rayé) ils paieront vingt livres par année à cet hôpital et supposé que cet hôpital ne subsista plus ce leg sera partagé entre l’hôpital général et l’asile sainte Marthe de la ville de Périgueux. Je veux qu’il soit donné des fonds de deux centièmes qui produiront dix livres par année qui seront employés au soulagement des pauvres de la paroisse de Saint Geyrat  Je prie ma chère mère et ma chère femme de faire dire autant de messes qu’elles le pourront pour le repos de mon âme. Je donne à Monsieur Defarginel (note : le curé de Saint Geyrac) ,une montre et une tabatière de vingt pistoles et j’accepte  s’il aime mieux choisir lui même lui donner les vingt pistoles que je le prie de vouloir prendre et de prier Dieu pour moi, Je ne veux rien faire de substitution ni renoncer mais au cas où mes successeurs  viendraient à mourir je prie ma chère mère et ma chère femme en un mot qui héritera de mon bien de vouloir après leur mort seulement faire une fondation  et de mettre des aumônes ainsi qu’elles le jugeront à propos « vingt mil livres », je les prie aussi de vouloir donner à un ou plusieurs des enfants de mon cousin monsieur Delpy de la Roche à leur choix la somme de « dix mil livres  » et de donner encore » dix mil livres « à mes parents tant paternels que maternels à leur choix ,observant pourtant de secourir les plus pauvres préférablement à ceux qui sont riches et qui peuvent s’en passer . Si j’omets de régler quelques chose qui engage mes enfants ou autres je veux que ma chère mère et ma chère femme les règlent de concert leur donnant tous les pouvoirs nécessaires et les priant humblement de faire exécuter le contenu et désir de mes dernières volontés  fait après le dix décembre mil sept cent dix-sept ainsi j’ai signé Delpy de Saint Geyrat approuvant une rature qui est dans la seizième ligne deuxième page .Je meurs dans la religion catholique et apostolique romaine rempli de soumission  ……..pour le saint siège ainsi que j’ai signé à l’original Delpy de Saingeyrat, Demontozon lieutenant original a controlé cy …à Périgueux …..Montaigne le 14 février 1719 pour le 7 ………………du dit testament annexé ce qui suit..

Je déclare que depuis le présent testament fait, ma femme a accouché d’une fille le vingt neuf décembre mil sept cent dix huit laquelle je veux être légitimée tout comme les autres  suivant le présent pouvoir que je donne  à la mère et la grand mère d’icelle à Périgueux ce seize janvier mil sept cent dix neuf (note il meurt le lendemain) signé Delpy de Saint Geyrac et Demontozon Lieutenant aussi signé Lauané notaire Royal pour avoir la minute originale devers moi en qualité de détenteur de papier de feu maitre Maurice Rouffeau notaire Royal ………………

Transcription de l’acte de mariage de Jacqueline

image mise en avant : signatures au bas de l’

le 13 novembre 1771 Sainte Eulalie de Puyguilhem  (d’Eymet)

« L’an 1771 le 13 novembre après l’obtention d’un ban dans l’église de Massugas du diocèse de Bazas ,de St Front de Périgueux et de Sainte Eulalie du diocèse de Sarlat, messire Pierre Henry Dupuch chevalier et coseigneur de la noble maison de Cambes, chevalier de l’ordre royal militaire de St Louis de la paroisse de Massugas diocèse de Bazas et ancien capitaine au régiment royal de cavalerie, fils naturel et légitime de messire Jacques Dupüs vivant chevalier seigneur de la maison noble de Pailhas et autres lieux, chevalier de l’ordre royal et militaire de St Louis et lieutenant colonel d’infanterie, et de Dame Anne Rabar habitant de la maison noble de Pailhas paroisse de Massugas du  diocèse de Bazas d’une part

Demoiselle Jacqueline Delpy de St Geyrac fille naturelle et légitime de Messire Guillaume Delpy, chevalier, Seigneur de St Geyrac ….Lagelie et autres lieux et dame Marie Hélène de Monier, habitant de la noble maison de Gorce (Gorsse) paroisse de Sainte Eulalie ( d’Eymet), juridiction de Gorsse d’autre part,

