Delpy de Saint Geyrac

Le nom patronymique de cette famille est DELPY

Pour distinguer les différentes branches chacun y a ajouté un nom terrien, une seigneurie…..

Et nous avons

Delpy de Saint Geyrac

Delpy de la Roche

Les charges qu’ils ont occupées les ont anoblis.

                          Voici leur blason Coupé, au 1er, d’argent à cinq mouchetures d’hermine de sable posées 3 et 2   au 2ème, d’azur fretté d’argent.

C’est le 24 avril 1685 que François (Jean François) d’Abzac de la Douze vend ses possessions dans la paroisse de Saint-Geyrac à Jacques Delpy. (ADD 3E 8658)

        ▶▶▶ L’acte est passé chez un notaire de Périgueux, Maître Juglard. Jacques Delpy devient propriétaire de métairies, de près, de « tennements » dont nous reconnaissons bien les noms. Il devient également propriétaire de droits honorifiques dans l’église. Il a également tous droits de justice  et tous les autres droits seigneuriaux attachés au bourg, aux propriétés.

           

 Il fera bâtir à Monferrier un château qui sera terminé dès 1700.

Tableau représentant le château au début du XIXe   Archives S Lachèze

Guillaume Delpy de Saint Geyrac sut faire des concessions au moment de la Révolution et conserva son château qui  restera la propriété de la famille jusqu’au 6 septembre 1813.

   Les Delpy de Saint Geyrac résidaient le plus souvent à Périgueux dans un bel hôtel particulier.

    Ce bâtiment  occupe l’angle que fait le Greffe avec la rue de Tourville, et  donne sur le chevet de Saint Front. Un plan de 1771 levé par Vincent Leroux « architecte privilégié du roy » nous fournit, en plus du plan, le nom des propriétaires : il s’agit de « Monsieur de Saint Geyrac . »

         A la Révolution cette demeure fut saisie par la nation (elle était la propriété de Jacques considéré comme exilé)  et vendue le 9 Messidor  an II (27/06/1794), à Antoine Germillac, officier de santé. Il fut Vénérable de la loge L’Anglaise de l’Amitié de 1770 à1771. Il  deviendra maire de Périgueux de 1797 à 1800.

         En 1864-1865 on rectifie par des travaux la pente du Greffe et on    crée un nouvel alignement. Un  plan  effectué en 1872 montre ce nouvel alignement mais il n’y a pas la trace de ce bâtiment surmonté d’une terrasse qui va changer l’allure de la façade. C’est donc qu’il a été construit après pour aligner le bâtiment. Quelques boutiques en occuperont le rez-de-chaussée.

         La famille aura droit de tombeaux dans la crypte de Saint Front.

I – Jacques DELPY, conseiller du roi et receveur des tailles en l’élection de Périgueux

Il est décédé vers 1716

Il est le fils  légitime de  de Jacques Delpy.

Il se marie avec Madeleine LACOSTE LAGELIE (1728), fille d’Elie (Anthoine,Charles) LACOSTE LAGELIE le 10 décembre 1686 à Saint Félix de  Reilhac.

D’où :

        1) Guilhoune DELPY de SAINT GEYRAC.

        Elle  est née le 3 décembre 1687 à Périgueux, Saint-Front.

  2) Charles DELPY de SAINT GEYRAC, qui suit en II.

        3) Marie Jeanne DELPY de SAINT GEYRAC.

        Elle est née le 23 mars 1697 à Périgueux, Saint-Front.

II – Charles DELPY de SAINT GEYRAC, Conseiller au Parlement de Bordeaux.

Il est né le 2 février 1689 à Périgueux, Saint-Front. Il est décédé le 17 janvier 1719 dans la même localité, Saint-Front, à l’âge de 29 ans.

Il se marie avec Jacqueline de LA BROUSSE, fille de Guillaume de LA BROUSSE et de Marie de COMMARQUE le 22 avril 1712. Charles a 23 ans.

C’est son testament (AD 1 J 1321) du 10/12/1717, qui nous en apprend le plus sur lui.

Il est Conseiller au Parlement de Bordeaux.

Il est logé à Bordeaux « en l’hôtel du Saint Esprit, rue Daboulois. » son hôtel particulier ?

Il a épousé Jacqueline de La Brousse (parfois écrit en un seul mot) le 22 avril 1712, mais ne précise pas le lieu.

 Pressentant proche son décès, fin 1717, il fait son testament et donne « tutelle et curatelle » de ses enfants, à Madeleine Lacoste sa mère ainsi qu’à sa femme.

