Elections municipales de 1947

Image mise en avant : Conseil municipal 1971 Photo J Galinat. A gauche de la photo : Gaston Reynet A droite de la photo : Robert Théodore

La constitution de la IVe république a été adoptée le 13 octobre 1946. Dans ce cadre, de nouvelles élections municipales sont prévues les 19 et 26 octobre 1947. Au 31 mars 1947, 245 électrices et électeurs sont inscrits sur les listes électorales:

11 conseillers municipaux sont à élire. 2 listes se présentent à Saint-Geyrac au suffrage des électeurs.

Les deux listes en présence le 19 octobre 1947

Un profond renouvellement marque ces élections. Les femmes ont obtenu le droit d’éligibilité en 1944, mais ne sont pas très nombreuses sur les 2 listes. L’égalité hommes-femmes n’est pas encore entrée dans les mœurs à Saint-Geyrac. Cela a beaucoup changé depuis, n’est-ce pas? Voici les résultats :

Monsieur Louis Bord a été élu maire de la commune de Saint-Geyrac avec comme adjoint Monsieur Robert Théodore.

Photos J Galinat 1971

Références et BIBLIOGRAPHIE :

  Histoire du Périgord  d’Anne-Marie Cocula-Vaillières   Editions Jean-Paul Gisserot 2019

2   La Dordogne dans la Second Guerre mondiale  sous la direction d’Anne-Marie Cocula et de Bernard Lachaise   Editions Fanlac 2020

Foulcon de Peyly

Image mise en avant: les bâtiments de Lauzelie tirée de Google Map 2022

A la lecture de cet article, pour plus de renseignements, cliquez sur les liens en bleu.

Lauzelie appartenait à une ou deux familles Tibal, puis passa par mariage à la famille Gaillard et enfin par mariage aussi, à la famille Foulcon de Peyly en 1728.

Armoiries dessinées par les élèves de la classe unique de Saint Geyrac dans les années 1970

I Etienne Foulcon de Peyly
II Pierre Foulcon de Peyly
III Jacques Foulcon de Peyly
IV Pierre Foulcon de Peyly
V Simon Achille Foulcon de Peyly
VI Pierre Dominique Joseph Foulcon de Peyly
VII « Lauzelie » après la vente de s a Foulcon de Peyly

Généalogie de la famille Foulcon de Peyly

Rouffignac, village martyrisé

Photo mise en avant: : Rouffignac incendié par les allemands le 31 mars 1944 – Photo de Louis Delmarès

Début 1944, à l’initiative d’ Hitler, l’armée allemande crée des divisions militaires ayant pour missions :

  • Réduire, par tous les moyens, toute résistance à l’occupation ;
  • Traquer et déporter les juifs ;
  • Effrayer la population pour couper ses liens avec la Résistance.

Ainsi, fut créée la division Brehmer au début de l’année 1944. A la recherche de résistants, très actifs dans le secteur, elle arrive à Rouffignac le 31 mars 1944. Les militaires de la division pillent les habitations et y mettent le feu à la nuit venue. Cet incendie est visible depuis les hauteurs de Saint-Geyrac.

105 maisons sont détruites; 4 gendarmes sont arrêtés puis déportés. Ils mourront en déportation.

64 otages sont emmenés ; à Azerat, un otage est tué parce que juif : Pierre Khantine, 29 ans, résistant depuis 1942. L’école de Rouffignac porte aujourd’hui son nom. Un autre otage est tué en tentant de fuir.

La commune de Rouffignac-Saint-Cernin-de-Reilhac, par un décret du 10 décembre 1948, est décorée de la Croix de Guerre avec palme de bronze, comme 18 autres communes du département.

BIBLIOGRAPHIE

On peut consulter l’album: Rouffignac St Cernin de Reilhac 1860- 1960; Cartes postales- Photographies Ouvrage conçu par l’association Mémoire et Patrimoine de Rouffignac-Saint-Cernin-de-Reilhac 2015

Un peu de pub pour un ouvrage paru en 2021, sur la résistance et la réponse barbare des nazis: Les Merles, 28 avril 1944  Enquête sur une expédition meurtrière pendant l’occupation allemande dans un village du Nord-Dordogne  Editions de l’Ilot

La Résistance

Après la défaite militaire de juin 1940, la résistance à l’occupation allemande et au régime de collaboration de Pétain s’est organisée très progressivement. Aux actions de sabotage des infrastructures pendant les années 41 et 42, ont succédé des attaques armées contre l’armée allemande. La riposte de celle-ci et des organisations de collaboration ont été violentes et sanglantes dès 1943.

Saint-Geyrac n’a pas été un village-martyr comme le fut le bourg de Rouffignac. Que s’y est-il passé les 31 mars et 2 avril 1944? Pour le savoir, cliquer ici.

En octobre 1944, à la demande du préfet Maxime Roux, M. Cousty, instituteur remplaçant1, et M. Plazanet, maire, ont rédigé l’historique de l’occupation dans la commune de Saint-Geyrac en 1944 jusqu’à la libération (Périgueux et ses environs ont été libérés le 18 août 1944). Pour le consulter, cliquer ici.

1 M. Cousty remplaçait M. Lucien Paris , titulaire du poste, prisonnier de guerre en Allemagne.

Des saintgeyracois, qui ont vécu cette période tragique, commentent le récit de M. Cousty. Cliquer ici.

Ces mêmes saintgeyracois témoignent et donnent des précisions sur d’autres évènements qui ont marqué leur mémoire. Cliquer ici.

Le combat a été aussi celui des soldats engagés dans l’armée. Non pas l’armée française battue en mai et Juin 1940, dissoute le 1er décembre 1942, mais l’armée reconstituée en Afrique. Ainsi Gaston Lucien Bastat, (cliquer ici), sergent-chef dans l’armée de l’air à Meknès au Maroc, meurt le 10 novembre 1944 au Maroc dans l’exercice de son devoir. Deux plaques du souvenir perpétuent sa mémoire, une sur le monument aux Morts de Saint-Geyrac, l’autre dans l’église.

La lutte armée touche aussi les civils. Un jeune saint-geyracois, Maurice Caley, a été tué suite à l’explosion d’un obus. Il est décédé le 16 août 1944. Une plaque à son nom a été apposée sur le monument aux morts de la commune.

BIBLIOGRAPHIE

La lutte clandestine en France / Une histoire de la Résistance 1940-1944 de Sébastien Albertelli, Julien Blanc, Laurent Douzou/ La librairie du XXIe siècle/ Editions du Seuil

Histoire de la Résistance en Périgord de Guy Penaud, aux éditions Sud Ouest, sorti en 2013

Le maquis du Périgord dans la deuxième guerre mondiale de Patrick Rolli