Hélies Lacoste Lagélie

Image mise en avant : extrait de la carte de Belleyme n° 23 secteur de La Gélie à Saint-Félix-de-Reilhac.

Il est juge du marquisat de La Douze

Il est né le 3 octobre 1673 à Saint-Geyrac (Dordogne).

Petite histoire à propos du baptême d’Helies.

Les parents habitant la paroisse de Saint Félix de Reilhac, on trouve ceci

« Le 24 septembre 1673 naquit Hellies Lacoste fils naturel et légitime de Messire   Anthoine Lacoste juge du marquisat de La Douze et de Galliotte Andrieu et a été baptisé le 3 octobre an susdit(1673) dans l’église de Saint Geyrac par Monsieur Redon Curé dudit lieu sous signé et a été parrain Hellies Andrieu du bourg du Bugue et marraine Louize Lacoste habitante du village de La Cotte paroisse du-dit St Geyrat  Le dit Andrieux a signé et non Ladite Lacoste pour ne savoir  de ce en quoi par moy Redon curé de St Geyrat»

Pourquoi Hélies a-t-il été baptisé à Saint Geyrac ?

On cherche alors à Saint Geyrac et on trouve ceci :

Saint Geyrac, il est  bien enregistré entre les actes de naissance du  05 septembre et du 15 octobre 1673.

«Le 3 octobre (1673) je soussigné ay baptisé Hélies Lacoste fils à Mr Antoine Lacoste juge de La Douze et à Galliotte Andrieux mariés habitant de la Gélie paroisse de Saint Félix nay le 24 septembre  ont été faits parrain et marraine  Hélies Andrieux  du bourg du Bugue et Louyse Lacoste du village de La Cotte paroisse de St Geyrat où  je fis ce baptême à  la place du Curé de Saint Félix qui est … M… … … à se  loger, dans ces lieux s’étant accouchée la dite Galliotte Andrieu à Saint Geyrac  y étant venue faire  baptiser, en foy de quoi.»

On a la clé du mystère , sa mère est venue accoucher à la Côte dans sa famille.

Voici les règles en vigueur à cette époque, les baptêmes mariages et inhumations étant enregistrés par le curé de la paroisse.

 Le curé ne doit administrer le baptême que dans l’église de sa paroisse et à ceux qui y sont nés. Il ne doit point baptiser les paroissiens d’une autre paroisse sans la permission de leur curé. Si on présente à un curé des enfants qui ne soient pas de la paroisse, il doit les renvoyer à la leur, à moins d’une nécessité pressante. S’il est dans l’obligation de baptiser, alors il doit le faire (Concile de Narbone 1609). Mais l’inscription se fait aussi sur le registre de la paroisse de naissance. Les exceptions sont justifiées par des conditions de vie particulièrement dures.

Choix des parrains et marraines

Bonnes mœurs et piété exigés

Préséance familiale

  • Le 1er enfant : parrain son grand-père paternel  et marraine sa grand-mère maternelle
  • Le 2ème enfant : parrain grand-père maternel et marraine grand-mère paternelle
  •  Puis oncles et tantes par le sang ou par alliance suivant le même droit d’aînesse
  • Puis on continue par les frères et sœurs par ordre de naissance, si la famille est très grande
  • Les cousins et les cousines.

Il se marie avec Jeanne Labrousse(…-1738)

Il est décédé le 8 janvier 1749 à Saint-Félix-De-Reilhac-Et-Mortemart (Dordogne), à la Gélie à l’âge de 75 ans.

Pierre Lacoste Lagélie et Martial Lacoste Lagélie

Image mise en avant : extrait de la carte de Belleyme n° 23 secteur de La Gélie à Saint-Félix-de-Reilhac.

A la lecture de cet article, pour plus de renseignements, cliquez sur le lien en bleu.

III- Pierre Lacoste Lagélie.

Il se marie avec Marguerite Dumas (née vers 1716) fille de François Dumas (1682-1710) et de Marguerite Rafaillac (…-1736)

D’où : Martial Elie Lacoste Lagélie qui suit en IV

IV Martial Elie Lacoste Lagélie

Il est né vers vers 1735. Il est décédé le 8 octobre 1800 à Saint-Félix-de-Reilhac à l’âge de 65 ans environ.