Dans sa distribution il n’oublie pas le curé de St Geyrac « Monsieur de Farginel » à qui il laisse le choix entre une montre et une tabatière (de valeur 20 pistoles) ou les 20 pistoles…

Lors d’un baptême à St Front le 01/09/1715 il est le parrain et on peut lire : « parrain Charles Delpy, écuyer, seigneur de Saint Geyrat, conseiller au Parlement de Bordeaux. La marraine est Anne Salleton épouse de son cousin Louis Delpy de la Roche.

On trouve sa trace dans l’Inventaire des Archives de la Dordogne de J Villepelet pour des dépôts de plaintes.

En 1718

 Messire Charles Delpy ,écuyer, seigneur de Saint Geyrac, conseiller du Roi en la cour du Parlement de Bordeaux porte plainte contre les nommés Léonard Bonnet son laquais et Jean Castaing son jardinier, qu’il accuse de lui avoir volé dans son château de Montferrier, une « évière » (aiguière)d’argent, une autre « évière » d’étain, un grand plat bassin, dix-huit assiettes le tout d’étain fin, une paire de pistolets, son chapeau et quelques linges … »

Il meurt le 17/01/1719 à Périgueux,  son corps sera inhumé le lendemain dans l’église St Front

Jacqueline de La Brousse est la fille de Guillaume de La Brousse écuyer, seigneur de Meyssès,  Banette, de la Combe  de Veyrignac       

Leurs enfants

1) Marguerite DELPY de SAINT GEYRAC.

        Elle est née le 28 février 1713 à Périgueux, Saint-Front.

      2) Guillaume DELPY de SAINT GEYRAC, qui suit en III.

      3) Jeanne Ursule DELPY de SAINT GEYRAC.

        Elle est née le 13 septembre 1715.

4) François (Marie-François) DELPY de SAINT GEYRAC, Chanoine  de Saint Front, vicaire général de  l’Evêque de Périgueux.

        Il est né le 24 mai 1717 à Périgueux, Saint-Front. Il est décédé le 17 septembre 1774 dans la même localité, Saint Front, à l’âge de 57 ans.

Le 16 août 1747 nait à Saint Geyrac une petite fille, premier enfant de Guillaume Delpy de Saint Geyrac. Le baptême a lieu le lendemain et c’est François le frère de Guillaume qui est le parrain. Il est présenté ainsi : « François Delpy de Saint Geyrac, écuyer, chanoine archidiacre de la Cathédrale de la ville de Périgueux, vicaire général de Monseigneur l’Evêque premier Président de la chambre ecclésiastique du clergé du Périgord. »

Il entre à Saint Sulpice de Paris le 4 octobre 1734. En 1754, L’Abbé de Saint Cybard, François Verdier quitte ce monde. Une bulle du Pape en date du 28 mars 1754 nomme François Delpy de Saint Geyrac à sa place  et il devient  abbé commendataire de cette abbaye le 4 mai 1754.  Dans le régime de la commende un ecclésiastique abbé ou prieur ou un laïc tient une abbaye ou un prieuré « in commendan »  c’est -à-dire en percevant les revenus de celui-ci et s’il s’agit d’un ecclésiastique en exerçant aussi une certaine juridiction sans toutefois la moindre autorité sur la discipline intérieure des moines. François Delpy en était encore possesseur quand il mourut  en 1774. L’abbaye de saint-Cybard appartient à l’ordre de Saint Benoît et se trouve dans le diocèse d’Angoulème.

Le 13 juillet 1752, il prononça, à la Visitation de Périgueux, le panégyrique de Saint Jeanne de Chantal, dont on fêtait la canonisation. Député en 1770 à l’assemblée ecclésiastique de Bordeaux, il se fit le défenseur des intérêts du clergé périgourdin.

Il mourut le17/09/1774, voici l’acte de décès enregistré à Saint Front de Périgueux.

« Le 17 septembre 1774 est décédé après la réception des sacrements messire François Delpy de  Saint Geyrac prêtre, abbé de Saint-Cybard, chanoine, Archidiacre de la cathédrale, vicaire général et official de monseigneur l’évêque de Périgueux, âgé de soixante ans, ou environ  le corps duquel a été enterré le lendemain dans l’église de la paroisse (Saint Front) aux tombeaux de la famille »

Jean  Secret rapporte dans un de ses livres qu’il décéda « dans sa maison du quartier du Pont, en l’état de pauvreté qui sied aux disciples du Christ si bien que son frère aîné Guillaume seigneur de Saint Geyrac n’accepte son hérédité que sous bénéfice d’inventaire »

Cachet de l’abbé François Delpy de Saint Geyrac

Dessin des enfants de la classe unique, copie vers les années 1970

Coupé, au 1er, d’argent à cinq mouchetures d’hermine de sable, posées 3 et 2 ; et au2ème d’azur fretté d’argent.

L’écu timbré d’une couronne de marquis, est surmonté de la mitre et de la crosse la volute en dedans qui est la marque abbatiale et a pour support deux lions se faisant face.


