Salomon Counis

Portrait à la mine de plomb de Salomon Counis par son ami Dunant en 1830-Archives privées

Autoportrait d’Elisa Counis en 1839- Musée des Offices à Florence (Italie)

            Salomon Guillaume Counis est né à Genève le 22 juillet 1875, il est le fils de Jean Michel et de Jacqueline Elisabeth Favre. Il fut  élève de Adam Toepffer. En 1806 il va à Paris et étudie avec Girodet. Il fut le peintre de la grande duchesse de Toscane Elisa Bonaparte sœur de Napoléon Ier et la suivit en Toscane en 1810 où il eut le titre de « peintre en émail de la cour »

            Le 1er avril 1812 il épouse Elisabeth Harmand, femme de chambre à la cour. Le 16 novembre 1812 naquit à Florence, au Palais Pitti, Elisa, surnommée Lisina, qui eut pour marraine la Grande Duchesse. Le 7 mars 1817 naquit une autre fille Judith qui décéda en août 1818.

            Salomon Counis quitte la Toscane après la chute de Napoléon en 1815  et va à Genève où sa femme le rejoint, ayant suivi avec sa fille, la suite de la Grande Duchesse..

            Après un séjour à Paris, il s’installa définitivement en Toscane en 1830.

            Il  rencontre Jean Bernard Sancholle-Henraux et devint un grand ami de la famille. En 1844 Elisa dessine un portrait de Jean Bernard, que Salomon intègrera dans un album qu’il lui destine. Cet album restera dans la famille Sancholle-Henraux et se retrouvera chez les Gaillard Lacombe par le truchement de Marie Mouillesaux de Bernières.

             Il fut la propriété d’un héritier de M Mouillesaux de Bernières dont une descendante m’a permis d’en faire une photographie complète avant qu’il soit vendu.

Dans ce magnifique album on trouve une partie composée de dessins à la plume, à la mine de plomb et des aquarelles de lui et de sa fille (le portrait de Jean Bernard est dessiné par sa fille).

            Certaines de ses aquarelles ont pour sujet Elisa, dans toutes sortes d’activités. Il est vrai qu’à ce moment là, Elisa était morte prématurément et qu’il était très malheureux. On y trouve également ce qu’il a appelé «  fragments littéraires » dans lesquels il raconte une partie de sa vie, ses promenades en Toscane dans la région de Séravezza. Il fait également son portrait et avoue que si il n’avait pas été peintre il aurait voulu être médecin ou prêtre. Tout ceci écrit à la plume d’une écriture fine, régulière et particulièrement élégante, dans un français merveilleux et sans rature.

          Elisa suivit donc les traces de son père et peint un autoportrait en 1839. Elle épousa en 1844 un français François Louis  Le Comte et donna naissance à une petite fille, avant de mourir prématurément le 5 décembre 1847.

            Après la mort de sa fille, Counis ne fut plus le même artiste, son talent se tarit, il se consacra exclusivement à l’église et à l’éducation de sa petite fille. Il mourut le 10 janvier 1859. Sa femme lui survécut jusqu’en 1873.

            Il est l’auteur d’un traité sur les émaux : « Quelques souvenirs suivis d’une dissertation sur l’émail sur la porcelaine et d’un petit traité à l’usage du peintre en émail » en 1842.

            Il a fait don de ses œuvres les plus importantes  et de l’autoportrait de sa fille à la Galerie des Offices à Florence.

Sélection de dessins à la mine de plomb ou à la plume et d’aquarelles composant l’album offert à Jean Bernard Sancholle-Henraux.

Une réflexion sur “Salomon Counis

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