Il se marie avec Marie Raynaud (née vers 1733 et décédée vers 1799) le 19 août 1755 à Saint Geyrac.  Elle est la fille de Joseph Raynaud Sieur de Giverzat et de la Vidalie et de Jeanne Lapouge habitant la Côte. 

D’où : Joseph LACOSTE LAGELIE qui suit en V

transcription du remariage en 1811

Image mise en avant signatures de Léonard et Marie-Thérèse sur l’acte de mariage

Transcription du remariage de Marie Thérèse Dupuch le 21 février 1811 à Saint Geyrac

« L’an 1811 et le 21 février à trois heures du soir, par devant nous François Desmaison maire de la Commune de Saint Gérac, canton de Saint Pierre de Chignac département de la Dordogne, sont comparus :

Léonard Brachet âgé de 35 ans, né à Rouffignac, propriétaire agriculteur domicilié à Rouffignac, habitant Montferrier présente commune, fils de Pierre et de Marie Bouyssou décédée à Rouffignac le 8 février 1793 ainsi que le constate l’acte de décès délivré à Rouffignac le 18 courant par Monsieur le Maire, ledit Brachet ici présent et consentant d’une part

Et Marie Thérèse Marthe Dupuch de Pailhas âgée de 36 ans, née à Sainte Eulalie canton d’Eymet arrondissement de Bergerac, sans profession, domiciliée au susdit lieu Montferrier présente commune, fille majeure de feu Pierre Henry Dupuch chevalier de l’ordre royal et militaire de Saint louis, décédé à Sainte Eulalie le 8 floréal an 11 ou 9 ? ainsi que le constate l’acte de décès délivré par ….. maire  et de dame Jacqueline Delpy de Saint Geyrac habitant dudit lieu de Montferrier et vu l’opposition à nous signifiée le 12 janvier dernier par le ministère de….huissier près le tribunal de Périgueux au nom de ladite Dame Delpy-Dupuch, sans profession, domiciliée à Montferrier  par laquelle elle nous dit son opposition à la célébration du mariage  de Marie Thérèse Dupuch, sa fille  divorcée d’avec le sieur Stéphane L’Antolphe , sans profession, natif de Bavière ainsi qu’il découle de l’acte de divorce  rédigé à la Mairie de saint Geyrac le 12 du mois de mars  1807, en exécution du jugement  rendu par le tribunal civil de Périgueux le 5 septembre 1806. Ledit divorce expédié par nous le 5 janvier dernier .Laquelle opposition a été …..par Jugement du tribunal civil de Périgueux en date du 5  janvier  dernier à nous signifié le 5 du courant par le ministère d’huissier après avoir donné lecture aux parties et aux témoins lesquels nous ont requis de procéder à la célébration du mariage projeté entre eux et dont les publications ont été faites devant la principale porte de notre maison commune  savoir : la première le 10 février, la  seconde le 17 et à Rouffignac les mêmes jours, du mois courant. Après avoir donné la lecture aux parties et aux témoins de toutes les pièces ci-dessus mentionnées et du chapitre 6 du livre 6 du Code civil du mariage, avons demandé au futur époux et à la future épouse s’ils voulaient se prendre pour mari et pour femme.

Chacun d’eux ayant répondu séparément et affirmativement, au nom de la loi Léonard Brachet et Marie Thérèse Dupuch sont unis par le mariage.

De tout nous avons dressé l’acte en présence de

Pierre Boudy âgé de 50 ans, Jean Libersac âgé de 48 ans, François Andraud âgé de 45 ans  et Pierre Michel âgé de 29 ans, tous propriétaires cultivateurs habitants de la présente Commune.