Vus les dispenses des deux bans accordées par Monseigneur l’évêque de Bazas en date du 25 septembre de la même année et celle accordée par l’évêque de Périgueux  en date du 4 de ce mois dispense et permissions de célébrer le présent mariage dans la chapelle du château de Gorsse, accordée par Monseigneur l’évêque de Sarlat en date du 5  du présent mois et autre cérémonie suivant l’usage du diocèse ,Messire François Delpy de St Geyrac, prêtre, docteur de Sorbonne chanoine Archidiacre  de l’église cathédrale de Périgueux, vicaire général et officiel du diocèse de Périgueux  et abbé commendataire de l’abbaye royale de St Cibar diocèse d’Angoulème , a imposé la bénédiction nuptiale aux parties cy dessus énoncées-en présence de Alexandre Jaques Dupuch  chevalier frère ainé dudit Seigneur époux et Seigneur des maisons nobles de Paillas et de ….. habitant ladite maison noble de Paillas, paroisse de Massugas en Bazadais

de messire César  Victor  Dupuch  chevalier de l’ordre royal militaire de St Louis ancien capitaine du  régiment de ……

de messire Joseph Victor Dupuch chevalier major d’infanterie chevalier de l’ordre Royal et militaire de St Louis,  frère dudit seigneur époux

de messire Guillaume Delpy seigneur de Saint Geyrac…… et Lagelie  père de ladite épouse Dame   Dupuch

de messire Jean de Chillaud  chevalier seigneur comte  de Soumensac et de Gorce y habitant

de messire François Delpy de St Geyrac  chevalier  lieutenant au régiment de Béarn infanterie, frère de la dame épouse

les quels dits seigneurs et dame  ont signe avec nous l’abbé de St Geyrac .

suivent les signatures : L’abbé de Saint Geyrac pour avoir fait le mariage, Delpy de Saint Geyrac épouse, De Puch, De Puch, Chillaud de Soumensac »

Marie Hélène Françoise Elisabet Marthe DE PUCH

Image mise en avant : opposition de Jacqueline au mariage de sa fille AD 5 U61

Elle est née le 21 avril 1775 à Sainte-Eulalie-d’Eymet (Dordogne). Elle est décédée le 25 novembre 1843 à Lacropte (Dordogne), à l’âge de 68 ans.

Elle est la fille légitime de Pierre Henry, âgé de 47 ans, et de Jacqueline, âgée de 29 ans.

Voici la transcription de son acte de naissance : « Le 21 avril 1775 est née à Gorse présente paroisse Marie Hélène Françoise Elisabet Marthe De Puch de Pailhas fille naturelle et légitime de messire Pierre Henry De Puch chevalier de l’ordre royal et militaire de Saint Louis et de Dame Jacqueline Delpy de Saint Geyrac habitant le château de Gorse.

Son parrain a été Jean Gentilh domestique à Gorse

Sa marraine Marthe Laperche fille de chambre de madame de Puch habitant au château

Le parrain et la marraine n’ont signé pour ne savoir« 

Voici les parrains et marraines des autres enfants

Guilhaume né en 1772

Parrain : Guilhaume Delpy chevalier seigneur de Saint Geyrac représenté par Messire Jean Chillaud comte de Soumensac ancien conseiller au parlement de Bordeaux

marraine : Dame Anne de Rabar représentée par Jeanne Talbot De Puch

Jacques Alexandre né en 1773

Parrain : Messire Jacques Alexandre De Puch de Pailhas ancien capitaine au régiment royal de cavalerie, chevalier de l’ordre royal et militaire de Saint Louis

Marraine : Madame de Mosnier de Saint Geyrac

Victor César né en 1776

Parrain Messire Victor César De Puch, de Bergerac

Marraine : Jeanne Meyssès de Labrousse

Elle se marie avec Stéphane (Michel ) LANTOLPHE le 29 mai 1798 à Sainte-Eulalie-d’Eymet (Dordogne).

Le futur âgé de 29 ans est fils de Georges et de Marie Amelin, natif du bourg de Ransdel en Bavière, résidant dans la commune de Sainte Eulalie, canton d’Eymet depuis environ 18 mois.

