1898-1919 Mr et Mme Simonet

Les deux enseignants arrivent  le 2 septembre 1898 en provenance de Lacropte où ils étaient depuis 1887.

Mr Vidal le remplaçant de Mr Parre leur succédera là-bas.

 On trouve cette famille sur les recensements de la Commune en 1901 et de 1911.

Ils ont eu un fils à Saint-Geyrac le 17-12-1899. Il sera mis en nourrice chez Anne Debiard épouse Lassagne le 26-12-1899. Il y restera jusqu’à ses deux ans.

Martin Simonet est né à Douchapt le 22-10-1861 dans une famille d’instituteurs.

Sa femme  Marguerite Victoire Grand est née le 08-08-1862 à Léguilhac de Cercles. Elle est normalienne de la promotion de 1880.

Leur premier fils Georges  est né à Lacropte le 13-01-1888.

Dans les années 1907 à 1909 Monsieur Simonet demandera au conseil Municipal de Saint-Geyrac « une bourse   en faveur de son fils candidat à l’école polytechnique ». Les archives de l’école Polytechnique sont accessibles par internet. On trouve les fiches de cinq anciens élèves au nom de Simonet mais il n’y a pas notre Georges.

A la numérisation des fiches matricules, on le retrouvera : classe 1908 n° 1632. Il a été élèves de l’Ecole des Ponts et Chaussées.

Celui né à Saint Geyrac  sera de la classe 1919 n° 577. Il sera exempté de service militaire pour raison de santé et mourra le 06-02-1920.

On trouve aux Archives Départementales les dossiers du père et de la sœur de Martin Simonet mais pas le sien. Par contre il y a celui de sa femme.

La perception de Saint Pierre de Chignac fera parvenir en 1911 un relevé des Communes du canton qui possèdent un secrétaire de Mairie.

 St Geyrac y est noté; il s’agit de l’instituteur (comme dans 6 autres communes) c’est donc Mr Simonet. Il perçoit 100F pour cette prestation. Où se trouvait la Mairie ?

Dans la classe ! Comme en 1881!!

En 1902 acte de mariage  n°4 entre : Dupuy de la Grand’Rive et Marie Renée de Salleneuve

«  dans la salle d’école des garçons, publiquement toutes les portes et les fenêtres étant ouvertes »  en remplacement de la formule « à la Mairie publiquement ».

Le couple prendra sa retraite à la fin de l’année scolaire 1918-1919.

Clémence Frut ,élève des Delalbre épouse Jean Beau.

Voici des pages des cahiers de Lucie Beau, leur fille, née le 24-06-1999 à Saint Geyrac. Elle épousera Léo Chadrou le 30-10-1922 dans notre Commune et sera la mère de Léontine Théodore. L’expression  « cours enfantin » n’a pas la valeur que nous lui connaissons. A cette époque il y avait la classe des grands et la classe des petits confiée à Madame !

Novembre 1908
Décembre 1911

Cahiers d’Auguste Beau, frère de Lucie et fils de Clémence. Il est né à Saint-Geyrac le 08-08.1901. Il épousera Léa Combeler.

13 juin 1914
Octobre 1914

Monsieur Vidal, l’instituteur remplaçant de Monsieur Parre, avait fait le 29 mai 1898 une proposition au Conseil Municipal, exposée par le Maire « Monsieur le Maire expose au Conseil la nécessité qu’il y aurait d’apprendre aux enfants de l’école les notions d’agriculture moderne avec l’application des engrais, qu’à cet effet il croit que le meilleur moyen serait d’affermer une terre dans le voisinage du bourg pour leur faire faire des expériences sous la direction de Monsieur l’Instituteur qui s’est offert très aimablement pour développer chez les enfants le goût de l’agriculture et leur apprendre d’une façon pratique l’usage des engrais chimiques». Le conseil  Municipal accepte cette proposition et «décide en outre la création d’une récompense aux élèves les plus méritants, récompense qui sera fixée ultérieurement« .

Cette proposition a-t-elle été suivie d’effets ?

Si oui c’est Monsieur Simonet qui a dû s’en charger. Les délibérations sont muettes à ce sujet.

