Photo mise en avant: chartreuse de la Côte(J.Galinat)
A la lecture de cet article, pour plus de renseignements, cliquez sur les liens en bleu.
Cette famille est originaire de la Menuse commune de Mortemart. Pierre Brachet de la Menuse est qualifié de laboureur dans l’acte de baptême de sa fille Catherine du 1 er janvier 1675 à Mortemart. Cette famille résidera dans la chartreuse de Lamenuze jusqu’en 1802.
Chartreuse de Lamenuze ,entrée et bâtiment d’habitation. Photos 2015 J Galinat
En 1987 Charles Etienne Grugeaud-Brachet a fait parvenir une lettre à la Mairie demandant des renseignements sur cette famille. En même temps il donnait des explications sur la branche des Brachet de Pérusse dont nos Brachet de Lamenuze se disaient descendants. Voici ce que ce correspondant écrivait au sujet des Brachet de Pérusse : « famille très importante, remontant à 1075, grands seigneurs, barons de Magnac et de Pérusse, comtes de Maslaurent et de Palluau, Marquis de La Gorce et de Floressac, conseillers et chambellans de Charles VI, Charles VIII et Louis XI. Beaux-frères et neveu du célèbre Poton de Xaintrailles, Maréchal de France, avec lequel ils combattirent les anglais sous les ordres de Jeanne d’Arc. Sénéchaux du Limousin et du Rouergue. Lieutenants généraux du Roi et gouverneurs héréditaires de la Marche et du Bas Limousin. »
Dans « le Périgord des chartreuses » p 264, ces renseignements repris par Gustave Chaix d’EstAnge et Froidefond ne semblent pas être retenus : « Chaix d’Est Ange sans conviction et Froidefond plus assuré évoquent une commune origine entre nos très rustiques patriciens et les chevaleresques Brachet de Floressac du Limousin. Cette éventualité n’a pas le plus petit atome de justification et reste douteuse. Des Brachet, moins brillants, mais plus vraisemblables, sont répandus dans toute la Dordogne, se montrant parfois d’une bourgeoisie assez distinguée comme à Périgueux où ils sont « nobles citoyens », à Razac sieurs de la Grézarie et parents de ceux de Périgueux, ces Brachet-là sont alliés des Mourcin « nobles citoyens » et docteur en médecine, aïeux du fameux antiquaire qui se qualifient eux-aussi parfois de laboureurs à Saint Orse. »
A la lecture de cet article, pour plus de renseignements, cliquez sur les liens en bleu.
Quel nom de famille ?
Sur les registres des délibérations du Conseil Municipal on trouve le nom Lacombe et la signature Lacombe.
Sur les différentes matrices cadastrales cette famille prend des noms différents : Gaillard, Gailhard, Lacombe, Gaillard Lacombe et même Lacombe Gaillard.
Quelques indications sur la modification des noms au cours de notre Histoire.
Les Celtes ne portaient qu’un nom unique, les Romains trois ou quatre, les Francs un seul.
Le Christianisme apporte l’usage du nom unique. A son baptême, le chrétien rompt avec le passé en abandonnant son nom ancien pour rejoindre sa nouvelle famille. Ainsi à partir du IIIe siècle on ne porte plus qu’un seul nom celui de son baptême.
C’est l’usage, vers le XIIe siècle qui amène le surnom, il est utilisé pour distinguer les membres d’une même famille ou de la même paroisse, les prénoms n’étaient pas variés. Ce surnom deviendra notre nom de famille.
Dès le début du XVe siècle, parfois les prêtres avaient commencé à enregistrer baptêmes, mariages ou sépultures.
C’est Louis XI, qui en 1474, interdit de changer de nom sans autorisation royale.
Il fallut bien deux siècles pour imposer ce changement : les nobles prenaient souvent le nom de leurs terres c’est le cas pour les Delpy de Saint Geyrac et les roturiers fortunés en faisaient autant.
C’est avec l’ordonnance de Villers-Cotterêts du 15 août 1539, promulguée par François Ier qu’on aura les premières instructions sur l’état-civil : registres paroissiaux pour les baptêmes, obligatoires et en français.
En 1579, l’ordonnance de Blois ajoute les mariages et les décès.
L’usage des surnoms subsiste encore, à l’occasion d’un héritage on ajoute des noms, celui de la mère, ou celui du parent dont on héritait, c’est peut-être le cas pour notre famille.