Seul le père de Marie -Thérèse sera présent et les témoins des gens presque tous âgés, sans titres, « de la Commune de Soumensac département du Lot et Garonne« 

Marie Thérèse a 23 ans. Cette union prend fin au bout de 8 ans et 3 mois avec un divorce, le 5 septembre 1806 à Périgueux. Ce divorce sera signifié à la mairie de Saint Geyrac et enregistré

le 12 mars 1807par Pierre Brassat Meynot, le Maire de l’époque.

Marie Thérèse vient de bénéficier de la loi sur le divorce, instaurée le 20 septembre 1792, modifiée en 1804 par le code civil.

Elle souhaite se remarier avec Léonard Brachet agriculteur à Rouffignac et ancien menuisier employé au château de Montferrier.

Léonard Brachet est né le 27 juin 1776 à Rouffignac et s’est marié en premières noces, en 1806, avec Jeanne Teyssandier (1783/1809). De cette union naît Jeanne le 15 mars 1807 à Saint Geyrac. L’acte de naissance nous précise que son père est menuisier à Montferrier. Sa femme décède le 27 septembre 1809 «  à Montferrier dans la maison de madame Depuch ». Elle était sans doute la domestique des De Puch

      Jacqueline De Puch s’oppose de toutes les façons possibles au remariage de sa fille….

autorisation du tribunal pour le second mariage de Marie Thérèse (AD 5 U61)

cliquez sur le lien bleu pour y accéder

Transcription de l’autorisation du tribunal pour le second mariage de Marie-Thérèse

cliquez sur le lien bleu pour y accéder

Sous l’ancien régime les enfants de moins de 25 ans étaient obligés d’obtenir le consentement de leurs parents pour se marier. Les majeurs devaient demander leur conseil mais en cas de refus ils pouvaient passer outre.

Avec le code civil  (1804), la majorité matrimoniale était fixée à 25 ans pour les garçons et 21 pour les filles. Au-delà on pouvait   se marier sans autorisation parentale mais on était tenu de demander le conseil par un acte établi devant notaire pour adresser à leurs parents une « sommation respectueuse ».

Marie Thérèse a plus de 30 ans, elle s’est soumise à la sommation respectueuse le 5 décembre 1810 et l’acte est recevable. Jacqueline insiste et ne justifie son opposition que par « des considérations de  convenances que le tribunal réfutera et précisera «  que la loi n’indique pas comme motifs suffisants. »

Le tribunal  tranche et donne l’autorisation au mariage.

pas de succès pour Jacqueline !

Marie Thérèse peut donc se marier avec Léonard BRACHET (1776‑1856), fils de Pierre (Antoine) BRACHET et de Marie BUISSON (BOUYSSOU) le 21 février 1811 à Saint-Geyrac (Dordogne). Léonard a 34 ans, il est veuf depuis 2 ans et 1 mois, et Marie -Thérèse a 35 ans.

Acte de mariage Brachet-De Puch 1811 Saint Geyrac

Transcription du mariage Brachet- De Puch 1811 Saint Geyrac

De leur union naîtront :

                a) Georges BRACHET.

Il est né le 12 septembre 1811 à Saint-Geyrac (Dordogne). Il est décédé le 14 novembre 1891 au Bugue (Dordogne), à l’âge de 80 ans.

Il est le fils légitime de Léonard, âgé de 35 ans, et de Marie Thérèse, âgée de 36 ans.

Marié sur le tard avec Marie ROUGIER, il meurt sans descendance.

                b) Jeanne BRACHET.

Elle est née le 29 avril 1813 à Saint-Geyrac (Dordogne). Elle est décédée le 22 décembre suivant à Lauzelie ( Saint Geyrac ) où elle devait être en nourrice, à l’âge de 7 mois.

On n’entendra plus parler de Marie-Thérèse !

Sur les arbres généalogiques de Jacqueline trouvés sur Internet elle a complètement disparu, seuls figurent les trois fils.

Y a-t-il un lien avec ce divorce et ce remariage?

 Devant son entêtement à persister dans son projet et la célébration  du mariage  en 1811, sa mère a très bien pu  essayer de la déshériter, supprimer dot ou tout soutien éventuel. Les lois sur l’héritage ayant aussi changé avec le code civil elle a dû chercher toutes les possibilités pour faire disparaître toutes traces du couple Brachet-De Puch et de son petit-fils Georges.

