François Reynaud Sieur de la Vidalie, Sieur de Giverzat

Image mise en avant : la chartreuse de la Côte en 2013 -Photo J Galinat

né vers 1728 et † Saint Geyrac le 03-10-1802.

Le 18 juillet1763 on trouve sur les registres de St Front un acte de consentement pour délocaliser son mariage à Preyssac . Son épouse est Anne Charle Preyssard . C’est le curé Preyssard de Coulounieix ( probablement membre de la famille) qui assurera le mariage.

Acte de consentement à la délocalisation du mariage -AD registre de Saint Front

L’acte de mariage se trouve donc à Preyssac ancien nom de la Commune de Château Lévêque à la date du 19 juillet 1763.

On y apprend que François est avocat en la cour et bourgeois de la ville de Périgueux.

L’épouse signe Anne Charle. Il semblerait donc que le nom de famille soit Charle de Preyssard.

Les deux curés, celui de Preyssac et celui de Coulounieix ont signé.

Acte de mariage à Preyssac -AD

François  sera notre premier Maire ; il sera nommé en janvier 1790 juste après la Révolution.

Dans la série des AD 2 E 1816/76  on trouve un document attaché à la copie de l’hommage du sieur Jean Desmaison.

Le marquis de La Douze fit présenter les deux documents  à  François Reynaud, sieur de la Vidalie, avocat à la cour, bourgeois de Périgueux, habitant la paroisse de Saint Front   à son domicile de La Cotte le 19 décembre 1770, lui demandant de régler « certains profits des fiefs » et « de lui faire hommage » .

Pourquoi cette requête ?

Le marquis de La Douze se référait au document des son ancêtre Charles de La Douze en date du 3 juin 1737. Il estimait que les actuels propriétaires de La Cotte devaient se plier aux promesses faites par Jean Desmaison le 3 juin 1737 à l’issue de l’hommage et lui payer les profits du fief.

François Reynaud dû faire appel à «Guillaume Delpy , chevalier, seigneur de Saint Geyrac» pour démêler l’affaire. On arriva aux conclusions suivantes : François Reynaud payait des rentes à Guillaume Delpy, il ne pouvait les payer à deux seigneurs à la fois!!

Voici quelques renseignements trouvés sur les derniers membres de cette famille Raynaud :

Après 1790 on n’enterre plus dans l’église, la Famille Reynaud a été ensevelie dans la cimetière près de l’église.

Le 16 avril 1800, c’est un enfant de 10 jours Etienne fils de François qui rend l’âme.

Le 03 octobre1802 c’est François Reynaud  Lavidalie, 73 ans, qui décède il est noté « homme de loi ».

 Après lui plus de trace de la famille, on ne sait pas qui a vendu au propriétaire suivant.

Joseph Reynaud Sieur de la Vidalie, Sieur de Giverzat

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Image mise en avant : la chartreuse de la Côte en 2013 -Photo J Galinat

 21 décembre 1740

Archives Départementales 2 E 1816/76-6

Joseph Reynaud Sieur de Giverzat Bourgeois de Périgueux achète « par contrat du 21 décembre 1740 du sieur Desmaison »le repaire noble de  La Cotte.

29 mars 1753, un document de Guillaume Delpy de Saint Geyrac nous apporte une précision : il indique que les Reynaud ont acheté à un Jean Desmaison…

A  St Geyrac il y a des Reynaud « au village de la Cotte » avant 1740.

On trouvera l’orthographe de Raynaud.

On a déclaré le décès de 2 Reynal  « du village de la Cotte »

Bertrand † 21décembre1669 à l’âge de 20 ans il est noté « sieur de la Cotte » puis « du village de la Cotte».

Jean Reynal Sieur de la Fouillouze † 6 décembre 1669 « du village de la Cotte »  fut enterré dans notre église dans la chapelle St Blaise (chapelle disparue) lieu du tombeau de la famille « par le sieur Curé  de Milhac »

On trouve aussi un Pierre Raynaud °08 janvier 1681 à St Front  et fils de Charles Raynaud Sieur de la Vidalie Bourgeois (de Périgueux) et de Louyse Claire de Esclafer. Il a pour parrain Pierre de Raynaud et marraine Thoinette de Raynaud. Pierre décèdera à St Geyrac le 17 mars 1681.

1735

Le 10 octobre : baptême de Julienne,  fille d’Hélie Reynaud Sieur de Giverzat et de Jeanne de Lapouge. Il s’agit de Joseph   renommé Hélie.

1738

24 décembre : † de Julienne Reynaud  fille de Joseph.3 ans, « ledit enterrement a été fait dans l’église » de Saint Geyrac

28 décembre : † de Joseph 15 j fils de Joseph, enterré dans l’église et dans la chapelle Notre Dame.

Après l’achat du 21/12/1740

Joseph Reynaud Sieur de Giverzat, Sieur de la Vidalie

Né vers 1705 (St Front ?) † 21décembre1760 à SG à l’âge de 55 ans.