L’acte de naissance du Léonard qui achètera Monferrier est ainsi intitulé :
En voici la transcription , nous sommes en 1765 : « le onze janvier a été baptisé Léonard Gailhard fils naturel et légitime de Jean et de Louise Lafarge de Lavignat
A été parrain Léonard Gailhard Sieur de Lacombe et marraine Jeanne Claviéras demoiselle de Lafarge- présents François Gailhard et Jean Gay qui n’ont signé pour ne savoir »
Cette famille a sans doute utilisé le nom du parrain de Léonard pour fixer définitivement le nom Gaillard Lacombe en 1813.
Quant aux prénoms c’est tout simplement du délire….il est très rare de voir utiliser le prénom de l’acte de baptême, on utilise même pour des actes importants les prénoms usuels…
La Révolution change tout : c’est le 23 août 1794 que la Convention décrète qu’ « aucun citoyen ne pourra porter de noms ni de prénoms autres que ceux qui sont exprimés dans son acte de naissance. »
Il faudra encore près d’un siècle pour une application correcte de cette loi.
La majeure partie de la population étant illettrée, les noms changeront souvent d’orthographe au fil des écritures.
En 1877, l’apparition du livret de famille fixe l’orthographe, le document circule pour l’établissement des actes d’état-civil.
Quatre catégories de noms de famille : nom de baptême ou surnom du chef de famille d’origine, lieu d’origine de la famille, métier du premier du patronyme, une particularité physique.
Pour plus de clarté nous conviendrons du seul nom.
Pour plus de renseignements sur la famille des Maires cliquez sur le lien actif.
janvier 1790FRANCOIS REYNAUD, sieur de la Vidalie, sieur de Giverzat, avocat à la cour, bourgeois de Périgueux, habitant la paroisse de Saint Front et domicilié à La Cotte
1792 –1793Mr BRASSAT (la Grëlerie)
1793 Mr de BEAUPUY Claude (né à Sainte Anne Guadeloupe)
Quand on se penche sur le dénombrement de la population de La Douze on constate que le hameau de La Gélie n’apparaît qu’en 1866. Pourtant nous avons l’habitude à Saint Geyrac de trouver le nom de La Gélie associé à notre Histoire.
A l’origine, il s’agit d’un hameau sur la commune de Saint Félix de Reilhac berceau de la famille Lacoste Lagélie qui donna des épouses dans certaines familles de notables de Saint Geyrac, à commencer par le Seigneur Jacques Delpy de Saint Geyrac qui épousa Madeleine Lacoste Lagélie en 1686.
Le dénombrement de St Felix de Reilhac de 1861 nous indique que la Chartreuse de la Gélie est occupée par Joseph Sarlandie de la Robertie et son épouse Victorine née Lacoste Lagélie.
La Gélie, de La Douze est donc un nom récent attaché à la construction de la ligne de chemin de fer Périgueux Agen mise en service en 1863, dont les 150 ans en 2013, furent célébrés en grandes pompes. Un ouvrage d’art souterrain de plus de 300m a été construit et a pris le nom de Tunnel de La Gélie parce que sa sortie sud se trouve sur la Commune de Saint Felix au niveau de la Chartreuse de La Gélie. Le lieu de construction de la gare prit tout naturellement le nom de « gare de La Gélie ».
Dans le dénombrements de la population de La Douze de 1866 se trouvent recensés un aubergiste, sa femme et leur fille, puis les employés de la gare : le chef de station et sa famille (3 personnes) et le chef de gare. Au dénombrement de 1936 il y a 30 personnes occupant 7 maisons.
Petit à petit le hameau s’étoffera, l’aubergiste ajoutera un petit négoce de produit frais locaux et de volailles.
On y trouvera un maréchal ferrant (1901) et son épouse tailleuse, puis un boulanger.
Marc de Saleneuve comprend tout de suite l’intérêt des abords d’une gare, même, isolée comme celle-ci. Il trouve un associé et installe une usine de conserves. Il propose une gamme de produits supérieurs fabriqués avec la production sur place : fruits et légumes mais aussi volailles, ainsi que les cèpes et les truffes… Voici une publicité dans un « journal de l’association médicale mutuelle 10/11/1905 ».
Son entreprise sera reprise Par Mr Laronze .
D’autres commerces s’installeront, un commerce de bois et un réparateur de cycles et motos. On y trouvera « l’Hôtel- restaurant de la gare » qui se nommera un temps « Hôtel d’Angleterre ».
Bien que La Douze possède une gare aux Versannes, celle de La Gélie vit affluer des voyageurs des communes environnantes qui se rendaient aux différents marchés et foires.
Le Conseil Municipal de Saint Geyrac fait le constat suivant dès 1864.