Déshérité et bannir ses enfants la famille De Puch sait faire. Joseph Victor dernier frère de Pierre Henry né après la mort de son père en fit l’expérience. Il fit un mariage qui déplut à sa mère ; elle le  déshérita autant qu’elle put  et lui interdit sa résidence.  S’il ne finit pas dans la misère c’est qu’il put se retirer chez son beau- père au château de Montbreton !

Pas étonnant que Jacqueline fit subir le même sort à sa fille !

Pendant des années aucune trace de Marie Thérèse et de ses descendants ni à La Douze, ni à Rouffignac !….jusqu’en 2020 !

Je localise George à l’aide de Généanet !

Voici son ace de décès.

Acte de décès de Georges

…Il correspond à  celui de George, aucun autre Brachet n’étant né dans notre Commune à cette époque…On remarque que les parents ne sont pas renseignés…

D’autres recherches sur Généanet précise le lieu où je peux enfin trouver Marie Thérèse. Elle était tout simplement à Lacropte…

Nous y trouvons son acte de décès en date du 25 novembre 1843. Comme pour son fils les parents n’apparaissent pas

Léonard décède le 23 septembre 1856 à Lacropte et on a laissé un blanc pour le nom de sa femme…  tout est fait pour  fuir.

Voici les actes de décès de Marie Thérèse et de Léonard

Acte de décès de Marie Thérèse
Acte de décès de Léonard

Comme partout, les dénombrements de la population ne commencent qu’en 1836. A Lacropte, en 1836, nous les trouvons au village de Ronlet. George a perdu son prénom au profit de Charles, plus tard on trouvera Pierre, mais c’est lui car il n’y a eu que lui et sa sœur décédée très jeune à Saint Geyrac. Léonard y exerce son métier de menuisier.

En 1846, bien sûr Marie Thérèse décédée en 1843 n’est pas mentionnée, mais le père et le fils inscrit George sont toujours là. Léonard est noté agriculteur puis en 1851 cultivateur propriétaire et George scieur de long. On les trouve jusqu’au dénombrement de 1856, puis Léonard décède.

Georges apparaît dans des dénombrements différents :

Le Bugue en 1872

Au village de Lagarde il réside avec sa femme Marie « Rosier » âgée de 50 ans . Il a 66 ans et exerce toujours son métier de scieur de long.

Le 23 septembre 1874 Jean Perrier, 26 ans, cultivateur fils de Marie, épouse Noémie Verdon, 24 ans, servante, enfant de l’assistance. Jean est domicilié avec sa mère.

Le 8 août 1876 un fils leur naît au Bugue. Ils sont cultivateurs à la Bessade. C’est après la naissance de cet enfant qu’on les retrouve à Sarlat.

Sarlat en 1876

Georges a 72 ans, il y exerce sa profession de scieur de long et vit avec sa femme Marie Rougier. Il y a également Jean, et sa femme Noémie Verdun et son fils Jean âgé de 4 mois ..

On en déduit que Georges s’est marié entre 1856 et 1872, mais on ne sait pas où, rien à Sarlat, rien à Lacropte, rien à Saint Pierre, rien au Bugue …

Le Bugue en 1891

Il est avec sa femme. Il y décède la même année.

Qui est Marie Rougier la femme de George ?

Elle est née à Saint Pierre de Chignac le 17/02/1820 de Eymard  « Rozier » et de Jeanne Decout. On trouve toute la famille sur le dénombrement de 1836, Eymard est propriétaire, et a 5 enfants : Elisabeth 24 ans, Jean 19 ans, Marie 16 ans, Jean 6 ans et Jean 3 ans.

Marie épouse en premières noces le 08/09/1844 à Saint Pierre, Jean Périer  né le 26 avril 1814 à Badefols sur Dordogne, canton de Cadouin domicilié à Lacropte. Il y vit avec son père (veuf depuis 1838) et ils exercent tous les deux le métier de feuillardier.

 De ce mariage naîtront trois enfants Jean (1845/1870), Jean (1847/1922), Etienne (1854/ ?).

Jean Perier (Perrier) décède à 42 ans aux Taupinies, commune de Saint Pierre de Chignac le 26 juin 1856.