1890-1898 Mr et Mme Parre

Mr et Mme Parre étaient  instituteurs dans la commune de Borrèze (24), lui au chef-lieu, elle à la Salamonie.

Grâce à son dossier  déposé aux AD sous la cote 1 T 127, on peut suivre son itinéraire. Melle Thorain a obtenu son diplôme en juillet 1883. Elle sera directrice de l’école maternelle de Moret en Seine et Marne et n’aura de cesse de revenir en Dordogne.

 Ce sera chose faite en 1888.

Le 3 avril 1888, à Cazoulès, elle épouse Jean Parre (° 24-06-1862 à Borrèze,24) instituteur adjoint à Borrèze et elle y prend son poste début mai 1888 dans le  hameau de la Salamonie.

Le 16 avril 1890 Mme Parrre  est nommée comme institutrice titulaire à Saint-Geyrac  en  remplacement de Mme Pauly appelée à Saint-Crépin d’Auberoche.

On peut supposer que son mari l’a suivie.

Jean Parre figure sur la Liste générale des électeurs pour 1897. Sur la liste de recensement du 30 avril 1891 on trouve :

  • Parre Jean, 28 ans, instituteur, chef de ménage
  • Thorain Marie Euphrasie, 27ans, institutrice, son épouse
  • Parre Renée, 1an, leur fille
  • Parre Marie Louise, 2 mois, leur fille
  • Trébier Jeanne, 63ans, sa mère

 En  juillet 1892 à Saint Geyrac acte de naissance de Anne Marie Blanche Parre, fille de Jean Parre âgé de 30 ans et de Maria Euphrasie Thorain 28 ans Instituteurs (Anne †05-07-1984 à Montluçon) il a présenté l’enfant et signé l’acte.

On retrouve la  trace de Mme Parre le 9 mars 1892, puis le 16 avril 1894 pour un congé de maladie, il n’y a pas de remplaçant Jean Parre prendra les deux classes.

En 1897 le 23-07 nait Jean Marie Louis Georges .Il est mis en nourrice du 25-08-1897 au 13-08-1898 chez Jeanne Deschamps épouse Déjean, domiciliée à « Les Combes ». Archives de la Mairie

Ces enseignants s’impliqueront  dans l’enseignement pour les adultes. La revue « l’enseignement pratique » donne la liste des « prix spéciaux décernés aux instituteurs et institutrices par arrêté du 9 juillet 1897 ».On trouve  « diplômes en Dordogne ….Mr et Mme Parre à Saint-Geyrac….. »

Le 17 04 1898 Jean Parre décède  à l’âge de 36 ans. Sa veuve demande alors à partir et elle obtiendra le 30 avril 1898 un poste à Temmiac  et ensuite à la Canéda.

Après le décès de Mr Parre et le départ de sa femme, on trouve Mr Vidal qui restera jusqu’à l’arrivée du couple Simonet.

1886- 1890 Mr Peyrot et Melle Peyrot

Liste de dénombrement de la population de 1886

  • Peyrot Emile Aubin, 45 ans, instituteur, chef de ménage, né à Excideuil
  • Carves Justine, 44ans, sans profession, son épouse, née à Laroque Gageac
  • Peyrot Marie Antoinette, 22 ans, institutrice, Célibataire, leur fille, née à à Laroque Gageac
  • Peyrot Jeanne Elisabeth, 20 ans, sans profession, célibataire, leur fille, née à Laroque Gageac
  • Peyrot Antoinette Hermine, 17 ans, sans profession, célibataire, leur fille, née à St Antoine de Frugie
  • Peyrot Lucien Emile Aubin, 12 ans, leur fils, né à St Antoine de Frugie
  • Peyrot Jean Alexis, 8 ans, leur fils, né à Saint Antoine de Frugie

Le dossier professionnel de Marie Antoinette Peyrot se trouve aux Archives de la Dordogne.

 On y lit qu’elle est nommée à Saint-Geyrac le 01 02 1886.

L’Etat-civil de Saint Geyrac indique qu’elle épouse Louis Pauly le 24 10 1889. Sur cet acte, Antoinette est portée institutrice primaire  et Louis Pauly est le fils de Jean Pauly et de Jeanne Chartroule.