Transcription :
« Considérant que les réparations des chemins vicinaux ordinaires sont urgentes et que le chemin de grande communication n°7 a besoin de peu d’entretien d’après les travaux dont il a été l’objet l’an dernier et d’après le nombre décroissant des voyageurs qui le parcourent depuis l’établissement de la station de La Gélie ; »
Même constat en 1865 et 1867.
La gare avait en plus des voyageurs, une activité de marchandises. Outre l’expédition de denrées alimentaires, celle de bois, de scieries et de vanneries prirent une place considérable dans son activité.
Cette vannerie fabriquée à partir du châtaignier qui couvre nos forêts, occupait une place très importante dans l’artisanat local, particulièrement à Lacropte. Les paniers sont expédiés au départ de la gare de La Gélie à destination de la capitale.
Les noms attribués à la place de la gare et aux routes y accédant en cette année 2021 sont explicites.
On est accueilli par cette plaque à l’entrée de la place devant la gare. Le bâtiment a été vendu et sert d’habitation privée tout comme beaucoup d’autres petites gares.
On accède à cette place par la route des feuillardiers…
Les habitants de La Gélie et de nos hameaux les plus proches, la Taleyrandie et Landrevie, organisèrent dès le début des années 1930 une fête annuelle au mois de juin. Elle disparaîtra avec le déclin du hameau dû au déclin du transport ferroviaire.
Ce coin isolé pourvu d’une voie ferré sera repéré par les groupes de résistants de la guerre 39-45, particulièrement nombreux dans notre région. Une fois la voie sabotée il était très facile de se perdre rapidement dans la forêt.
Les « roulants » de Périgueux dont mon père François Galinat, redoutaient le passage du tunnel de La Gélie, surtout quand ils « faisaient le détail » c’est-à-dire un train de marchandises.
Une nuit le « passage du trou » fut dramatique, mon père «sauta avec sa machine » !
Sa locomotive qu’il conduisait avec pour chauffeur Robert Lesné, était en double traction. Celle de tête était conduite par un autre mécanicien et son chauffeur Mr Faurel. Nous connaissions bien Robert Lesné et Mr Faurel qui venaient souvent à la maison.
La bombe posée par les maquisards dans le tunnel, éclata sous le « tender » de la première locomotive. Le mécanicien et son chauffeur furent grièvement blessés. Mr Faurel eut une jambe prise entre le tablier et la plateforme, de la locomotive.
Son fils vint à la maison donner des nouvelles dès le matin. Mon père était rentré sans bruit et se reposait. C’était un taiseux…il n’avait pas jugé bon d’en informer sa femme, pour ne pas l’inquiéter. Le fils Faurel expliqua donc les évènements de la nuit à ma mère, devant nous les 3 enfants. Il me semble me souvenir qu’il disait « qu’on avait coupé le pied ou la jambe de son père ».
Ce dont je me souviens c’est qu’il ne « remonta plus sur les machines ».
Les occupants de la seconde locomotive, mon père et Robert Lesné furent très choqués et eurent de graves séquelles auditives.
1962
François Galinat portant sa petite fille Véronique et Robert Lesné …ils sont à la retraite. Ils avaient repris du service pour conduire ce vieux modèle de locomotive à vapeur lors d’une manifestation à Périgueux.
1955
François Galinat debout devant « sa locomotive » avec « son chauffeur » Albert Tarche.
C’est avec une locomotive semblable à celle-ci que François Galinat et Robert Lesné « sautèrent dans le trou » de La Gélie pendant la guerre.
Image mise en avant: La Taleyrandie avant sa destruction par incendie (archives de Catherine Gevaert)
A la lecture de cet article, pour plus de renseignements, cliquez sur les liens en bleu.
Du plus loin que je puisse remonter, l’Histoire de la taleyrandie se confond avec celle de 4 familles descendants les unes des autres : de Malbec, Desmaison, Laroche, de Saleneuve
De Malbec; de Pech-Alvet, de Fleurac, de la Grange, de Lapeyrière
Armes : d’azur à trois têtes de griffon à langue de vipère, arrachées d’argent
Le nom de cette famille est accompagné dès le XVème siècle de la qualification de noble et d’écuyer.
A Fleurac, les de Malbec possédaient Puycharbey et au sud de notre paroisse la Taleyrandie.
Dans le recueil des actes d’état-civil de la Commune on trouve : le 23/09/1682 mariage de Pierre Martin et Françoise de Malbet de la Taleyrandie.
.Dans un document de décembre 1700 ( AD 33,C4186) sur un dénombrement fourni par Jacques Delpy seigneur de Saint Geyrac,il est dit que ses tennements touchent « le tennement de la Taleyrandie appartenant au Sieur de Péchalbèges ».