Lesquels ont signé avec nous, les parties contractantes, excepté Libersac témoin qui a déclaré ne savoir, ni Pierre Brachet père…« 

Transcription de l’autorisation du tribunal

Transcription de l’autorisation du tribunal pour le second mariage de Marie Thérèse

Ouï les avoués des parties et leurs défenseurs respectifs et Monsieur le Procureur impérial dans ses conclusions

Considérant qu’il résulte de l’acte de divorce signifié par la partie d’Eyguière que son premier mariage est légalement dissous depuis plusieurs années

Considérant qu’il résulte de son acte de naissance sous la date du vingt avril mil sept cent soixante-quinze que la dite Dame Thérèse Dupuch est âgée de plus de trente ans

Considérant que l’article 153 du code Napoléon, porte qu’après l’âge de trente ans il pourra  être à défaut de consentement sur un acte respectueux passé outre un mois après à la célébration du mariage.

Considérant que l’acte respectueux du cinq décembre dernier est revêtu de toutes les formalités exigées par la loi

Considérant que pour justifier son opposition la partie Monbet n’a fait valoir que des considérations de convenances que la loi n’indique pas comme motifs suffisants

Considérant que la demande en main levée aux oppositions est une de celles qui requièrent célérité

Que d’ailleurs l’article 177 du Code napoléon porte que le tribunal de première instance prononcera dans dix jours sur les demandes de cette espèce, ce qui conséquemment les dispense de la tentative de conciliation

Considérant enfin que la Dame Dupuch est majeure, que la mère vit encore et que conséquemment elle n’a pas besoin de recourir à la voie du Conseil de famille pour contracter mariage

Le Tribunal sans avoir égard à choses dites ou alléguées par la partie  Montet, fait main levée à celle d’Eyguière de l’opposition dont il s’agit

En conséquence ordonne qu’il sera procédé par l’officier public de la Commune de Saint Geyrac à la célébration du mariage dont il s’agit, dépens compensés

Signatures

Dufraisse Procureur

Dujarric Greffier« 

Transcription du testament de Charles

Au nom du père et du Saint Esprit trois personnes de la Sainte trinité

Je Charles Delpy de Saint Geyrac  conseiller au Parlement de Bordeaux est………..logé à l’hôtel du Saint Esprit rue Daboulois en assez bonne santé, mais étant persuadé de la certitude de la mort et de l’incertitude du moment quelle arrive, voulant mettre ordre à mes affaires et régler le bien que doit en avoir chacun de mes enfants après avoir demandé les lumières et le secours du saint Esprit de la bien heureuse vierge Marie de Saint Joseph ,de Saint Charles mon patron et de tous les saints et saintes du paradis.

Apres avoir demandé pardon à Dieu  de tout mon cœur de toutes pensées que j’ay commis pendant ma vie, à lui avoir demande les grâces nécessaires pour faire une sainte mort que je désire de revenir aux permissions quand il lui plaira de me l’envoyer. J ‘ai écrit de ma propre main tout ce qui suit qui est ma dernière volonté que je veux être exécutée après ma mort comme si elle était reçue par un notaire….les formalités. Je commence par demander pardon à Dieu et à mon prochain de tous les scandales et mauvais exemple que je leur ay donné. Je demande pardon à notre honorée  et chère mère de tous les manquements de respect que j’ai pu avoir pour elle ce que j’ai protesté qu’il ne m’es jamais arrivé de propos délibéré de rien faire qui pu lui déplaire ;J…. cela et respecte plus que je ne saurais l’exprimer et la prie de donner à mes enfants l’amitié quelle a toujours eu pour moi.

Je demande aussi pardon à ma chère femme de tous mes emportements et de tous les sujets de chagrin que je lui ai donnés par mauvaise humeur et que je proteste devant Dieu que depuis le vingt deux avril mil sept cent douze que je l’ai épousée elle ne m’ai jamais donné aucun fait de me plaindre, je l’aime de toute ma tendresse et n’ai jamais rien aimé quelle depuis que je la connais, je déclare avoir quatre enfants que j’aime tous également ,la première est une fille qui se nomme MARGUERITE, le second es un garçon nommé GUILLAUME ,la troisième est une fille nommée JEANNE, le quatrième un garçon nommé FRANCOIS.