5) Jeanne DELPY de SAINT GEYRAC.

        Elle est née le 29 décembre 1718 à Périgueux, Saint-Front.

 

Testament de Charles Delpy de Saint Geyrac 1717

AD 1 J 1321

       

Transcription du testament

Au nom du père et du Saint Esprit trois personnes de la Sainte trinité

Je Charles Delpy de Saint Geyrac  conseiller au Parlement de Bordeaux est………..logé à l’hôtel du Saint Esprit rue Daboulois en assez bonne santé, mais étant persuadé de la certitude de la mort et de l’incertitude du moment quelle arrive, voulant mettre ordre à mes affaires et régler le bien que doit en avoir chacun de mes enfants après avoir demandé les lumières et le secours du saint Esprit de la bien heureuse vierge Marie de Saint Joseph ,de Saint Charles mon patron et de tous les saints et saintes du paradis.

Apres avoir demandé pardon à Dieu  de tout mon cœur de toutes pensées que j’ay commis pendant ma vie, à lui avoir demande les grâces nécessaires pour faire une sainte mort que je désire de revenir aux permissions quand il lui plaira de me l’envoyer. J ‘ai écrit de ma propre main tout ce qui suit qui est ma dernière volonté que je veux être exécutée après ma mort comme si elle était reçue par un notaire….les formalités. Je commence par demander pardon à Dieu et à mon prochain de tous les scandales et mauvais exemple que je leur ay donné. Je demande pardon à notre honorée  et chère mère de tous les manquements de respect que j’ai pu avoir pour elle ce que j’ai protesté qu’il ne m’es jamais arrivé de propos délibéré de rien faire qui pu lui déplaire ;J…. cela et respecte plus que je ne saurais l’exprimer et la prie de donner à mes enfants l’amitié quelle a toujours eu pour moi.

Je demande aussi pardon à ma chère femme de tous mes emportements et de tous les sujets de chagrin que je lui ai donnés par mauvaise humeur et que je proteste devant Dieu que depuis le vingt deux avril mil sept cent douze que je l’ai épousée elle ne m’ai jamais donné aucun fait de me plaindre, je l’aime de toute ma tendresse et n’ai jamais rien aimé quelle depuis que je la connais, je déclare avoir quatre enfants que j’aime tous également ,la première est une fille qui se nomme MARGUERITE, le second es un garçon nommé GUILLAUME ,la troisième est une fille nommée JEANNE, le quatrième un garçon nommé FRANCOIS.

Je les reconnais tous quatre comme enfants naturels et légitimes nés de Jacqueline de la Brousse ma très honorée très chère et légitime épouse Je prie ma chère mère et ma chère femme de vivre bien ensemble, d’avoir grand soin de l’éducation de mes enfants et d’administrer leur bien de concert Cependant je donne tutelle et curatelle de mes enfants à ma chère mère la priant ….de n’accepter auprès ………..je la donne à ma chère femme que je prie aussi d’accepter ving livres cet autre en viduite car si celle qui sera tutrice se remarie je veux que le jour de son mariage elle ne se mèle plus de l’administration du bien de mes enfants et qu’il leur soit nommé tuteur ou curateur auquel elle rendra compte de tous les revenus de mes enfants depuis le jour de mon décès sans aucune grâce …………..pour le seconder ….supposé que ma chère mère se remarie et que ma femme fut en viduité Je veux que la tutelle ou curatelle lui soit remise. Je veux  qu’il soit fondé une messe de mort qui se dira chaque jour en la chapelle paroissiale de Saint « From « de Périgueux pour le repos de mon âme et celle de feu  notre honoré et très cher père ,et le fond pour faire dire cette messe sera mis sur celui du clergé pour le plus tard dans trois ans mais d’ici là mes héritiers la feront dire pour moi tous les  jours. Je donne quatre centièmes aux Récollets de Périgueux à la charge qu’ils feront annuellement……pour moi une messe le jour de mon décès…………cela une messe de mort le vingt-deux de chaque mois .Je donne quatre centièmes de fonds aux prieurs de la Miséricorde de Périgueux ou si mes héritiers aiment ( un mot rayé) ils paieront vingt livres par année à cet hôpital et supposé que cet hôpital ne subsista plus ce leg sera partagé entre l’hôpital général et l’asile sainte Marthe de la ville de Périgueux. Je veux qu’il soit donné des fonds de deux centièmes qui produiront dix livres par année qui seront employés au soulagement des pauvres de la paroisse de Saint Geyrat  Je prie ma chère mère et ma chère femme de faire dire autant de messes qu’elles le pourront pour le repos de mon âme. Je donne à Monsieur defarginel(le curé de St G),une montre et une tabatière de vingt pistoles et j’accepte  s’il aime mieux choisir lui même lui donner les vingt pistoles que je le prie de vouloir prendre et de prier Dieu pour moi, Je ne veux rien faire de substitution ni renoncer mais au cas où mes successeurs  viendraient à mourir je prie ma chère mère et ma chère femme en un mot qui héritera de mon bien de vouloir après leur mort seulement faire une fondation  et de mettre des aumônes ainsi qu’elles le jugeront à propos « vingt mil livres », je les prie aussi de vouloir donner à un ou plusieurs des enfants de mon cousin monsieur Delpy de la Roche à leur choix la somme de « dix mil livres  » et de donner encore » dix mil livres « à mes parents tant paternels que maternels à leur choix ,observant pourtant de secourir les plus pauvres préférablement à ceux qui sont riches et qui peuvent s’en passer . Si j’omets de régler quelques chose qui engage mes enfants ou autres je veux que ma chère mère et ma chère femme les règlent de concert leur donnant tous les pouvoirs nécessaires et les priant humblement de faire exécuter le contenu et désir de mes dernières volontés  fait après le dix décembre mil sept cent dix-sept ainsi j’ai signé Delpy de Saint Geyrat approuvant une rature qui est dans la seizième ligne deuxième page .Je meurs dans la religion catholique et apostolique romaine rempli de soumission  ……..pour le saint siège ainsi que j’ai signé à l’original Delpy de Saingeyrat Demontozon lieutenant original a controlé cy …à Périgueux …..Montaigne le 14 février 1719 pour le 7 ………………du dit testament annexé ce qui suit..

