La vie quotidienne pendant la guerre

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Avant la guerre de 1939-1945, Saint-Geyrac est une commune rurale pauvre. Le recensement de la population en 1936 indique que 91 « chefs de famille » sont inscrits comme cultivateurs. Avec les personnes vivant au foyer (époux ou épouses, enfants, parents , beaux-parents), cela représente 340 personnes sur les 437 habitants de la commune. 78% de la population saint-geyracoise vit alors directement de l’agriculture.

L’économie agricole locale est une économie d’autosubsistance: on consomme ce que l’on produit. Beaucoup de paysans ont été mobilisés en septembre 1939; certains ont été faits prisonniers. Les travaux des champs sont délaissés par manque de bras. L’économie agricole locale est donc désorganisée.

En 1939 et au début de 1940, la priorité nationale est donnée à l’équipement et au ravitaillement de l’armée française. Après la défaite de juin 1940, la convention d’armistice précise: « les frais d’entretien des troupes allemandes en territoire français incombent au gouvernement français« . Outre les réquisitions pour l’armée d’occupation, l’afflux des réfugiés dans la région, augmente les besoins en denrées alimentaires nouvelles.

Les paysans de Saint-Geyrac peuvent-ils répondre à ces exigences? Y a t’il eu malgré tout des ponctions, des réquisitions, sur les productions locales? Si oui, quelles étaient les productions visées? Nous n’avons pas de réponses et attendons vos témoignages.

Des règles très strictes de rationnement sont imposées par le régime de Vichy. Les cartes d’alimentation sont mises en circulation dès le 1er septembre 1940 : dans l’esprit des dirigeants de Vichy, elles visent à rendre les privations égales pour tous. En fait, elles sont le moyen de gérer la pénurie et de contrôler la population. Comment se présentent ces cartes ? Elles donnent droit à des coupons, à des tickets …

Le pain1 est la base de l’alimentation en milieu rural. A l’époque, la boulangerie était installée dans le bourg. Qui était alors boulanger à St Geyrac ? Pendant cette guerre, le pain a été rationné comme d’autres denrées alimentaires. Tous les consommateurs étaient concernés, sauf, pour le pain, les cultivateurs  échangistes: en quoi consiste l’échange2 ? Quels étaient les cultivateurs échangistes à Saint-Geyrac?

Le boulanger subit des contraintes et doit remplir de nombreux papiers, solliciter de nombreuses demandes à une administration tatillonne. De son côté, le maire, M. Plazanet, fait distribuer aux réfugiés des tickets pour le pain gratuit ainsi qu’aux familles des prisonniers de guerre.

1 Cette rubrique a été réalisée grâce à des documents conservés et mis à notre disposition par Mme Agnès Faucon, petite fille du boulanger de St Geyrac pendant la guerre. Qu’elle soit remerciée.

2 La réglementation officielle de l’échange par le préfet Labarthe

Des cartes de vêtements, de vin, de tabac … sont mises en place et ne disparaîtront pas avec la libération du pays. Ce moyen de ravitaillement ne sera levé totalement qu’à la fin de 1949.

Que proposent les autorités de l’époque pour lutter contre les pénuries? La mairie de Saint-Geyrac était chargée du recensement des besoins et de la distribution des cartes d’alimentation. Cela n’était pas facile, car les topinambours et les rutabagas ne faisaient pas des consommateurs satisfaits ! Des comptes-rendus de séances du conseil municipal évoquent les cartes d’alimentation.

Dans une petite commune rurale de 437 habitants en 1935, quels étaient les moyens de déplacement utilisés par les Saintgeyracois. Quelques réponses sont données en cliquant ici.

Eléments bibliographiques :

  • Réfugiés alsaciens et mosellans en Périgord sous l’occupation de Catherine et François Schunck   Editions Allan Sutton  2012
  • La Dordogne dans la seconde guerre mondiale sous la direction d’Anne-Marie Cocula et de Bernard Lachaise  Editions Fanlac  2020
  • L’Histoire des paysans français de Eric Alary Editions Perrin 2016
  • La Paysannerie en Périgord 1940-1950 de Maurice Bouyou et Anne-Marie Badoures Editions le Mascaret 1983

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