Je les reconnais tous quatre comme enfants naturels et légitimes nés de Jacqueline de la Brousse ma très honorée très chère et légitime épouse Je prie ma chère mère et ma chère femme de vivre bien ensemble, d’avoir grand soin de l’éducation de mes enfants et d’administrer leur bien de concert Cependant je donne tutelle et curatelle de mes enfants à ma chère mère la priant ….de n’accepter auprès ………..je la donne à ma chère femme que je prie aussi d’accepter ving livres cet autre en viduite car si celle qui sera tutrice se remarie je veux que le jour de son mariage elle ne se mèle plus de l’administration du bien de mes enfants et qu’il leur soit nommé tuteur ou curateur auquel elle rendra compte de tous les revenus de mes enfants depuis le jour de mon décès sans aucune grâce …………..pour le seconder ….supposé que ma chère mère se remarie et que ma femme fut en viduité Je veux que la tutelle ou curatelle lui soit remise. Je veux  qu’il soit fondé une messe de mort qui se dira chaque jour en la chapelle paroissiale de Saint « From « de Périgueux pour le repos de mon âme et celle de feu  notre honoré et très cher père ,et le fond pour faire dire cette messe sera mis sur celui du clergé pour le plus tard dans trois ans mais d’ici là mes héritiers la feront dire pour moi tous les  jours. Je donne quatre centièmes aux Récollets de Périgueux à la charge qu’ils feront annuellement……pour moi une messe le jour de mon décès…………cela une messe de mort le vingt-deux de chaque mois .Je donne quatre centièmes de fonds aux prieurs de la Miséricorde de Périgueux ou si mes héritiers aiment ( un mot rayé) ils paieront vingt livres par année à cet hôpital et supposé que cet hôpital ne subsista plus ce leg sera partagé entre l’hôpital général et l’asile sainte Marthe de la ville de Périgueux. Je veux qu’il soit donné des fonds de deux centièmes qui produiront dix livres par année qui seront employés au soulagement des pauvres de la paroisse de Saint Geyrat  Je prie ma chère mère et ma chère femme de faire dire autant de messes qu’elles le pourront pour le repos de mon âme. Je donne à Monsieur Defarginel (note : le curé de Saint Geyrac) ,une montre et une tabatière de vingt pistoles et j’accepte  s’il aime mieux choisir lui même lui donner les vingt pistoles que je le prie de vouloir prendre et de prier Dieu pour moi, Je ne veux rien faire de substitution ni renoncer mais au cas où mes successeurs  viendraient à mourir je prie ma chère mère et ma chère femme en un mot qui héritera de mon bien de vouloir après leur mort seulement faire une fondation  et de mettre des aumônes ainsi qu’elles le jugeront à propos « vingt mil livres », je les prie aussi de vouloir donner à un ou plusieurs des enfants de mon cousin monsieur Delpy de la Roche à leur choix la somme de « dix mil livres  » et de donner encore » dix mil livres « à mes parents tant paternels que maternels à leur choix ,observant pourtant de secourir les plus pauvres préférablement à ceux qui sont riches et qui peuvent s’en passer . Si j’omets de régler quelques chose qui engage mes enfants ou autres je veux que ma chère mère et ma chère femme les règlent de concert leur donnant tous les pouvoirs nécessaires et les priant humblement de faire exécuter le contenu et désir de mes dernières volontés  fait après le dix décembre mil sept cent dix-sept ainsi j’ai signé Delpy de Saint Geyrat approuvant une rature qui est dans la seizième ligne deuxième page .Je meurs dans la religion catholique et apostolique romaine rempli de soumission  ……..pour le saint siège ainsi que j’ai signé à l’original Delpy de Saingeyrat, Demontozon lieutenant original a controlé cy …à Périgueux …..Montaigne le 14 février 1719 pour le 7 ………………du dit testament annexé ce qui suit..

Je déclare que depuis le présent testament fait, ma femme a accouché d’une fille le vingt neuf décembre mil sept cent dix huit laquelle je veux être légitimée tout comme les autres  suivant le présent pouvoir que je donne  à la mère et la grand mère d’icelle à Périgueux ce seize janvier mil sept cent dix neuf (note il meurt le lendemain) signé Delpy de Saint Geyrac et Demontozon Lieutenant aussi signé Lauané notaire Royal pour avoir la minute originale devers moi en qualité de détenteur de papier de feu maitre Maurice Rouffeau notaire Royal ………………