18 février 1757 Archives Départementales 2 E 1816/76-6

Une « aimable contestation » éclate entre Guillaume Delpy de Saint Geyrac et Joseph Reynaud au sujet du droit de chasse. Le jugement sera rendu en mai.

17 mai 1757 Archives Départementales  2 E 1816/76-6

« Nous messire Guillaume Delpit, seigneur de Saint Geyrac et autres, habitant son château de Saint Geyrac d’une part et Joseph Reynaud , sieur de Giverzat, bourgeois de Périgueux habitant actuellement le repaire de la Cotte, paroisse de Saint Geyrac d’autre  pour terminer à l’amiable les contestations sur lesquelles nous étions sur le point d’entrer……».

Il s’agit du jugement des avocats de ces deux messieurs  à l’occasion des affaires survenues entre Guillaume Delpit et Joseph Reynaud sieur de Giverzat et de la Vidalie pour le « droit de chasse et les fiefs de la métairie de la Cotte » que le sieur de Giverzat aurait acquis de Desmaison de Ladouze.

Jugement : Le Sieur de Giverzat doit l’hommage dudit fief au Seigneur de Saint Geyrac. Il a le droit de chasse

           Joseph Reynaud   a épousé Jeanne Lapouge.

Ils auront 7 enfants tous nés à St Geyrac 

  • François ° ca 1728 qui va suivre et † 03 octobre 1802 à Saint Geyrac
  • Marie ca 1733 et † 1799 mariée le 19 août 1755 à Saint Geyrac avec Martial Lacoste Lagélie
  • Julienne °10/10/1735 et † 24 décembre 1738 à Saint Geyrac
  • Marie °18/08/1737 et † 04 décembre 1796 à Saint Geyrac-elle était religieuse
  • Joseph ° ? † 28 décembre 1738 inhumé dans la chapelle Notre Dame de notre église.
  • Catherine °20 février 1741
  • Jeanne °07 novembre 1742

Joseph meurt 21 décembre 1760 SG à l’âge de 55 ans est enterré dans sa chapelle . Il serait donc né vers 1705

Le Conventionnel Pardoux Bordas

Image mise en avant : Fichier Bossu de la BNF : fiche d’appartenance maçonnique de Pardoux Bordas.

Pardoux BORDAS est né le 14 octobre 1748 à St Yrieix la Perche en Haute Vienne et † 29 juin 1842 également à St Yrieix.

L’aisance financière et les relations de sa famille lui permirent de faire des études à St Yrieix et ensuite à Bordeaux, où il s‘installe après son diplôme d’avocat.

Dès la Révolution il revint à St Yrieix comme membre du Comité patriotique puis administrateur de la Haute Vienne et premier juge au tribunal de St Yrieix.

Il devint député de la Haute Vienne à l’assemblée législative (1791-1792), à la Convention (1792-1795)

 Au procès de Louis XVI il vota contre la peine de mort, pour la réclusion perpétuelle, contre l’appel au peuple et contre le sursis.

Pendant le Directoire il fut député au Conseil des Cinq-cents (1795-1797) puis au Conseil des anciens (1797-1799) et devint Président de l’Assemblée Nationale pendant 1 mois et 1 jour en 1798.

S’opposant aux ambitions de Bonaparte il fut écarté un temps. Reconnaissant ses qualités, Bonaparte lui confia la fonction de chef de l’organisation judiciaire et du personnel du Ministère de la Justice. Il fut mis à la retraite en 1811.

Pardoux Bordas avait épousé à Excideuil en 1778 Anne Darnet.

Il acquit une fortune considérable en mettant ses talents d’avocat au service de sa belle-famille  et en achetant des biens confisqués des émigrés notamment ceux de Wlgrin de Taillefer (un périgourdin).

Comment et pourquoi  le conventionnel Bordas apparaît il dans la libération de Jacqueline, son mari et sa fille, des prisons de la Révolution à Bordeaux ?

 En 1794 nous sommes sous la législature de la Convention. Pardoux Bordas est député  et il en est le secrétaire depuis le 29 juin, particulièrement actif sur les questions des finances et des biens des émigrés.

Un décret du 19 novembre  de la même année l’envoya en mission  en Charente en Gironde et en Dordogne. Il quitta Paris le 21 novembre 1794 et rentra le 26 mars 1795.

En Gironde et en Dordogne il réorganisa les tribunaux.

1ère solution : aide des Francs-Maçons

Guillaume le père de Jacqueline est décédé depuis 2 ans mais il ne faut pas oublier qu’il fut membre de la loge Maçonnique  de Périgueux et créa  avec d’autres militaires une loge qui fonctionna tant bien que mal quelques années.

Le fichier Bossu relatif aux Francs-Maçons de 1750 à 1850 est un outil précieux. (B N F – Gallica)

Il nous permet de penser que c’est  peut-être par l’intermédiaire  de quelques-uns de ses membres  que Pardoux Bordas Franc-Maçon actif  a pu intervenir.