Je déclare que depuis le présent testament fait, ma femme a accouché d’une fille le vingt neuf décembre mil sept cent dix huit laquelle je veux être légitimée tout comme les autres  suivant le présent pouvoir que je donne  à la mère et la grand mère d’icelle à Périgueux ce seize janvier mil sept cent dix neuf ( il meurt le lendemain) signé Delpy de Saint Geyrac et Demontozon Lieutenant aussi signé Lauané notaire Royal pour avoir la minute originale devers moi en qualité de détenteur de papier de feu maitre Maurice Rouffeau notaire Royal ………………

III – Guillaume DELPY de SAINT GEYRAC, Officier du régiment de Beaujolais.

Il est né le 31 mai 1714 à Périgueux, Saint-Front.

        « son parrain : Jacques de Labrousse écuyer, vérificateur pour le diocèse de Sarlat, subdélégué de l’Intendant de Bordeaux a tenu à sa place Jacques Delpy seigneur de Saint Geyrac ,receveur des tailles de Périgueux.(son grand-père)
sa marraine : Magdeleine Lacoste épouse du Seigneur de Saint Geyrac ( sa grand-mère) et a tenu à sa place Anne de Salleton dame Delpy de la Roche. »

     Il se marie avec Marguerite Hélène de MOSNIER, fille de Jean de MOSNIER et de Marie CHILHAUD DES FIEUX, le samedi 6 mars 1745 à Bordeaux (33000) – Sainte Croix.

            Guillaume est noté dans la promesse de mariage enregistrée le 4 mars 1745 « seigneur de Saint Geyrac coseigneur de Rouffignac »

            Sur l’acte de mariage on peut remarquer la présence de « Jean de Chillaud des Fieux chevalier seigneur comte de Soumensac conseiller au Parlement de Bordeaux »

            Marguerite est veuve d’Ardoin de Ségur Montal (assez difficile à déchiffrer). Elle est fille de Jean de Mosnier conseiller au parlement de Bordeaux  X en 1710 avec Marie de Chilhaud des Fieux .

Marie est la fille de Jean de Chilhaud des Fieux, chevalier (°1660), seigneur de Parenchères et de Marie-Esther Richard (ou Pichard).

La famille de Chilhaud des Fieux et le château de Gorce

            C’est une famille ancienne du Périgord, anoblie en 1584, maintenue en 1666 et en 1698. Les membres portent les titres de comte, baron, seigneur de….et surtout habitent le château de Gorsse (Gorce) dans la paroisse de Sainte Eulalie de Puyguilhem aujourd’hui Sainte Eulalie d’Eymet. Le château n’existe plus.

            En 1877 Léo Drouyn écrit   un  essai généalogique sur la famille de Puch, famille dans laquelle la fille de Guillaume et de Madeleine entrera par mariage le 13/11/1771 justement dans la chapelle du château de Gorce.  Il écrit même que Jacqueline Delpy de Saint Geyrac était «  la fille adoptive de  Jean Front (j’ai aussi trouvé Fronton) de Chilhaud  comte de Soumensac » ! Probablement celui présent au mariage de ses parents

            Dans «  Périgord des nobles Bourgeois au XVIIIème » de Gontran du Mas des Bourboux,  on peut lire :

« Delpy de Saint Geyrac, renonciation à la bourgeoisie de Périgueux le 29 juillet 1735 ; SR 1775« 

 SR = service du roi. Il était militaire C’est peut-être une indication qui nous permet de  dire qu’il était dans le deuxième régiment de Beaujolais de 1768 à 1791.