 Louis est «voyageur de commerce» nous dit-on. Une lettre de son patron en date du 20 novembre 1889 nous indique que son employeur est Jules Honoré Secrestat. Jules Honoré Secrestat est  le propriétaire du château de Lardimalie à Saint Pierre de Chignac depuis 1875. Dès 1851, il a fait fortune dans les vins et spiritueux à Bordeaux. Il est l’inventeur du célèbre bitter Secrestat, l’apéritif dont l’Amérique raffole.

Comme l’appartement de fonction de St Geyrac ne permet pas l’installation de deux ménages, Antoinette demande un poste à St Crépin et l’obtient 16 12 1889 grâce à l’intervention du patron de son mari. 

Elle est nommée « en remplacement de Mr Malange comme suppléante de 3ème classe ». Sur sa nomination elle est dite «chargée de la direction de l’école». Elle sera secrétaire de mairie et son mari Conseiller Municipal .

Le registre des nourrices de la Commune fait état d’une Yvonne Marie Emilienne Pauly fille de Louis et Marie Antoinette, née à Saint Crépin et placée le 21 08 1902 chez Elina Bretou épouse Loubiat. Elle y restera jusqu’au 28 10 1903.

Le père souhaite quitter St Geyrac et demande  en 1889 un poste à Saint-Laurent ou Périgueux.

1879-1886 Mr et Mme Delalbre

1879-1886 Mr et Mme Delalbre

Dans une délibération du Conseil Municipal en date du  9-11-1879 Henri Delalbre est nommé pour faire partie de la révision des listes électorales – idem 5-12-1880 –  il est précisé instituteur.

Le couple figure sur le recensement de 1881 : Delalbre Henri 30 ans instituteur. Frances Marie 25 ans institutrice sa femme.

Henri Delalbre sera secrétaire de Mairie.

Aux archives départementales dans le fonds Préfecture et le fonds Académie on ne trouve aucun dossier à leur nom : donc pas de renseignements autres que ceux trouvés en Mairie.

Par contre voici quelques pages des cahiers de Clémence Frut qui fut l’élève du couple.

Clémence est née Pétronille le 04-05-1867, à Leyssioutet de Jean Frut et de Jeanne Montauriol. En 1879 elle a donc 12 ans. L’école est obligatoire jusqu’à 13 ans.

1864-1879 Mr et Mme Malange

C’est dans une lettre du Juge de Paix du canton de Saint-Pierre de Chignac en date du 27 avril 1865  que nous apprenons que Saint-Geyrac fait partie des Communes privilégiées qui ont un instituteur.

Le Conseil Municipal n’en fait pas mention mais nous le trouvons sur le recensement de la population  de 1866. On le trouve également sur ceux de 1872, 1876.

Il a 24 ans en 1866 et il est célibataire. Il fondera une famille à Saint Geyrac. Julien Jean Malange épouse le lundi 31 mai 1869 à 9h du matin, Jeanne Boudy âgée de 17 ans fille de cultivateurs domiciliés à la Sigonie.

On note que Jeanne est sans profession. Jean n’a pu fournir un acte de naissance (il n’est pas sur le registre d’état-civil) mais devra donner un acte de notoriété qui le dit être né le 13-09-1841.

Une petite fille  Marie Angèle naîtra le 23 05 1870 puis Marie Berthe  le 11-02-1872 (†1875).

Le 13-09-1876 naîtra Marie Louise Berthe Elise Joséphine Jeanne !

A La naissance de Marie Berthe, on nous dit que les parents sont instituteurs. A la naissance de la deuxième petite fille on qualifie bien la mère d’institutrice.

L’instituteur figure seul sur la liste de recensement de 1866. On le trouve en famille sur les listes de 1872 et 1876.

 Sur la dernière liste la famille étant agrandie, il y aura une servante, Marie Quillet âgée de 13 ans.

Le couple quitte la Commune en 1879, on retrouvera l’instituteur en 1889 à Saint-Crépin d’Auberoche où Madame Peyrot-Pauly le remplacera.