Pourquoi ?

Vente de l’Hôtel particulier  de Périgueux appartenant aux Delpy de Saint Geyrac, le 27 juin 1794 à Antoine Germillac.

L’arrestation  a lieu le 25 juillet 1794 – c’est la fin de la terreur (elle commence le 5 septembre 1793 et se termine le 28 juillet 1794 avec la chute de Robespierre).

La libération a lieu le 16 décembre 1794

Ce fichier Bossu nous indique que 2 députés de la Haute Vienne sur 7 sont Francs-Maçons dont P Bordas. En Dordogne ils sont  5 sur 10 et en Gironde 6 sur 12.

On peut très bien imaginer que la belle famille de Jacqueline ait pu faire intervenir des relations maçonniques de feu  Guillaume qui conduiraient à Pardoux Bordas, alors tout puissant et modéré, pendant son séjour à Bordeaux. Bordas y arrive en novembre et Jacqueline est enfermée depuis juillet.

De plus : on rencontre un Dupuch, officier au régiment d’Enghien  initié à la loge « la Fidélité » obédience de Bergerac en 1770. Est-ce son mari ?ou le  fils aîné ?

Antoine  Germillac, fut vénérable de la loge l’Anglaise de l’amitié de 1770 à 1771.

Il deviendra Maire de Périgueux de 1797 à 1800. En 1794 il a probablement des activités politiques en plus de son métier de médecin.

2ème solution

Tout simplement ; les De Puch sont arrêtés trois jours avant la fin de la « terreur » et à son arrivée, Pardoux Bordas « un modéré » chargé de la réorganisation des tribunaux ouvre les portes des prisons….

Pierre de Belleyme

Image mise en avant : carte de Belleyme n°23

Pour plus de renseignements cliquez sur les liens en bleu ci-dessous.

            Pierre de Belleyme naquit le 14 mars 1747 en Dordogne.

Acte de naissance en date du 14 mars 1744 -Paroisse de Beauregard- Archives de la Dordogne

Son acte de naissance nous indique qu’il est le fils de Pierre maître chirurgien et de Françoise Crevet.

Il épousera en 1784 à Paris Anne-Marguerite Dubois

 Le 6 novembre 1766 il fut chargé « en qualité de sous-ingénieur géographe de sa majesté de la levée, vérification, correction et direction des travaux relatifs à l’exécution de la carte topographique de la province de Guyenne » 

Dès 1776 il gravera des planches cartographiant la Guyenne de l’époque. Dès 1783 on aura sa première carte détaillée.

La république remplaça la monarchie, mais la géographie continua…le relevé des cartes aussi car « il était indispensable d’avoir au plus tôt les cartes de 85 départements ». Le 23 février 1793 le Comité de Division de la Convention nationale arrête que « pour ce travail les citoyens Belleyme et Henry, géographes, seraient employés pour suivre les ouvrages du Comité »

Le 25 octobre 1795 ce même Comité se déclare satisfait du travail accompli et « certifie que le citoyen Pierre de Belleyme géographe de la République et du comité a constamment donné des preuves de son attachement à la chose publique, qu’il lui a consacré sous nos yeux pendant trois ans, tous ses moments et tous ses talents et a rempli avec exactitude, zèle et intelligence, les fonctions relatives à sa place, à la satisfaction du comité»

Le lendemain , la Convention rendit à Belleyme un honneur très rare en prenant à son égard un décret spécial. Une récompense pour « les preuves de son attachement à la chose publique » lui était promise aux archives de la République.  Il y resta jusqu’à sa mort, il avait plus de 72 ans.

Pierre de Belleyme aurait été officier du génie avant d’être ingénieur géographe. Il fut anobli par Louis XVIII en raison de ses travaux. Il était le cousin germain de Louis François de Belleyme représentant la branche restée en Périgord.

A l’échelle 1/43 200 les levées ont été effectuées pour le Périgord entre 1761 et 1774 et vérifiées entre 1773 et 1789.  Au total 35 feuilles de format 90×56 et 16 demi feuilles de format 45×56 constituent un outil pour l’étude des circonscription administratives, la répartition de la végétation, l’implantation et l’étendue des villes et des hameaux et l’étude des noms de lieux-dits.

La carte  n° 23 de la série concerne notre Commune. On peut encore se la procurer à l’IGN.

Légende

 Son fils, Louis Marie, né en 1787 mort en 1862, fut préfet de police, Président du tribunal de la Seine, Député de la Dordogne, Vice président de la chambre des Députés. Il eut trois enfants dont un fils, Charles Adolphe 1818-1864, lui aussi Député de la Dordogne.

 Tous les trois recevront la légion d’honneur

Pierre le 11 janvier 1815- grade Chevalier-Notice L 0166082 Base Léonore

Louis Marie 31 Mai 1837- grade de Commandeur-Notice L0172003 Base Léonore

Charles Adolphe le 18 octobre 1855-grade Chevalier – Notice L0172001 Base Léonore