            Le XVIIIème siècle que Guillaume traversa presque entièrement puisqu’il naquit en 1714 et mourut en 1792, est  appelé siècle des lumières.

             Ce fut un siècle de grande curiosité scientifique. Sous l’influence des écrits des philosophes Montesquieu, Rousseau, Voltaire, des idées nouvelles se répandirent parmi la noblesse « éclairée » et la bourgeoisie. A  Périgueux se développèrent à partir de 1761 plusieurs loges maçonniques. De 1781 à 1789 on en comptait trois.

            Guillaume Delpy de Saint Geyrac fit partie de ‘l’Anglaise de l’Amitié » et figure dans le tableau en 1774. On y apprend qu’il s’est retiré sur ses terres.

En 1782, afin de rassembler les anciens militaires périgourdins et les officiers il fonda avec d’autres nobles officiers  la loge du « Point de Réunion ». Il figure dans le tableau accompagnant la demande de constitution de la loge : « Guillaume Delpy de Saint Geyrac, ancien officier du régiment de Beaujolais, affilié à la loge  «l’ Anglaise de l’Amitié » »

Cette loge aura beaucoup de mal à s’installer puis à fonctionner. Elle cessera toute activité en 1786.  Et notre Delpy aussi !

Malgré son caractère humaniste cette noblesse n’acceptait que du bout des lèvres l’idéal des philosophes et faire partie de la franc-maçonnerie ne signifiait pas qu’on acceptait  toutes ses valeurs à commencer par celles d’égalité et  de république.

            Au cours de l’automne 1789 et jusqu’en 1790 les campagnes vécurent des états de révolte en témoigne ce qu’il se passa à Saint Geyrac le 2 février 1790 jour de la Chandeleur.

            La Sénéchaussée et le présidial de Périgueux sont saisis de la requête suivante : «  partie publique contre des habitants accusés de transporter des armes  chez différents particuliers, les mettant à contribution avec attroupement et menace d’incendie. »

            Voici le témoignage de  Paignon et  Martin, les deux brigadiers de la maréchaussée  effectuant une tournée dans les parages de Saint Pierre de Chignac : « ayant appris par la voye publique….qu’il y avait dans la paroisse de Saint Geyrac, un attroupement de gens armés…nous nous sommes  transportés dans la paroisse de Saint Geyrac et chemin faisant, nous avons rencontré 3 ou 4 particuliers  armés de bâtons »  qui s’y dirigeaient

Que s’est-il donc passé …

            Le vendredi  précédant la Chandeleur, 400 habitants de Plazac et Fleurac, armés de fusils, sabres et épées  réunis à Rouffignac décidèrent pour le dimanche suivant de se rendre à Saint Geyrac, pour savoir si « tout était en règle et les girouettes à bas ».Le « commandant de la milice bourgeoise » prévint le curé et  donna des consignes : « n’insulter personne ,n’entrer dans aucune maison »

            Le groupe « 500 à 600 personnes » et le commandant arrivant au bourg, se trouvèrent en présence de Monsieur Lavidalie et du juge de Saint Geyrac, qui les dirigèrent dans un pré  sans doute au-delà  notre lavoir qui n’était qu’une source marécageuse,  où les attendaient  « 2 barriques sur une charrette et plusieurs tourtes ».

             Les consignes furent respectées d’autant que les girouettes du château étaient « à bas ».Les contestataires se retirèrent  après avoir constaté « devant la porte de l’église, un arbre ….baptisé mai de joy .La simme est faite en forme de potence, en y ayant attaché deux mesures de blé, la razoire, un sac, un  écriteau et une plume avec cette inscription ; « quittance finale des rentes », ainsi que la girouette de Monsieur de Saint Gérat ». On invita les habitants de Saint  Geyrac à venir à Milhac.

Paignon et Martin se dirigèrent  alors vers Montferrier pour rendre visite à Guillaume Delpy de Saint Geyrac. Il le trouvère abattu et inquiet. Il se détendit quand les deux hommes l’assurèrent qu’ils n’avaient vu personne et qu’ils avaient constaté seulement la présence d’un  mai de joy décoré. Monsieur de Saint Geyrac leur expliqua qu’il avait préféré «  descendre sa girouette et renvoyer ses mesures et une barrique de vin vieux  à la première demande qui lui avait été faite de tout  que de s’exposer  à voir son château au pillage. »

            Sur le chemin du retour  Paignon et Martin entendirent le tocsin  sonner dans les paroisses voisines.

