Direction Régionale des Affaires Culturelles ou DRAC

Après des recherches géologiques sur la carte de Thenon et auprès de Jean-Pierre Platel auteur de celle-ci, des recherches généalogiques sur Léonard Béchade, des recherches sur les bulletins de la SHAP, l’intervention de Christian Chevillot qui déposera lui aussi une demande, les contacts avec Thierry Mauduit d’Aquitaine Historique, les contacts par mails, entre Philippe et Hervé Gaillard  de la DRAC, et bien d’autres démarches, nous n’avons aucune piste.

En 2014, Hervé Gaillard était déjà ingénieur d’Etudes au service régional d’Archéologie de la DRAC Nouvelle Aquitaine, chargé du territoire de la Dordogne.

 L’étude du livre d’Hervé Gaillard intitulé « Carte archéologique de la Gaule, LA DORDOGNE  24 » ne nous apportera rien si ce n’est en page 222, au numéro INSEE de la commune : « 421- Saint Geyrac Aucune découverte archéologique n’est signalée dans la bibliographie pour la période considérée »

Par contre sa bibliographie me permettra de continuer inlassablement mes recherches.

Il ne nous restait comme base de travail : la carte géologique de Jean-Pierre Platel et la communication de Léonard Béchade.

Philippe décide alors d’envoyer à la DRAC notre document rédigé à trois et finalisé à la date du 15 septembre 2015 sous le titre de :

Site de Saint Geyrac

Constats et hypothèses

Image mise en avant : le bâti sous le dolmen

Le cromlech décrit par M Béchade a été endommagé par la dynamite dans les années 1920 par le nouveau propriétaire. Les pierres sont disséminées mais il semble que, seulement, quelques-unes manquent.

Le tumulus1 et les dalles n’ont pas été retrouvés.

Deux menhirs sont en bon état, le troisième près du dolmen a basculé et s’est presque couché. Nous avons constaté tous les trois, sur les menhirs, des endroits lustrés. Par la main des hommes ?

C’est le dolmen qui a livré le plus de secrets.

Par une ouverture à gauche de la table, nous avons pu dégager une sorte de bâti en rognons de silex, qui a fait dire à Dominique Pauvert, lors de sa visite le 19 octobre 2022, que c’était « une sépulture sous dalle, type de monument mégalithique très répandu sur le plateau de la Beauce, mais encore assez mal connu et exploré. » Revenez au diaporama 07 août 2015 et vous observerez ce bâti sur trois photos.

Il nous donnera les précisions suivantes : « Selon les descriptions anciennes, il s’agit en général de sépultures collectives en chambre simple rectangulaire ou ovale entourée d’un muret de pierres sèches, couverte de dalles et incluse dans un tumulus bas. » Peut-être celui qu’a vu Léonard Béchade ?

Philippe et Damien pensèrent tout de suite à une tranchée naturelle aménagée par l’homme. En effet, on dégagea par endroit, le long des flancs, un bâti semblable à celui sous le dolmen, construit probablement pour éviter les éboulements possibles par écoulement des eaux, car le sol est humide. On eut bientôt la certitude que le fond de la tranchée était une dalle naturelle qui fut utilisée comme sol par les hommes.

Alors mon esprit a gambadé…

Le Néolithique avec la sédentarisation de l’homme, le début de l’agriculture dans la vallée sèche « si fertile  » a dit Alain ?

La première implantation du village de Saint Geyrac?  

Peut-être des traces infimes d’habitat, de débris d’ossements humains sous la sépulture sous dalle, d’artéfacts ?

Plus près de nous les druides dans cette forêt si tranquille et éloignée… les druides juges, conteurs et historiens, médecins, architectes et religieux ?

Alors nous avons décidé tous les trois d’attirer l’attention des scientifiques pour qu’ils nous appuient auprès du Ministère de la Culture, nommé DRAC, Direction Régionale des Affaires Culturelles.

  1. Tumulus: grand amas artificiel de terre ou de pierres élevé au-dessus d’une sépulture (définition du Petit Larousse illustré 2000)