Le 25 ou le 26 février on revient à Saint Geyrac !!

            « 600 personnes, une avant-garde d’environ 8 hommes dont 4 menuisiers leur hache sur l’épaule, tous de Rouffignac se présentèrent devant l’église pour voir si tout était dans l’ordre indiqué. Tout était en règle, il n’y avait pas de girouette sur les châteaux et maisons nobles. Le may était conforme à leur ordonnance .Comme Monsieur de Lavidalie et Monsieur de Saint Geyrac  qui était descendu de Montferrier  avaient fait mener sur la prairie 2 pièces de vin, que le curé avait fait apporter du pain » la troupe mangea. Le chef rendit visite au curé, et dîna avec lui, pour le rassurer.

            Guillaume Delpy de Saint-Geyrac  avait raison de s’inquiéter de ce mouvement égalitaire car il  dura bien jusqu’au cours de l’été 1793. Il cessa  quand la Convention décréta l’abolition totale, sans indemnité, des droits féodaux.

Guillaume Delpy mourut le 13 novembre 1792 à Saint-Geyrac, à l’âge de 78 ans.

   • « « Le 13 novembre 1792 a été enterré le Citoyen Guillaume Delpy de Saint Geyrac par Terme curé de Milhac » »peut-on lire sur le registre d’état-civil.

D’où :

  1. Jacqueline DELPY de SAINT GEYRAC, qui suit en IV

2) Marie DELPY de SAINT GEYRAC.

        Elle est née en 1747 à Saint-Geyrac (Dordogne). Elle est décédée le même jour dans la même localité, à l’âge de moins d’un an.

        3) François DELPY de SAINT GEYRAC, militaire-régiment d’Agenois.

        Il est né le 26 septembre 1749 à Périgueux, Saint-Front. Il est décédé le 3 novembre 1779 à Saint Domingue, à l’âge de 30 ans.

Dans l’acte de mariage de Jacqueline Delpy de Saint Geyrac sa sœur, en 1771, il est témoin et inscrit « chevalier, lieutenant au régiment de Béarn, infanterie ».

En 1779 lors de son décès il est « lieutenant au régiment d’Agenois ».

Ce régiment d’infanterie  d’Agenois fut créé en 1776  à partir de deux bataillons du Régiment de Béarn.

Voici l’acte de décès de François dans la ville du Cap sur l’île  de Saint Domingue.

ANOM, état-civil de Saint Domingue, le Cap 1779

« Le trois novembre mil sept cent soixante et dix-neuf a été inhumé au cimetière de cette paroisse le corps de Messire François Delpy de Saint Geyrac lieutenant au Régiment d’Agenois décédé aujourd’huy, âgé d’environ trente ans né à Périgueux muni des sacrements de l’église ont été témoins…. » suivent plusieurs signatures.

Saint Domingue fut  une colonie française de 1626 à 1804, date à laquelle elle devint indépendante sous le nom d’Haïti.

 En 1779 (nous sommes sous Louis XVI)  c’était  une colonie où stationnaient d’importants régiments dont celui de François Delpy de Saint Geyrac. Le but de cette concentration était de soutenir la guerre de l’Indépendance de l’Amérique.

 L’année 1779 fut particulièrement active. Le 15 août un contingent part du Cap sous les ordres du Comte Charles Henri Théodat d’Estaing (sa signature est en haut à gauche de l’acte de décès).

Le 12 septembre débarquement en Géorgie  aux environs de Savannah.

Du 24 septembre au 9 octobre 1779, le contingent fait le siège de Savannah qui se solde par une défaite.

François Delpy y a-t-il participé, est-il décédé des suites de ses blessures à son retour au Cap ?

Parmi les signatures on peut aussi distinguer  « De Püs », orthographe de De Puch que j’ai souvent trouvée, notamment dans l’acte de mariage de Jacqueline la sœur de François avec Pierre Henry de Puch. Est-ce un membre de cette grande et vieille famille De Puch ?

       

        4) Jacques DELPY de SAINT GEYRAC, Chanoine en la Cathédrale Saint Front de Périgueux.

        Jacques DELPY de SAINT GEYRAC voit le jour le mardi 15 décembre 1750 à Périgueux – Saint-Front.  Il quitte le diocèse de Périgueux et devient, dans l’Hérault, vicaire général du diocèse de Saint Pons  et abbé commendataire de Saint Chinian .  La Révolution le dépossède de ses revenus.  Réfractaire on le retrouve exilé en 1794 en Espagne. C’est lui qui perdra l’hôtel particulier de Périgueux.  En 1811, un document des Archives de la Dordogne nous apprend qu’il est aumônier de son altesse la princesse Borguèse et qu’il habite à Paris 53 rue du Bac. Jacques DELPY de SAINT GEYRAC est décédé le jeudi 4 mai 1826, à l’âge de 75 ans, à Paris (75000) – 53 rue du Bac.  Ses obsèques furent célébrées le surlendemain en l’église paroissiale de Saint Thomas d’Aquin.

       

        5) François DELPY de SAINT GEYRAC.

        Il est né en 1755 à Périgueux, Saint-Front.

     

IV – Jacqueline DELPY de SAINT GEYRAC.

Jacqueline DELPY de SAINT GEYRAC est née le mercredi 2 mars 1746 à Périgueux – Saint-Front.  

  En 1877 Léo Drouyn écrit un essai généalogique sur la famille de Puch où il signale  que Jacqueline Delpy de Saint Geyrac est   » la fille adoptive de Jean Front de Chilhaud comte de Soumensac« .

Jean Chilhaud des Fieux a épousé  Marie Benoite de Mosnier, la sœur de la mère de Jacqueline Delpy de Saint Geyrac. Il est l’héritier de sa tante (une des trois sœurs Bacalan) sous condition d’une descendance. Pour conserver l’héritage Bacalan Jean Chilhaud des Fieux, sans descendance, adopte sa nièce.

Elle se marie avec Pierre Henry DE PUCH SEIGNEUR de LA MOTTE de CAMBES (17271803), écuyer, fils de Jacques FORT de PUCH de PAILHAS, CHEVALIER, SEIGNEUR de PAILHAS, LA MOTTE de CAMBES, de GENSAC (1692‑) et d’Anne  de RABAR.

Ils se marient le mercredi 13 novembre 1771 à Sainte-Eulalie-d’Eymet (24500).   C’est son oncle François  abbé de Saint Cybar qui les unit dans la chapelle du château de Gorse  paroisse de Sainte Eulalie de Puyguilhem devenue Commune de Sainte Eulalie d’Eymet.

• « Contrat de mariage le 12/11/1771 »

                Au moment de la Révolution, Jacqueline, son mari et sa fille furent dénoncés  par des « Sans-culotte » au Comité de Bergerac. Interrogés à Sainte Foy La Grande, ils furent accusés de « fanatisme » , transférés et écroués à Bordeaux le 10 thermidor an II (25 juillet 1794).

                 La fin de la Terreur leur sera profitable et ils seront remis en liberté le 26 frimaire an III (16 décembre 1794) par ordre du conventionnel Pardoux Bordas.

                le 28 juillet 1794  chute de Robespierre. Nous sommes sous la législature de la Convention. Pardoux Bordas est député  et il en est le secrétaire depuis le 29 juin, particulièrement actif sur les questions des finances et des biens des émigrés. Un décret du 19 novembre  de la même année l’envoya en mission  en Charente en Gironde et en Dordogne. Il quitta Paris le 21 novembre 1794 et rentra le 26 mars 1795. En Gironde et en Dordogne il réorganisa les tribunaux.

                Pardoux Bordas Franc-Maçon actif est peut-être intervenu en mémoire du père de Jacqueline ?

Jacqueline Delpy de Saint Geyrac veuve Dupuch est décédée en 1827, à l’âge de 80 ans.

D’où :

        1) Guillaume Jean Anne Jeanne (Antoine) DE PUCH.

        Il est né le 27 août 1772 à Sainte-Eulalie-d’Eymet (Dordogne).

                • « Le père est noté : ancien capitaine au régiment royal de cavalerie, chevalier de l’ordre royal et militaire de Saint Louis.

parrain : messire Guillaume Delpy, chevalier, seigneur de Saint Geyrac représenté par Jean de Chilhaud comte de Soumensac, ancien Conseiller au parlement de Bordeaux
marraine : Dame Anne de Rabar représentée par  Jeanne  Talbot de Puch »

Il se marie avec XX de MAGARDAN.

        2) Jacques Alexandre DE PUCH de GENSAC, auteur de la BRANCHE AINÉE

        3) Marie Hélène Françoise Elisabet Marthe (Marie Thérèse Marthe) DE PUCH.

        Elle est née le 21 avril 1775 à Sainte-Eulalie-d’Eymet (Dordogne). Elle est décédée le 25 novembre 1843 à Lacropte (Dordogne), à l’âge de 68 ans.

        Elle est la fille légitime de Pierre Henry, âgé de 47 ans, et de Jacqueline, âgée de 29 ans, qui précèdent.

        Elle se marie avec Stéphane LANTOLPHE le 29 mai 1798 à Sainte-Eulalie-d’Eymet (Dordogne).

        Marie Hélène Françoise Elisabet Marthe (Marie Thérèse Marthe) a 23 ans. Cette union prend fin au bout de 8 ans et 3 mois avec un divorce, le 5 septembre 1806 à Périgueux.

      Jacqueline De Puch s’oppose de toutes les façons possibles au remariage de sa fille….

autorisation du tribunal pour le XX de Marie Thérèse

        Transcription de l’autorisation du tribunal pour le XX de Marie Thérèse

Dame Marie Thérèse Dupuch, divorcée du Sieur Etienne Lantolphe habitante de Monferier Commmune de Saint Geyrac, demanderesse, comparante par Eyguière son avoué

Et la Dame Jacqueline Delpy, veuve de monsieur Pierre Henry Dupuch, habitante aussi de Monférier Commune de Saint Geyrac, comparante par Monbet son avoué.

Ouï les avoués des parties et leurs défenseurs respectifs et Monsieur le Procureur impérial dans ses conclusions

Considérant qu’il résulte de l’acte de divorce signifié par la partie d’Eyguière que son premier mariage est légalement dissous depuis plusieurs années

Considérant qu’il résulte de son acte de naissance sous la date du vingt avril mil sept cent soixante-quinze que la dite Dame Thérèse Dupuch est âgée de plus de trente ans

Considérant que l’article 153 du code Napoléon, porte qu’après l’âge de trente ans il pourra  être à défaut de consentement sur un acte respectueux passé outre un mois après à la célébration du mariage.

Considérant que l’acte respectueux du cinq décembre dernier est revêtu de toutes les formalités exigées par la loi

Considérant que pour justifier son opposition la partie Monbet n’a fait valoir que des considérations de convenances que la loi n’indique pas comme motifs suffisants

Considérant que la demande en main levée aux oppositions est une de celles qui requièrent célérité

Que d’ailleurs l’article 177 du Code napoléon porte que le tribunal de première instance prononcera dans dix jours sur les demandes de cette espèce, ce qui conséquemment les dispense de la tentative de conciliation

Considérant enfin que la Dame Dupuch est majeure, que la mère vit encore et que conséquemment elle n’a pas besoin de recourir à la voie du Conseil de famille pour contracter mariage

Le Tribunal sans avoir égard à choses dites ou alléguées par la partie  Montet, fait main levée à celle d’Eyguière de l’opposition dont il s’agit

En conséquence ordonne qu’il sera procédé par l’officier public de la Commune de Saint Geyrac à la célébration du mariage dont il s’agit, dépens compensés

Signatures

Dufraisse Procureur

Dujarric Gréffier

sans succès!!!

Marie Thérèse peut se marier avec Léonard BRACHET (17761856), fils de Pierre (Antoine) BRACHET et de Marie BUISSON (BOUYSSOU) le 21 février 1811 à Saint-Geyrac (Dordogne). Léonard a 34 ans, il est veuf depuis 2 ans et 1 mois, et Marie Hélène Françoise Elisabet Marthe (Marie Thérèse Marthe) a 35 ans.

        Marie Hélène Françoise Elisabet Marthe (Marie Thérèse Marthe) a de son union avec Léonard :

                a) Georges BRACHET.

                Il est né le 12 septembre 1811 à Saint-Geyrac (Dordogne). Il est décédé le 14 novembre 1891 au Bugue (Dordogne), à l’âge de 80 ans.

                Il est le fils légitime de Léonard, âgé de 35 ans, et de Marie Hélène Françoise Elisabet Marthe (Marie Thérèse Marthe), âgée de 36 ans, qui précèdent.

                Marié sur le tard avec Marie ROUGIER, il meurt sans descendant.

                b) Jeanne BRACHET.

                Elle est née le 29 avril 1813 à Saint-Geyrac (Dordogne). Elle est décédée le 22 décembre suivant dans la même localité, à l’âge de 7 mois.

                Elle est la fille légitime de Léonard, âgé de 36 ans, et de Marie Hélène Françoise Elisabet Marthe (Marie Thérèse Marthe), âgée de 38 ans, qui précèdent.

        4) Victor César DE PUCH de GORSE, auteur de la BRANCHE CADETTE

Acte de vente du château  de Monferrier par Jacqueline Delpy de Saint Geyrac

à Léonard Lacombe

Archives de la Dordogne 3E 17724

Sources

Archives Départementales de la Dordogne, de la Gironde, du Lot et Garonne, du Puy de Dôme….

Léo Drouyn et le canton de Pujols, volumes 15 et 16

Vieilles demeures de Périgueux, Jean Secret

Archives Nationales, Base Léonore

 Généanet

Armorial de la Noblesse du Périgord –Alfred de Froidefond de Boulazac

Le Périgord des « nobles  bourgeois du XVIIIe siècle ».  Gontran du Mas de Bourboux

Histoire des Bacalan du XV au XX siècle – Maurice Campagne

 BNF -Gallica

Archives privées

3 réflexions sur “Delpy de Saint Geyrac

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